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Libération du Nord-Mali : La révolte du pagne Spécial

Depuis le mardi 17 janvier 2012, la rébellion touarègue au Mali a repris du service. On se souvient que, depuis une cinquantaine d’années, le pays du président Modibo Kéita tente vainement d’anéantir cette hydre identitaire sans jamais y parvenir.

C’est, semble-t-il, face à la nonchalance manifeste du  président Amadou Toumani Touré à combattre les rebelles, pour ne pas dire sa complicité avec les hommes bleus venus du Nord, que le capitaine Amadou Haya Sanogo et ses hommes se sont emparés du pouvoir d’Etat le matin du 22 mars 2012. Depuis, le tonitruant capitaine n’a pas daigné quitter son bunker de Kati pour mener une lutte sans merci aux conquérants venus des dunes de sable.

Et depuis lors aussi, hormis les palabres dans les salons feutrés de la capitale malienne et les concertations sans lendemain, rien sous le ciel malien, excepté le fait qu'AQMI, Ansar Dine et le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) confortent leurs positions sur le terrain. Mais les conserveront-elles encore longtemps ?

Si on se fiait seulement à l’armée malienne, qui n’a pas encore fini de solder ses comptes, faits de multiples  contradictions, et à la CEDEAO, qui cherche toujours un consensus en son sein et surtout des moyens d’action pour mieux agir, il est loisible de dire que  la rébellion  a encore de beaux jours devant elle. En effet, hormis  les sempiternelles mises en garde et autres palabres convenues entre diplomates, rien ne bouge à l’horizon, rien qui puisse émouvoir un islamiste ou un sécessionniste.

C’est dire que les hommes, civils comme en armes, au-delà des incantations, ont fait jusque-là profil bas dans une candeur poltronne. Et si les «mâles» se montrent incapables de bouter ces rebelles hors du territoire malien, place donc aux femmes et aux jeunes qui ne veulent pas tergiverser pendant longtemps.

Après donc Gao et Tombouctou, les femmes et les jeunes de Kidal sont montés au créneau avec l’intention de chasser le  binôme Ansar Dine - AQMI  de leur périmètre vital. Très remontés contre les agissements peu orthodoxes de ces islamistes aux lois restrictives qui tiennent la ville, les manifestants, dans une première étape, ont arboré des banderoles hostiles à ces envahisseurs.

Après les jeunes, ce sont les femmes qui ont noué leur pagne pour investir la ville de Kidal. En dépit des coups de cravache reçus, elles n'ont pas manqué de jeter des pierres sur les nouveaux maîtres de la zone. Et suprême affront  pour un islamiste digne de ce nom, l’autre moitié du ciel, en furie, a tombé le voile, violant la loi de ces fous de Dieu instituant depuis deux mois  le port obligatoire du voile.

Après le ras-le-bol manifesté par les jeunes et les femmes et la fin de l’entente cordiale entre Ansar Dine et le MNLA, l’espoir de libérer le Nord-Mali semble se préciser : le ver est dans le fruit des envahisseurs.

Boureima Diallo

 

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