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Nord-Mali : La partition ne saurait être une solution Spécial

L’homme s’appelle Hassane Ag Mehdy ; un colonel de l’armée malienne dont le surnom révèle aisément le surnom : Jimmy, le rebelle ; dans l’édition de l’Observateur Paalga du mercredi 8 février, il s’exprime avec aisance sur la rébellion touarègue, dont il affirme volontiers qu’il est un des fers de lance.

Primo, on se demandera d’abord si Jimmy, pour disert qu’il soit, a reçu quitus des autorités burkinabè pour se prononcer de manière si alerte sur une question des plus sensibles de l’heure ; quel que soit le statut dont il bénéficie – réfugié politique ou exilé territorial – le devoir de réserve s’applique à lui ; et lorsqu’il est violé, ça peut provoquer d’inutiles brouilles entre les deux pays, le Mali et le Burkina Faso, le premier accusant le second d’être la base de repli de ceux qui troublent la quiétude à l’intérieur de son territoire.

Secundo, à supposer que Jimmy le Rebelle parle au nom de ses amis, les affirmations qu’il avance sont, pour certaines, hautement discutables, pour d’autres plutôt légères ; et, en tout état de cause, toutes réunies, elles ne méritent pas de conduire à la partition irrémédiable de la nation malienne. Le Nord-Mali «représente les 2/3 du territoire avec un million de km2», reconnaît Jimmy.

Plutôt que de nier en bloc que des efforts ont été faits par l’Etat pour développer cette partie du pays, la raison commande d’accepter que le développement intégral d’une si vaste étendue est comme  un véritable gouffre à milliards. Sans compter qu’ATT, pour ne parler que de lui, très objectivement, s’est régulièrement montré conciliant à l’égard des rebelles, leur a toujours prêté une oreille attentive, à tel point qu’il a, par moments, irrité ceux qui pensaient que les hommes bleus ne méritaient pas qu’on exauce illico presto jusqu’au moindre de leurs caprices.

Il se retrouve aujourd’hui dans la posture frustrante du bienfaiteur qui se fait payer en monnaie de singe.
Tertio, pour le dire tout net, la partition du pays que réclament les Touaregs s’apparente plus à une fausse solution qu’à une mesure idoine qui réconcilie et fédère toutes les composantes de la nation malienne. A l’évidence, les hommes bleus du désert disposent de l’argument de la récente séparation Soudan-Sud/Soudan.

Mais personne n’irait sérieusement comparer un Mali démocratique ou l’alternance, à plusieurs reprises, fonctionna à merveille, à ce Soudan dont El Béchir a volontairement fait un pays d’autocratie qui produisit les fruits que l’on sait.

Il convient enfin de s’interroger sur la mutation constatée dans les revendications des Touaregs : comment est-on passé de revendications socio-économiques à l’exigence d’une partition territoriale ? Mystère et boule gomme. Tout comme d’ailleurs la provenance de l’armement lourd et des finances dont dispose la branche armée de la rébellion touarègue ; au regard des «exploits» accomplis, on commence à se demander si la piste des mercenaires jadis aux côtés du Guide est la seule qui explique tout. Alors, devins, à vos boules de cristal !

 

Par Jean Claude Kongo

Dernière modification lejeudi, 09 février 2012 21:50

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