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Forum mondial de l’eau : Le Burkina dans le courant

Depuis hier 20 décembre 2011, les acteurs de l’eau au Burkina boivent à la même calebasse sur le site du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou. Accorder leurs violons avant d’embarquer dans le navire du Forum mondial de l’eau battant pavillon Marseille 2012, c’est l’objectif de ces assises de 72 heures sous l’égide du ministère de l’Agriculture et de l’Hydraulique.

Du 12 au 17 mars 2012, Marseille accueillera la 6e édition du Forum mondial de l’eau. Ce rendez-vous dédié à l’or bleu s’articulera autour de plusieurs priorités parmi lesquelles : garantir l’accès à l’eau à tous et le droit à l’eau ; améliorer l’accès et l’assainissement intégré pour tous ; protéger les populations et les économies des risques liés à l’eau ; contribuer à la sécurité alimentaire par un usage optimal de l’eau... C’est dans cette perspective que le Burkina, à l’instar de six autres pays de la sous-région, consacre depuis hier 20 décembre des assises aux enjeux de l’eau et de l’assainissement.

Etablir un bilan partagé du secteur de l’eau et de l’assainissement ; identifier les solutions concrètes et innovantes (intégrant les dimensions politique, juridique, financière, opérationnelle…) fondées sur l’expérience ou sur l’expertise pour progresser ; formuler les messages-clés et élaborer la stratégie de participation du Burkina au Forum mondial de l’eau de 2012 ; tels sont les objectifs de ce forum national déclinés à la cérémonie d’ouverture des travaux. Plus de 5 millions et 10 millions de Burkinabè n’ont pas un accès adéquat respectivement aux systèmes d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement, selon des statistiques de 2010 relevées par le maire de Ouagadougou. Aussi a-t-il salué, au nom des collectivités territoriales, la tenue de cette rencontre sur l’eau potable dont «l’accès est un sérieux défi tant nos communes sont préoccupées par les besoins de l’agriculture, de l’industrie, de l’élevage et de l’environnement».

Simon Compaoré a souhaité plus d’accompagnement des communes de la part du gouvernement et de ses partenaires pour «la maîtrise d’ouvrage et la professionnalisation de la gestion des systèmes d’eau et d’assainissement» ; ce qui permettra à la décentralisation, de son point de vue, «de se consolider et de jouer efficacement son rôle d’orchestre du développement endogène».


Le parrain de l’Initiative «A l’Eau l’Afrique, A l’eau le monde», soutenue par Eau Vive, Gaston Kaboré, a réaffirmé sa disponibilité à œuvrer, en tant que cinéaste, aux côtés d’autres artistes de renom tels que Baaba Maal, le groupe Touré Kounda (les frères Touré), Irène Tassembedo…, pour que la voix du Burkina et de l’Afrique ne soit pas inaudible à Marseille en mars 2012. Ils se serviront, a soutenu l’Etalon de Yennenga, de l’image, de la musique, du théâtre-forum et de bien d’autres spectacles pour préserver l’eau, source de vie et de santé pour les générations futures.

Pour lui, notre monde a une fin programmée, mais il nous appartient d’œuvrer à retarder cette apocalypse pour sauver la planète. Un message qui vaut son pesant d’or quand on sait que, comme l’a dit le ministre de l’Agriculture et de l’Hydraulique, Laurent Sedogo, «si des mesures énergiques ne sont pas prises et mises en œuvre, 40% au moins des habitants de la Terre seront durement touchés par des difficultés d’approvisionnement en eau douce d’ici 2025, au regard de l’inadéquation entre la forte croissance de la population et celle des économies dans les pays du Sud». L’équilibre entre l’offre et la demande en eau douce constitue donc, a-t-il dit, un défi majeur à relever. Le ministre a également étalé les initiatives développées par le Burkina avec le soutien de ses partenaires, notamment depuis 1998 avec la mise en place d’un processus pour une Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE).

L’ambassadeur du Danemark, chef de file des partenaires techniques et financiers du secteur eau-assainissement, représenté à cette cérémonie par sa première conseillère, Ulla Naesby Tawiah, a interpellé l’assemblée sur la question de la valorisation de l’eau pour le développement du Burkina et la décentralisation de l’approvisionnement en eau potable et assainissement. Le lac Bam, autour duquel seraient installées environ 12 000 motopompes pour le maraîchage, lui a servi d’exemple pour à la fois saluer le dynamisme et inviter les participants «à réfléchir sur les effets à long terme de ce pompage intensif».

Selon une étude, si la tendance actuelle continuait, le plus grand lac naturel du Burkina risquerait de disparaître dans 50 ans avec bien sûr des conséquences tant sur l’environnement que sur la sécurité alimentaire. Face à une telle situation, les PTF estiment qu’il est plus qu’impératif «de chercher une meilleure piste pour le développement économique du pays que celle basée sur une surexploitation des ressources en eau…limitées en quantité». Telle est, selon elle, une stratégie innovante pour un développement économique durable et partant une transition vers une économie verte, qu’il faut intégrer dans la mise en œuvre de la SCADD.

Hamidou Ouédraogo

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