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Présidentielle sénégalaise : Le plus dur reste à venir Spécial

Hier 26 février 2012, 5,3 millions de Sénégalais devaient départager dans les 11 000 bureaux de vote les 14 candidats à la course à la présidence, dont le chef de l'Etat sortant, Me Abdoulaye Wade. Sans anticiper sur les résultats de ce scrutin "dangereux", officieusement, de nombreux politologues donnent "Gorgui" grand favori :

- d'abord, même si le crédit du pape du "Sopi" (changement en wolf) s'est érodé au fil de ses waderies, l'homme ne manque pas de créances politiques. L'octogénaire à la démarche d'un dalaï Lama noir a toujours son entregent et les moyens. Il est pratiquement le seul à cette présidentielle de 2012 à avoir sillonné toutes les régions du Sénégal.

Alors que le conglomérat hétéroclite le M23 se claquemurait dans Dakar, pour ne pas dire à la place de l'indépendance, et se contentait du "Tout sauf Wade" comme programme politique, l'enfant de Kebémer déroulait, lui, ce qu'il compte réaliser lors de ce 3e mandat, s'il est réélu.

On comprend d'ailleurs cette posture de l'opposition, qui a fait sienne cette maxime qui dit que "qui tient le centre tient la périphérie". Encore qu'en politique, cette théorie soit battue en brèche, puisque les centres notamment les capitales, contestataires notoires parce qu'ils sont des  concentrés d'intellos, ne votent pas ou très peu.

Dakar risque d'ailleurs de confirmer ce constat, car le taux d'abstention pourrait y être très élevé à ce scrutin ;

- ensuite l'opposition, émiettée, s'est convaincue que si Wade s'est représenté à cette présidentielle, c'est  qu'il est sûr de gagner ! Naturellement lorsqu'on brigue la magistrature suprême, à fortiori lorsqu'on est président-candidat, on y va avec l'espoir de gagner. L'opposition est-elle certaine de perdre ? En tout cas, elle ne cesse de faire entendre une sorte de chronique d'une victoire annoncée de Wade.

- Comment oublier le "Ndiguel" (consigne) du guide des "Thiantacounes", le puissant et ombrageux Cheick Bethio Thioune, qui a invité les quelque 3 millions de Talibés se réclamant du guide de "Touba Ndiouroul" (sa résidence de Mermez) à voter Wade ?

- Enfin, en se rendant au Sénégal pour observer l'élection, l'UE, l'UA et les USA, bref la communauté internationale qui avait pratiquement intimé l'ordre à Wade de se retirer, ne peuvent qu'accepter les résultats qui seront issus de ces urnes, puisqu'ils y sont pour traquer la moindre incartade.

Attention ! Pour autant, celui qui est le grand favori à ce vote pourrait également passer à la postériorité comme celui qui mit la démocratie sénégalaise sous l'éteignoir.

Car même lézardée, si l'opposition parvenait à ballotter Wade, elle pourrait faire mouche au second tour, ce qui pourrait aussi être source de déflagration générale.

Wade devrait se rappeler l'attitude d'Abdou Diouf  qui, en 2000, face à certains de ses collaborateurs qui lui conseillaient de se déclarer vainqueur alors qu'il avait perdu, a refusé de se livrer à cette farce. Son comportement avait permit à Wade et au peuple sénégalais de goûter aux fruits de l'alternance. En ces temps troubles, Wade devrait avoir cette idée ancrée en tête et ne pas être tenté par un passage de force, lequel pourrait faire sombrer le pays dans le chaos.

Le Sénégal amorce des lendemains incertains, que seuls un sursaut collectif et le vouloir-vivre ensemble, cher à toute vraie Nation, pourraient circonscrire. Le plus dur reste à venir.

 

Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana

Dernière modification ledimanche, 26 février 2012 19:34

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