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Ticket gagnant au Sénégal : Wade veut assurer ses arrières

Décidément, le président sénégalais, Me Abdoulaye Wade, ne manque pas d'idées : sa dernière en date notamment après son échec à faire élire son fils conseiller municipal pour l'imposer démocratiquement maire de Dakar ?

 

Eh bien, c'est son projet de loi, déjà adopté en conseil des ministres, mais attendant encore l'assentiment du Parlement, d'instauration du système du ticket gagnant, c'est-à-dire l'élection plus seulement du président de la République mais aussi de son vice-président au suffrage universel, comme aux Etats-Unis.

Si certains en sont encore à chercher, comme une aiguille dans une botte de foin, ce que cette énième waderie de Wade pourrait magiquement apporter au Sénégal en matière d'avancée de l'Etat de droit démocratique, d'autres y lisent un retour en force de la velléité de succession dynastique de Wade père par Wade fils, c'est-à-dire Karim.

Et du coup, revoilà en surface la polémique qu'avait suscitée au Sénégal la présentation de Karim Wade à Obama par Sarkozy lors du récent sommet des Etats les plus riches de ce monde ; l'opposition sénégalaise n'y avait-elle pas déjà vu l'adoubement par Paris du projet wadien de légation du pouvoir à son fils ?

De deux donc ; et comme, dit-on, il n'y a jamais deux sans rois, attendons de voir qui sera sur le ticket avec Wade, disons plutôt avec Abdoulaye, car à la présidentielle sénégalaise à venir, ce pourrait bien être leurs prénoms qui permettront de distinguer un présidentiable de son vice-président putatif.

Alors, de simple soupçon de velléité de succession à la Eyadéma, à la Duvalier, à la Assad, tous de mauvais exemples, on sera passé à la volonté affichée de dévolution héréditaire du pouvoir. Comme quoi les meilleurs opposants deviennent souvent les pires dirigeants.

Et ce n'est pas tout, car si, pour avoir échoué à se faire élire au point G Karim a été bombardé ministre d'Etat, ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et, enfin, de l'Energie au lieu d'avoir été entendu par au moins une commission d'enquête parlementaire à défaut d'un juge d'instruction pour sa gestion des 432 milliards de francs CFA de l'Anoci, en cas d'échec du ticket Wade à la future présidentielle, c'est le PDS qui prendra les commandes de l'Etat ; qu'il demande au PS s'il est facile de les reprendre après les avoir perdues.

 

Ahl-Assane Rouamba

Dernière modification ledimanche, 19 juin 2011 21:50

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