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Partenariat FESPACO-Festival de Louxor : Mariage au bord du Nil

L’Egypte est le pays invité d’honneur de la 24e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) qui se tiendra du 28 février au 7 mars prochains avec pour thème : «Cinéma africain : production et diffusion à l’ère du numérique». Une délégation burkinabè conduite par le secrétaire général (SG) du ministère de la Culture et du Tourisme, Désiré Ouédraogo, y a séjourné du 31 janvier au 4 février 2015 dans le cadre d’une conférence conjointe avec le festival du film africain de Louxor (LAFF). Un protocole de coopération et de jumelage entre les deux festivals a été signé à cette occasion le 2 février 2015 au centre Hanager pour les arts du Caire.

 

A chaque édition, a rappelé d’entrée de jeu le délégué général (DG) du FESPACO, Ardiouma Soma, les projecteurs sont braqués sur un pays africain. Pour la 24e cuvée de la fête du 7e art, le choix a été porté sur la république arabe d’Egypte comme pays invité d’honneur. L’Egypte, a-t-il souligné, est un grand pays de cinéma qui domine les écrans du monde arabe et du Moyen-Orient. L’industrie du cinéma et de l’audiovisuel en Egypte, à son avis, est un exemple. Le pays a signé des conventions de coopération culturelle avec beaucoup de pays africains. De nombreux jeunes du continent y reçoivent des formations assez avancées dans le domaine du cinéma. Avec le Burkina, des échanges se développent. Au cours du séjour au Caire, ils se sont matérialisés par la signature d’un protocole de coopération et de jumelage entre le FESPACO et le festival du film africain de Louxor. Foi du DG, le festival de Ouagadougou est une plateforme, un espace de discussion autour du développement du 7e art et de l’audiovisuel africains. Les responsables du FESPACO ont voulu, pour l’édition de cette année, que les professionnels du cinéma égyptiens puissent être à Ouagadougou pour rencontrer leurs confrères des autres pays africains pour discuter et renforcer la coopération afin qu’ils puissent se servir, se nourrir de l’exemple de l’Egypte pour le développement de l’industrie du cinéma et de l’audiovisuel dans leurs états respectifs.

 

Renforcer les relations culturelles entre le Burkina et l’Egypte

 

C’est bien la première fois dans l’histoire du FESPACO que l’Egypte est pays invité d’honneur. Il participera donc à ce titre avec différents films. C’est avec un grand plaisir que le festival de Louxor du film africain, a indiqué son président Sayed Fouad, prendra activement part à la 24e édition du FESPACO. Le protocole de coopération et de jumelage signé entre le festival de Ouagadougou et celui de Louxor, selon lui, permettra à l’Egypte d’apporter au FESPACO une assistance en techniciens et autres acteurs du cinéma. Des ateliers seront aussi organisés pour présenter des réalisations burkinabè dans le domaine du 7e art au Caire et dans d’autres provinces du pays des pharaons. En retour, le FESPACO pourra à chaque édition de la biennale proposer des films égyptiens en sélection officielle.

L’ancien Premier ministre égyptien, par ailleurs président du conseil d’administration du LAFF, Essam Charraff, a dit sa satisfaction d’être témoin du mariage entre le FESPACO et le festival de Louxor. Pour lui, le FESPACO est un très important festival en Afrique et dans le monde. Il figure de ce fait en bonne place sur la carte des grands festivals internationaux. Celui de Louxor existe seulement il y a quatre ans mais connaît déjà une évolution assez rapide. Le protocole signé avec le FESPACO, a-t-il affirmé, permettra de renforcer les relations culturelles entre les deux festivals, partant entre le Burkina Faso et l’Egypte. La coopération culturelle est, selon lui, le meilleur moyen de développer aussi des relations politiques entre les deux Etats. Ils participent ainsi à une nouvelle mondialisation moins cruelle et agressive. En somme, une mondialisation qui permet aux peuples de profiter de leurs richesses.

 

Poser de nouveaux jalons du cinéma africain

 

Le gouverneur de Louxor, le général Tarek Saad Eddin, a souligné le soutien de sa circonscription administrative au LAFF du point de vue logistique, à travers notamment la mise à disposition de salles de projection, de sites et de guides touristiques.

L’ambassadeur de Burkina Faso au Caire, le Dr Gnama Henri Bacyé, tout en saluant l’initiative d’organiser une conférence de presse au pays des pharaons pour une meilleure diffusion des grands axes de la 24e édition du FESPACO, a relevé la ferme volonté des autorités burkinabè de créer les conditions d’un partage d’expériences et de coopération Sud-Sud dans le domaine culturel. En faisant le déplacement au Caire, la délégation générale du FESPACO, a-t-il ajouté, décline les nobles ambitions du festival de promouvoir et d’entretenir des relations solides de partenariat avec le LAFF. Cela marque aussi la qualité des relations d’amitié, de fraternité et de coopération qui existent entre le Burkina et l’Egypte. Son souhait est alors que ce passage au Caire serve de partenariat dynamique entre les deux festivals. Le FESPACO a su demeurer la vitrine du cinéma africain. Pour la 24e fois, Ouagadougou accueillera la crème des réalisateurs du continent pour poser de nouveaux jalons du cinéma africain mais aussi échanger sur les problèmes du métier et proposer des axes de solution. L’occasion sera encore donnée au grand public de découvrir les productions cinématographiques africaines. Le FESPACO, a soutenu le diplomate, est à la fois une compétition saine, une émulation entre les films africains et une tribune de promotion de l’excellence. Le thème de l’édition prochaine, selon lui, cadre avec son temps et vient opportunément rappeler aux acteurs les atouts et les occasions qu’offre le numérique dans le cinéma. La survie et la place du 7e art africain sur l’échiquier cinématographique mondial dépendra de la capacité des acteurs à s’approprier cette technologie. L’ambassade du Burkina au Caire s’engage à déployer tous les moyens en son pouvoir pour accompagner les cinéastes, les hommes de médias qui voudraient faire le voyage de la capitale burkinabè.

 

La programmation passe intégralement au numérique

 

Chef de délégation, le secrétaire général du ministère de la Culture et du Tourisme, Désiré Ouédraogo, a donné les grandes lignes de ce que sera le FESPACO 2015. On peut alors retenir que sur plus de 600 films inscrits, 133 ont été retenus, dont 86 pour la compétition officielle. La répartition par catégorie donne 20 films pour la compétition en long-métrage, 22 films pour le court-métrage, 20 films pour le documentaire, 9 films pour les séries TV et 15 films pour les films des écoles africaines de cinéma. Les cinéphiles pourront aussi voir une quarantaine de films africains et du monde hors compétition. Innovation majeure pour le 24e FESPACO, a précisé le SG, la prise en compte des réalisateurs de la diaspora dans la compétition dans la catégorie long-métrage. Le jury de cette catégorie sera présidé par Kwaw Ansah, réalisateur et producteur du Ghana voisin. Comme à chaque édition, un colloque en rapport avec le thème sera organisé. Il est aussi à noter que cette année la programmation passe intégralement au numérique. Engagement est pris par le gouvernement vis-à-vis des cinéastes pour un festival qui les met sur le devant de la scène. Sujet également évoqué par Désiré Ouédraogo, la maladie à virus Ebola qui sévit en Afrique de l’Ouest et qui a failli faire annuler le rendez-vous de Ouagadougou. Sur la question, le SG a rassuré son auditoire, le Conseil des ministres ayant instruit les chefs des départements ministériels concernés par la tenue du festival de renforcer la campagne de prévention contre la maladie qui connaît d’ailleurs une nette régression et a même été déclarée par l’OMS maîtrisée au Mali.

 

Evariste Ouédraogo

De retour du Caire

 

Zoom sur le LAFF

 

Le festival du film africain de Louxor est établi et organisé par l’institut des jeunes artistes indépendants. Sa 1re édition date de 2011 et sa 4e cuvée aura lieu du 16 au 21 mars 2015 à Louxor. Pour la troisième année consécutive un atelier sera animé par le grand cinéaste éthiopien Hailé Gerima à l’intention de 25 jeunes réalisateurs. Ceux-ci produiront des courts-métrages lors de l’atelier, films qui seront projetés à la clôture du festival. Le LAFF est sponsorisé par Independent Shabab Fondation (ISF), une organisation à but non lucratif. Le festival a accueilli à la troisième édition la grande star américaine Danny Glover et a donné à voir 110 films provenant de 41 pays africains. Le Burkina Faso, pays invité d’honneur, y sera avec deux longs-métrage : «Eva» et «L’œil du Cyclone».

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