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Déclaration des biens de Macky Sall : Attention à l'effet papillon ! Spécial

Celui que les Sénégalais ont oint le 25 mars 2012 a déclaré ses biens mobiliers et immobiliers ; une première, sauf erreur ou omission, puisque la loi ne l'y contraint pas et que ses devanciers ne l'ont pas fait. On se rappelle seulement qu'en mars 2010, Kalifa Sall, le nouveau maire de Dakar, avait fait de même pour montrer que la bonne gouvernance et la transparence lui tenaient à cœur. Le président Macky Sall a-t-il cédé, de guerre lasse, à la rumeur et aux écrits de certains journaux, qui faisaient étant de l'énormité de ses biens ?

A Dakar en effet, le Canard "Siweul" avait beaucoup caqueté au sujet des biens immobiliers aux USA de l'enfant de Fathick devenu président. Puis "Le Pays", dont le dirpub, Cheick Diallo, est très introduit dans le milieu politique, s'est voulu plus précis sur ces biens : Macky Sall posséderait, au dire de ce confrère, deux maisons, une au Canada et une autre en Amérique. Celle aux USA se trouverait plus précisément à Houston, comporterait plusieurs appartements, et son coût s'élèverait à 130 millions de F CFA.

Sans doute, cette polémique de Dame Rumeur a joué, mais le nouveau président a voulu aussi marquer la rupture avec ses prédécesseurs, en déclarant ses biens devant le Conseil constitutionnel.

Selon donc l'intéressé, qui s'est confié aux 5 sages, et dont la déclaration a été publiée dans le Journal officiel, il posséderait plusieurs villas à Dakar et forcément aux Almadies, où le prix du m2 oscille entre 300 et 500 000 F CFA, ainsi que sur la très huppée île Saly Portugal sur la petite côte, plus un appartement de 300 m2 à Houston aux USA. La valeur monétaire totale de ses biens immobiliers serait de 1,3 milliard de F CFA.

Le 4e président sénégalais a déclaré avoir aussi plusieurs comptes bancaires et 35 véhicules "servant aux activités politiques" de l'APR-Yakarr, sa formation politique.

Chapeau bas au n°1 sénégalais, qui vient d'instaurer là une pratique à l'avenue Léopold-Sédar Senghor, dont on espère qu'elle sera perpétuée par ses successeurs. C'est un gage de confiance.

Une question turlupine cependant ses compatriotes et, dit-on, gêne aux entournures certains proches : celle de savoir la provenance de tous ces biens.

Macky Sall est resté 9 ans au total au gouvernement et à l'Assemblée nationale, mais beaucoup estiment que c'est entre 2002 et 2007 qu'il a amassé son trésor de guerre.

Il n'est d'ailleurs pas le seul à avoir une fortune, la plupart des opposants sénégalais ayant fait des allers-retours au pouvoir et donc pu étoffer leur portefeuille.

Idrissa Seck, qui a goûté aux réalités de la prison de Rebeus pour avoir trempé sans doute les babines dans les chantiers de Thiès, avait déclaré que "jusqu'à l'extinction du système solaire, nul ne pourra démontrer qu'il a volé des milliards".

Macky Sall, désormais chef d'Etat devra, lui, prouver qu'il a gagné honnêtement tout ce pactole, sinon il pourrait être victime de l'effet papillon, cette chaîne d'événements qui partent d'un simple battement d'ailes d'insecte au Japon pour se muer en ouragan.

En un mot, il pourrait tomber sous le coup de  la loi relative à ces fameux biens mal acquis (BMA), ce qui serait malheureux pour un président en début de mandat.

 

Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana

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