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Partis politiques : Fièvre de "congressiste" aiguë Spécial

Le moins que l'on puisse dire,  c'est que c'est actuellement le printemps des congrès des partis et formations politiques bien qu'on ne soit pourtant qu'au mois de janvier, c'est-à-dire à plus de dix mois des élections couplées législatives et municipales.

Sommée par le ministère de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité (MATDS) de régulariser leur situation avant le 1er février 2012, la faune politique est comme soudain frappée par une épizootie de "congressiste" aiguë.

Congrès ordinaire par ci, congrès statutaire par là, c'est le branle-bas des grand-messes dans les chapelles politiques. Mais pourquoi attendre que l'Exécutif tape du poing sur la table pour convoquer une instance qui est  normalement inscrite dans les statuts et règlement intérieur des organisations politiques ?

C'est la preuve, si besoin en était encore, que la plupart du temps certains partis n'ont d'existence que de nom. Et ayons le courage de le reconnaître, c'est la presse qui, bien souvent, contribue à donner à pas mal d'entre eux l'illusion de l'existence. Mais cet état de fait ne saurait être le seul apanage des organisations, qui ont en principe pour but la conquête du pouvoir suprême.

Force est de reconnaître qu'au-delà des partis politiques, il y a aussi cette illégalité dans laquelle baignent bon nombre d'organisations de la société civile telles que les associations, les syndicats, les organisations de défense de la presse et tutti quanti : pas de réunions, pas d'activités, pas d'assemblées générales, encore moins de congrès, si ce n'est les agitations et les prêchi-prêcha de leurs premiers responsables.

Ça ne fait pas sérieux ! Surtout quand on veut s'ériger en donneurs de leçons comme le font souvent les syndicats et les partis politiques d'opposition. Quoi qu'on puisse en dire, le parti au pouvoir au moins tient régulièrement des instances. Et il faut lui en savoir gré, même s'il dispose de tous les moyens pour cela.

Cette situation d'irrégularité n'est donc pas saine, car pour organiser un congrès, on n'a quand même pas besoin de moyens particuliers. Pas même besoin d'attendre le financement des partis politiques, qui ne peut être d'ailleurs conséquent que si l'on assainit le ficher des partis et formations politiques du Pays des hommes intègres, dont la prolifération exponentielle depuis 1991 n'en finit pas de donner le tournis aux Burkinabè.

Au point que le MATDS a fini par donner un coup de pied dans la fourmilière. En atteste sa communication orale faite au Conseil des ministres du mercredi 14 décembre 2011. Ainsi notre pays compterait de nos jours 165 partis dont une centaine n'est plus à jour au regard des dispositions   de la charte des partis politiques au Burkina.

Une chose est sûre, 165 partis politiques n'égalent pas 165 projets de société. Aussi faut-il espérer qu'à partir du 1er février 2012, le lanterneau politique burkinabè sera désormais éclairé par des partis digne de ce nom et dont l'objectif réel sera la conquête du pouvoir. Et ce, d'autant plus que se profile à l'horizon le challenge des élections couplées de 2012.

La Rédaction

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