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Pas de liberté provisoire pour Simone Gbagbo : La soupe à la grimace comme menu de Noël Spécial

Simone Gbagbo, Pascal Affi N’Guessan, Michel Gbagbo, Gilbert Aké N’Bo... ne passeront donc pas Noël avec leurs familles comme ils en caressaient le secret espoir.
En effet, la chambre d’accusation de la Cour d’appel du Tribunal d’Abidjan a rejeté hier la demande de mise en liberté provisoire qui avait été introduite par les avocats des anciens dignitaires du Gbagboland.

 

On imagine la déception énorme qui peut être la leur et celle de leurs parents, une déception d’autant plus grande que dans ces dossiers, la politique n’est jamais très loin quoi qu’en disent les autorités ivoiriennes, certains s’étaient laissé convaincre que plus que les arguments de droit, l’environnement sociopolitique allait plaider en leur faveur.


L’audience d’hier intervenait, ne l’oublions pas 21 jours après le transfèrement de Laurent Koudou Gbagbo à la Cour pénale internationale (CPI) de la Haye où il doit deviser avec un certain Charles Taylor et un autre nommé Jean-Pierre Bemba. Elle avait également lieu après le boycott des récentes législatives par le Front populaire ivoirien (l’ancien parti au pouvoir), qui posait comme préalable à sa participation l’élargissement de ses membres détenus dans diverses prisons ivoiriennes suite à la défaite politico-militaire de leur camp.

Un bol d’air pour Simone et les siens auraient donc contribué à décrisper énormément une atmosphère davantage alourdie par les tirs de roquette à Grand-Lahou pendant la campagne électorale (trois morts) et surtout par les récentes tueries de Vavoua des populations civiles par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire.

Peut-être l’Exécutif ivoirien qui a toujours soutenu, la main sur le code de procédure pénale, que ces affaires seraient traitées d’un strict point de vue judiciaire, n’a-t-il pas levé le moindre  doigt pour panser les bleus à l’âme de Simone Gbagbo qui continuera donc de croupir dans son lieu de détention d’Odienné où en lieu et place de la dinde de Noël qu’elle n’allait pas manquer de déguster si elle était toujours au palais présidentiel de Cocody, c’est la soupe à la grimace qu’elle aura au menu. De quoi la faire se morfondre davantage, elle qu’on dit déjà au bord de la dépression.


En fait pour les ADOlâtres, liberté provisoire ou pas, l’ancienne passionaria de la politique ivoirienne doit s’estimer heureuse car, disent-ils, la place d’une femme étant la proximité de son mari, elle devrait partager la cellule hollandaise de son cher Laurent. Après tout, soutiennent même ceux qui sont parfois enclins à voter des circonstances atténuantes pour Gbagbo, tous les malheurs de la Côte d’Ivoire viennent de Simone qui aurait tout fait pour que son mari ne lâche pas prise.


Par Ouédraogo Adama Damiss

Dernière modification lejeudi, 22 décembre 2011 09:22

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