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Yémen : Ali Abdallah Saleh progressivement hors jeu ?

Depuis l’évacuation du président yéménite à Ryad, par suite de la violente attaque qui prit son palais pour cible, le 3 juin dernier, on aura noté un chassé-croisé de communiqués officiels émanant des autorités yéménites et dont le but évident aura été de minimiser la gravité de l’état de santé d’Ali Abdallah Saleh.

 

On a, d’abord, fait état de «blessures légères» dont  souffrirait le président contesté ; et pour faire crédible, juste quelques heures après son arrivée à Ryad, l’intéressé  lui-même se serait prononcé sur la question sur la voix des ondes. Quelques heures plus tard, les autorités yéménites auront vite fait d’annoncer que l’illustre blessé est sorti de l’unité des soins intensifs, qu’il a été transféré dans une suite royale d’un hôpital militaire  toujours à Ryad et que son retour au bercail était prévu pour moins de deux semaines.

Puis un peu plus tard, on jugea l’état de santé de Saleh stable tout en prenant le soin de préciser que le président attendait de subir une «opération esthétique», histoire sans doute de lui embellir le portrait.

On aura noté le souci manifeste de maintenir bien présentes, dans les têtes des Yéménites, ces deux informations bien capitales : primo, le président est bel et bien vivant ; secundo, l’homme reviendra à coup sûr au Yémen. Dans l’espoir que tout le monde (insurgés compris) comprendra que Saleh est en passe de retrouver les rênes de ce pouvoir qu’il dut momentanément lâcher.

Il y a bien sûr cette vaste opération menée avec l’acharnement que l’on voit, dans le but que l’on sait. Mais il se peut que les choses ne se passent pas exactement de la façon que voudraient le faire croire les autorités yéménites. A présent, d’autres sources d’information font état de nouvelles plus alarmantes à propos toujours de l’état de santé du président yéménite : Ali Abdallah Saleh aurait été blessé non seulement au cou mais aussi à la tête et au thorax. De plus, il serait brûlé  à 40%. Enfin, l’équipe médicale soignante aurait choisi de le plonger dans un coma artificiel, histoire de lui éviter le désagrément de certaines douleurs inévitables.

Si ça se trouve, le président yéménite n’est pas au bout de ses peines et le délai de deux semaines accordé pour son retour au pays risque, à tout le moins, de ne pas tenir. On comprend le souci des autorités du pays de donner l’impression que tout va bien pour Saleh, c’est de bonne guerre. Mais une chose est sûre : les insurgés, qui voient dans cet exil sanitaire un coup de pouce de la providence, s’attendent à tout sauf à un come back de celui qu’ils ont depuis longtemps choisi de vomir.

Et d’ailleurs, eux qui ont eu le courage de s’opposer à un homme valide au pouvoir et qui réprimait à tour de bras, ce serait étonnant que, maintenant, ils consentent au retour d’un dictateur désormais grabataire. Ils l’ont d’ailleurs manifesté sans ambages, puisqu’ils se déclarent favorables à ce que le vice-président, Mansour Hadi, prenne la relève du président.

On l’aura compris : pour les insurgés du pays, le problème yéménite a un nom : Ali Abdallah Saleh. Reste à savoir si ce dernier l’entendra de cette oreille et s’il acceptera d’en tirer les conséquences qui s’imposent. Si oui, cette crise qui dure de longues semaines et qui a fait le nombre de victimes que l’on sait s’apaisera.

Sinon, la tension s’exacerbera, montera de plusieurs crans, car elle mettra aux prises deux camps bien résolus à en découdre. Et alors, il faudra se résoudre désormais au décompte macabre de nouvelles victimes et de nouveaux cadavres.

Jean Claude Kongo

Dernière modification lejeudi, 09 juin 2011 22:11

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