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Concours international oratoire : Aube nouvelle porte haut la voix du Burkina

L’Université Saint-Joseph de Beyrouth (Liban), en partenariat avec le Club libanais de débat et l’Agence universitaire de la francophonie (AUF), a organisé le championnat international de débat francophone du 12 au 18 mars derniers. 2e édition du genre, ce concours vise à développer le leadership à travers la communication, la démocratie, à travers des sujets variés. Et c’est sur le thème « ce gouvernement s’engage à protéger par tous les moyens ses anciennes colonies »que le débat a porté. Le premier prix du concours a été présenté aux membres de l’Administration et aux élèves de l’Université Aube nouvelle (U-AUBEN) dans la matinée du mardi 21 mars 2017 à Ouagadougou.

 

L’aptitude oratoire est un art en ce sens qu’elle propose une dimension esthétique du discours, et parce qu’elle requiert l’apprentissage d’une méthode et donc d’une technique. En effet, l’art oratoire, c’est l’art de convaincre, de maîtriser sa pensée dans l’action, d’émouvoir par la parole et il n’est pas inné, il s’apprend.

La deuxième édition du concours oratoire international de la francophonie à Beyrouth au Liban a connu la participation du Burkina Faso. Le pays était représenté par des étudiantes de l’Université Aube Nouvelle (U-AUBEN) à savoir, Eldaa Ragnimwendé Koama, étudiante en master I, informatique et gestion et Salamata Nah Traoré en maters II, droit des affaires international. Le choix de ces deux étudiantes n’est pas fortuit, car elles ont été respectivement meilleures oratrices des branches anglophone et francophone en 2015 dans la sous-région. Les candidats venus d’horizon divers, étaient au nombre de 80, et c’est sur le thème « ce gouvernement s’engage à protéger par tous les moyens ses anciennes colonies » que le débat oratoire a porté ; chaque candidat devait convaincre les membres du jury comme dans un débat parlementaire.

Comme disait Cicéron, « on naît poète, on devient orateur » et c’est le cas de la lauréate Salimata Nah Traoré, étudiante à l’Université Aube nouvelle de Bobo-Dioulasso. Elle a affirmé que pour arriver à un tel niveau, il lui a fallu une bonne préparation. « C’est depuis le lycée que j’ai commencé à m’exercer sans pour autant avoir une idée de compétition mais pour exprimer ce que je pensais. Et quand j’ai eu l’information sur le championnat oratoire international je m’y suis intéressée », a-t-elle expliqué.

Par ailleurs, Salamata Nah Traoré avait participé à bien des débats sur les plans national et sous-régional où elle s’est illustrée de la plus belle des manières. Elle a aussi souligné l’appui inestimable de l’Administration qui a mis toutes les ressources nécessaires à leur disposition afin d’engranger de bon résultats. Quant à Eldaa Ragnimwendé Koama, elle a su tirer son épingle du jeu pour se positionner à la 9e place du classement général. Pour le commissaire général des débats oratoire, Wendyam Thomas d’Aquin Ouédraogo, l’instance qui préside le championnat national des débats et d’art oratoire du Burkina a dit qu’il essaye de faire du débat une culture dans les milieux scolaire et universitaire.

Le directeur administratif général de l’U-AUBEN/Ouaga, Faustin Gnoumou, a dit que l’établissement a toujours recherché l’excellence.

Les étudiantes l’ont confirmé en revenant avec des prix d’excellence, car elles ont donné le meilleur d’elles-mêmes parmi les 80 débateurs. Pour lui, c’est toute l’Administration qui est honorée à travers cette distinction et ils seront toujours prêts à accompagner les bonnes volontés qui veulent exceller. Avant de présenter le prix à l’Administration et aux élèves, les lauréates ont été reçues par sa Majesté le Moogh Naaba, qui leur a prodigué des conseils pour aller de l’avant. Car au-delà de la compétition, c’est un atout qui peut servir dans la vie et dans plusieurs domaines.

 

Félicité Zongo

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