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Crise en Libye : Le Maghreb en état d’alerte

Après six semaines de combats acharnés, l’aéroport de Tripoli est tombé comme un fruit mur entre les mains des miliciens islamistes de Misrata.

Une épine supplémentaire dans le pied de l’Etat Libyen, ou plutôt de ce qu’il en reste, car plus qu’une infrastructure économique, la nouvelle prise des combattants islamistes constitue un pilier stratégique.

 

Une victoire sans précédent qui plombe davantage les efforts des nouvelles autorités, lesquelles tentent vainement de sortir le pays du chaos généralisé.

Et avec la prise de l’aéroport de Tripoli par les islamistes, c’est tout le Maghreb qui tremble de peur que le brasier Libyen n’enflamme toute la région. C’est pourquoi, depuis hier lundi, les ministres des Affaires étrangères des pays voisins sont réunis au Caire pour un examen approfondi des voies susceptibles d’aider la Libye à sortir d’une crise qui menace la paix et la stabilité de toute une région.

Cette peur de la contagion va bien au-delà des frontières Maghrébines, car le Soudan, le Tchad, le Niger et même des représentants de l’Union africaine ont fait le déplacement aux pieds des pyramides pour officiellement «chercher les moyens de renforcer la stabilité en Libye».

«Renforcer la stabilité» comme si, depuis la chute de son Guide, le pays n’avait jamais perdu le nord voire n’avait jamais retrouvé un semblant de stabilité en lieu et place de l’anarchie qui règne actuellement.

En réalité, la rencontre du Caire n’est ni plus ni moins qu’une tentative concertée pour juguler la crise et prévenir les contrecoups du chaos et du péril islamiste qui sévissent au pays de Kadhafi.

Et on ne risque pas de faire un mauvais procès aux Etats et organisations représentés à la rencontre pour se prémunir d’un éventuel effet domino.

Cette crainte est d’autant plus fondée qu’il y a eu un précédent. En effet, en 2011, alors que le régime Kadhafi vivait ses dernières semaines, des hordes de combattants lourdement armés et aguerris aux tactiques de la guerre asymétrique ont trouvé refuge au Nord-Mali. Et l’on sait ce qui advint par la suite.

Comme quoi, mieux vaut prévenir que guérir. Mais on est curieux de savoir de quels moyens disposeront ces pays et organisations pour traduire en actes concrets toutes les stratégies adoptées pour «renforcer la stabilité en Libye», car il n’est jamais trop tard pour bien faire.

 

H. Marie Ouédraogo

Dernière modification lelundi, 01 septembre 2014 12:00

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