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Présidentielle en Côte d’Ivoire : Les deux candidats phares sur la ligne de départ

Et voilà ! La course à la présidentielle en Côte d’Ivoire peut commencer, après que les deux candidats phares se sont déclarés. En effet, une semaine jour pour jour après Alassane Ouattara, Pascal Affi N’Guessan a été officiellement investi candidat à la présidentielle d’octobre prochain par le Front populaire ivoirien (FPI), le parti de Laurent Gbagbo.

 

C’est devant une foule compacte rassemblée sur l’esplanade du palais de la Culture de Treichville que le principal challenger du président sortant a prononcé ses premières paroles de candidat : «Je peux dire sans fausse modestie que j’ai l’expérience nécessaire», a-t-il déclaré sans ambages, lui qui, durant des années, a assumé les fonctions de Premier ministre de Gbagbo. En tout cas, bien décidé à faire valoir ses arguments face au favori des sondages et candidat à sa propre succession, c’est un Pascal Affi N’Guessan sûr de lui et de sa base qui s’est jeté à l’eau.

Il aura maille à partir avec un sérieux adversaire crédité d’un bon bilan économique marqué par une croissance annuelle de 9%, mais critiqué pour les faibles avancées de la justice durant son mandat. Une justice des vainqueurs que ses détracteurs de l’opposition et de la société civile n’ont eu de cesse de dénoncer. C’est sans doute conscient de cette faiblesse de son bilan que l’actuel locataire du palais de Cocody a tenu à rassurer ses compatriotes quant à ses intentions pour la prochaine présidentielle. «Je me suis engagé pour que cette échéance soit libre, ouverte, transparente et démocratique», a en effet déclaré le président candidat à sa propre succession lors de son adresse à la nation à la veille du 55e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire. Pour lui, «toutes les conditions sont réunies pour des élections équitables, justes dans un climat apaisé». C’est le moins que l’on puisse espérer à quelques mois d’un scrutin considéré comme crucial pour la stabilisation du pays après la crise postélectorale de 2010-2011, épilogue sanglant d’une autre crise, politico-militaire celle-là. On se souvient, en effet, que lors de la précédente présidentielle, plus de 3 000 Ivoiriens avaient perdu la vie dans le déferlement de violence consécutif au refus de Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire de son adversaire d’alors, Alassane Ouattara.

Aujourd’hui à la fin de son mandat, il a face à lui un concurrent qui ne veut pas s’en laisser compter. En effet, Pascal Affi N’Guessan ne projette rien de moins que la victoire au second, si ce n’est tout simplement au premier tour. «Nous ambitionnons de battre M. Ouattara dès le premier tour si possible, à défaut, au deuxième tour en rassemblant toute l’opposition». Vaste programme pour le chef d’un parti qui, il n’y a pas si longtemps, était englué dans une véritable guerre de succession entre les anciens et les modernes : d’un côté, une aile dure fédérée autour de la personne du président fondateur, Laurent Gbagbo, hôte malgré lui de la CPI depuis 2011 ; et de l’autre, les partisans d’une autre forme de continuité. Vaste programme en effet pour Affi N’Guessan qui, bien qu’ayant eu le dernier mot sur ses contempteurs de l’aile dure, devra d’abord réduire les nombreuses fractures provoquées par les querelles intestines avant d’espérer rassembler l’opposition autour du seul candidat du FPI. Il a du pain sur la planche en attendant le rendez-vous du 25 octobre prochain, date du premier tour.

 

La Rédaction

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