Logo
Imprimer cette page

Elucubrations power !

Elucubrations power !

Yé !, mon cher Yé ! Je vais te confier une mission. Tu vas dire à monsieur Kanzim, le maestro, tu vas lui dire de ne plus m’appeler monsieur Toégui. Avec tout le respect que je lui dois. Je ne suis pas monsieur Toégui, je suis Toégui.

 

Monsieur Toégui, monsieur Toégui… Est-ce que le maître donne du monsieur Kôrô-Yamyélé à Yamyélé ? Est-ce qu’il a jamais dit monsieur Loiseau-de-Minerve ?

Autre chose mon cher Yé ! Je t’apprends que le truc est de retour et plus méchant qu’avant. Quel truc ? Comment quel truc ! ? Je te dis le truc et tu me demandes quel truc ? Espèce de bourricot. Tu veux que je prononce le nom du truc ? Voilà, l’alzheimer. Il est relà. En fait, il ne m’avait jamais lâché.

De retour de la Rue Ousmane Sibiri, j’entre au salon et je vois Mme Toégui devant la télé. Elle me dit : « Passe moi ton portable, je vais appeler. Le mien est en charge ». Je lui tends mon téléphone et je continue dans ma chambre où aussitôt l’envie me prend de téléphoner. Hé hé ! Je mis ma chambre sens dessus dessous à la recherche  de mon appareil avant de me rappeler que je l’avais remis à ma femme. Elucu authentique.

Les Mochichis ont renversé mon visage par terre. En révélant mardi passé qu’on avait fait main basse sur le Square Yennenga, je voulais susciter la colère des Mochichis. Je m’attendais à ce qu’ils manifestent avec force leur indignation avec à l’appui des sit-in, des marches. Vous vous imaginez ?  Des milliers de marcheurs Mochichis à la tête desquels il y aurait des Bonnets Rouges, bonnet rouge sur la tête. Et je vous assure que sans attendre la répétition d’une telle manifestation, le « qui de droit » qui a ordonné l’expropriation du Square Yennenga ordonnera vite fait l’appropriation du Square Yennenga. On ne badine pas avec l’Epopée des Mossés. Mais de sit-in et de marche en avez-vous aperçu ? Pas du tout. J’aurais mieux fait de fermer ma gueule. Le Square Yennenga, les Mossé s’en foutent comme de leur première calebassée de ranmoigha. C’est comme si j’avais crié « …Y a du bon babenda… ».

Je repasse chaque jour au Square Yennenga. Vous direz sans doute que je suis plus Mochichi que le Mochichi suprême mais je n’arrive pas à me remettre du désastre que j’ai constaté  au Square Yennenga. En tout cas, chers Mochichis, votre Princesse, elle n’a plus fière allure. Visiblement, elle en a gros sur le cœur et elle a bien raison. En l’ayant dépossédée de son Square on l’a réduite à sa plus simple expression. Je l’ai observée de très près et j’ai comme l’impression qu’elle pleure la nuit. Pauvre Princesse ! Je crois même qu’elle fait la grève de la faim. L’arc est là, la lance est là menaçante, les flèches sont là en quantité dans le carquois… mais la Princesse n’est plus ce qu’elle était.

Il y a 3 dimanches consécutifs de cela après le JT de la TNB il y a une séquence du Pub qui passe. Une Pub spéciale. Je dirai même une Pub XXLL aux frais de la Loterie nationale burkinabè. De Paris où il était allé avec ses collaborateurs pour assister au « Grand Prix d’Afrique » une course hippique organisée annuellement par le PMU français, le Directeur général du PMUB nous a fait savoir qu’il y a un hippodrome en chantier à Komsilga et que dans peu de temps ils vont organiser des courses hippiques locales.

Je suis tombé des nues. Ils n’avaient donc pas renoncé à ce projet vieux de plus de quinze ans, les gens de la LONAB ? De grâce ! De grâce ! Faut faire pardon ! Abandonnez donc cette idée. Organiser des courses hippiques dans notre pays c’est une opération indubitablement vouée à l’échec. Sans aucun doute. Echec, comme l’a été le « sixté » qui voulait imiter le quinté. Echec, comme l’a été le Loto. Echec comme bien d’autres jeux organisés par la Nationale des jeux et qui ont fait un flop. Avec de tels échecs à répétition, il y a longtemps que n’importe quelle autre entreprise aurait déclaré faillite. La spécificité de la LONAB, c’est qu’elle ne peut pas tomber en faillite parce que jouissant d’un monopole donc ne prenant aucun risque. Chaque jour que Dieu fait, il lui suffit d’attendre la fin d’une course pour que les vendeuses lui apportent du gombo dans un gros sac. Il ne reste seulement qu’à compter l’argent, à prendre sa part et à laisser la portion congrue aux parieurs. Mais allons au fait.

Des courses hippiques ne peuvent pas prospérer dans notre pays pour la simple raison que nous n’avons pas assez de chevaux chez nous. Ça vous paraîtra bébête ce que je dis mais c’est pourtant la principale raison. Pour faire des courses rentables, il faut des courses attractives. Et pour que les courses soient attractives, il faut des milliers de chevaux. Pas quelques chevaux qui se contentent de manger du foin mais des chevaux élevés pour la course. La course au galop, la course au trot, la course d’obstacles. En outre et surtout, il ne suffit pas d’avoir un seul hippodrome. Il faut au moins cent hippodromes c’est-à-dire un hippodrome dans chaque commune. Sinon, avec le nombre de chevaux que nous avons et avec un seul hippodrome à Komsilga, au bout d’un mois de courses les meilleurs chevaux et les meilleurs jockeys seront connus des parieurs. A chaque épreuve ce sont toujours  les mêmes favoris qui vont l’emporter. Il n’y aura plus de suspense. Les gagnants seront très nombreux et les gains insignifiants.

Restons avec le PMUB. J’ai  surpris une conversation de turfistes. L’un d’entre eux disait qu’il fallait faire revenir Blaise parce qu’avec Blaise lui il gagnait au PMU.

Voilà voilà voilà… Encore lui. Le Toégui qui dit être contre l’organisation de courses  de chevaux au  Burkina. Il est comme ça. Un emmerdeur qui est contre tout ordre établi. Il dit être contre  le suffrage universel. Il dit être contre le vote des Burkinabè de l’extérieur. Il dit être contre la 5e République.  Mais noooon ! Je ne suis contre rien. Ou alors je ne me suis pas fait comprendre. Le suffrage universel est le mode de scrutin le plus démocratique mais à condition que le vote ne se déroule pas dans un pays à haute intensité d’analphabétisme et de pauvreté. Le Burkina a-t-il beaucoup d’analphabètes ?  A-t-il beaucoup de pauvres ?

Le vote des Burkinabè de l’extérieur ? Je ne suis pas contre. Je suis même pour. Mais je dis que l’organisation d’un tel vote n’est pas une mince affaire et que la plus belle République ne peut donner  que ce qu’elle a. Persister pour faire ce vote coûte que coûte ce serait faire un vote qui n’aura de vote que le nom.

Et le Président Newton Ahmed Barry n’a-t-il pas dit que  pour ce vote il faudra multiplier le budget de la CENI par 7 ?  Hum !!!

A propos, je n’ai pas très bien compris la réponse du Président de la CENI  lorsque à sa rencontre avec les OSC la question lui a été posée de savoir si nos compatriotes voteront en 2020. Il a dit «Je ne suis pas devin pour le savoir».

C’est ce qu’il a dit ? C’est vraiment ce qu’il a dit ? Si c’est ce qu’il a dit, je suis renforcé dans ma conviction et je me répète, le vote des Burkinabè de l’extérieur n’est pas une mince affaire. Je n’en dirai pas plus.

Le Président  de la CENI a également fait savoir aux OSC que pour le choix des circonscriptions électorales, les propositions ont été inspirées du Mali et du Sénégal. C’est très bien. Mais la CENI aurait pu également s’inspirer du Canada.  Les citoyens Canadiens qui ont passé 3 ans à l’extérieur sans interruption sont interdits de vote.

On m’a accusé à tort de beaucoup d’autres choses. Par contre, lorsque le Président Roch Marc Christian Kaboré avait affirmé que la limitation du mandat présidentiel est anti-démocratique j’étais du même avis . Mais je le disais tout bas et en off.

Comment dit-on ? On dit «Les uns les autres» ou bien «les autres les uns» ?

Avec la campagne présidentielle, l’actualité en France donne parfois à se marrer. Vous avez suivi les piques que se lancent les autres et les uns ?

C’est  François Fillon qui a tiré le premier. Alors que Nicolas Sarkozy était empêtré dans des démêlés judiciaires au point d’être mis en examen, Fillon, candidat de la Droite, demanda à son auditoire au cours d’un meeting :

- Vous vous imaginez le Général De Gaulle mis en examen ?

La vengeance se mangeant froid voilà qu’également François Fillon fait la une de la presse de la mauvaise manière, et menacé  d’être mis en examen à son tour pour des histoires d’emplois fictifs. Nicolas Sarkozy saisit l’occasion au vol et demanda à un auditoire :

-  Et qu’est-ce qu’il en pense, le Général De Gaulle ?

Faisant le parallèle avec ce qui se  passe en France, lorsqu’on aperçoit un ancien CDR rouler en V8 et habiter une R+2 on a envie de poser cette question :

- Et qu’est-ce qu’il en pense, le Capitaine Sankara ?

This is élucubrations power…

See you next Tuesday. Elucubrations more and more.

 

Charles Guibo

Commentaires   

0 #4 Kanzim 21-02-2017 14:47
M Toégui : message reçu 5 sur 5, par Yé, lequel me recommande de rester coi et stoïque dans l’utilisation de l’acception Monsieur que je ponctue à votre appellation, ou évocation. Par solidarité entre 3 W.lobs, qu’il vous plaise de ne point me tenir rigueur de vous affubler du « label » Monsieur. En ce qui concerne l’hippodrome de Komsilga, la LONAB me fait penser au proverbe de chez nous qui dit que « quand on félicite un enfant parce qu’il cultive bien, il met du zèle en confondant le mil aux mauvaises herbes. Et quand on continue de le féliciter, il finit par couper les orteils de son père qui cultive à côté de lui ». Il suffira à la LONAB de lire bien ce que vous avez dit de cet hippodrome, pour nous éviter le ridicule qu’elle a déjà commis, en voulant faire courir des canassons burkinabè. L’affaire du saure Yennenga est une honte pour l’Histoire, l’art et le tourisme du Burkina. Une honte pour les gardiens de la tradition, et les jeunes qui ne prennent pas leurs responsabilités face au désir intéressé des cupides de transférer aux futures générations, du béton plutôt que du paysage évocateur de ce qu’ils sont par ce qu’ont été leurs devanciers, comme Yennenga. Enfin, le Président de la CENI est allé trop loin, en répondant à un confrère qu’il « n’est pas un devin ». Pour être président de la CENI on lui pas demandé de donner la preuve qu’il n’a de pouvoir de devin, mais plutôt des capacités de d’imagination, de création et de pro-action. Et c’est ça, c’est le minimum pour tout manager. Sa réplique est une pilule plus difficile ce à avaler que l’expression désormais célèbre « on s’en fout ». Et tout ceci me fait penser au célèbre humoriste Abasse de la Côte d’Ivoire qui dit ceci : « s’il n’est pas fou, c’est qu’il s’en fout ».
Citer
0 #3 yé ! 21-02-2017 13:24
Monsieur Toégui, veuillez bien nous servir next tuesday des élucubrations en lieu et place de ce je-ne-sais-quoi .
Monsieur Toegui, pour ce qui de l'hippodrome de Komsilga, ne vous en faites pas, vous ne serez pas le seul à y courir. A défaut de chevaux, on a des mulets qui vous tiendront tête convenablement. Si le foin brut vous rebute, on y ajoutera un peu plusde sel gemme...

Alzeihmer mon oeil oui ! Pourquoi est-ce de la chambre vous vouliez appeler ? Une pagbnaba attendait sans doute cet appel depuis quelque temps n'est-ce pas ? Et vous avez compris que des choses pouvaient se gater.. Ca c'est pas alzeihmer, c'est panique générale.

Monsieur Toegui, si Monsieur Kanzim change sa façon de faire, il ne serait plus Monsieur Kanzim. Donc il n'arretera pas de vous sur-evaluer. Point barre !
Citer
0 #2 LoiseauDeMinerve 21-02-2017 10:40
Mon cher Toé Guy, Guy TOÉ ou Toégui, c'est assurément même chose pareil, je crois que KAZIM avoue ici te traiter avec condescendance. Il serait de la fratrie de la princesse, mythe fondateur du YELKAYE. Alors Monsieur Toégui pour dire sans le dire, insinuer que Toégui n'a pas la lignée royale. N'est-ce Excellence KAZIM .?
Citer
0 #1 Neilson 21-02-2017 10:24
Toéguy, ah mon Toéguy ! Tu as raison pour ce qui est du square Yennenga, mais il faut toi-même reconnaitre qu’entre deux maux, il faut choisir le moindre. Tu as vu ce que sont ou deviennent nos espaces verts, ronds points et autres lieux de villégiature qui ne sont ni occupés ni surveillés ? Hé bien, des repères de bandits et autres drogués sans oublier les prostituées qui en font un « camp bordel » à ciel ouvert et les enfants de la « rue »( comme si la rue pouvait faire des enfants), transforment très vite ces endroits en dortoirs (et c’était le cas du square yennenga)! Si tu vas un jour vers Ouaga 2000 tôt le matin entre 6 et 7h30, il faut regarder au niveau du grand rond point de la patte d’oie, tu y verras des gosses entassés et le plus marrant c’est que cet endroit est situé en face de deux commissariats, police nationale et police municipale ! Ce qui ne veut pas dire qu’il faut VENDRE ces endroits, ça, JAMAIS ! Je pense que le « propriétaire » qui aménage le square Yennenga aura la présence d’esprit de nous doter d’une statue géante de notre princesse sur son étalon en bronze ?!
Pour ce qui est de l’hippodrome de Komsilga, la LONAB n’a qu’arrêter ça vite car c’est un chantier juste pour bouffer nos sous simplement parce qu’on à vu l’exemple des courses hippiques de Hamdalaye ici !
Votera, votera pas, je trouve l’exemple Canadien très bien car, quand on reste longtemps coupé des réalités de son pays d’origine, on prend souvent ses rêves pour la réalité ; le Burkina d’aujourd’hui ne peut pas faire voter tous ses ressortissants de part le monde ; ils sont partout et souvent en nombre très réduit et mieux, dans des zones ou des pays où le Burkina n’a pas de représentation ; alors on fait quoi dans ce cas ?!
Citer

Ajouter un Commentaire

Recopiez le code dans la cage au bas du formulaire avant d'enregistrer votre message. Merci!

Code de sécurité
Rafraîchir

© 2011-2014 - Observateur Paalga - Tous droits réservés I Conception: CVP Sarl.