Menu
TANGUI IMMOBILIER SARL
FLASH INFOS

Insurrection populaire : Un Noël de Transition

« C’est pas tous les jours Noël », vous en avez déjà entendu parler ?

Pour ceux qui ne le savaient pas, c’est là le titre d’un spectacle de la Compagnie Corossol. Un groupe comique français spécialisé dans le théâtre burlesque, la musique, la mime, le conte et le spectacle de clowns.

Demain 25 décembre 2014, les chrétiens du monde entier vont célébrer la fête de la Nativité, c’est-à-dire commémorer la naissance de Jésus de Nazareth.

 

La période allant de Noël au nouvel an est communément appelée « temps des fêtes ». Un moment de partage et de communion entre les hommes sans distinction de religion.

Cette année au Burkina, la naissance du petit Jésus se fera au forceps. En tous cas pour bien de Burkinabé qui accueilleront le fils de Marie la mâchoire serrée, la mine sépulcrale. Pour tous ces… le célèbre bébé nazaréen descendra du ciel avec des ennuis par milliers. Pour nombre de familles qui parvenaient tant bien que mal à inonder pour la circonstance les mômes de toutes sortes de cadeaux, à assurer mangeaille et beuverie, à dépenser sans compter, Noël 2104 aura un goût autrement plus amer. « C’est pas tous les jours Noël », admettra-t-on.

« Noël austère », « Noël au rabais », « Noël de la Transition » et même « Noël sous l’ère Zida », autant de caricatures pour pester contre une conjoncture défavorable.  

C’est que le contexte socioéconomique est passé par là.

En effet, au fur et à mesure que la fièvre insurrectionnelle retombe, ses effets induits, eux, remontent progressivement à la surface comme de la moutarde au nez.

Certes le bilan le plus affligeant est sans conteste ces nombreuses pertes en vie humaine. 24 au total, selon le rapport du comité ad hoc mis en place aux lendemains des chaudes journées des 30 et 31 octobre 2014 qui ont mis fin au régime de Blaise Compaoré. Sans compter les 625 blessés officiellement enregistrés.

Mais à ce drame humain s’ajoute le coût économique des « Quatre Glorieuses » qu’on ne saurait passer par pertes et profits.

Avec 14 cas d’atteinte à des biens publics et 260 à des biens privés (usines, hôtels, magasins, commerces…) on imagine aisément la hauteur de la facture sociale qui en résulte.

« Les destructions subies par un certain nombre de sociétés ont jeté à la rue près de 5000 travailleurs », se sont alarmé les syndicats, qui exigent que des mesures urgentes soient prises pour leur venir en aide. Si on multiplie ce chiffre par 7, voire même par 10, c’est-à-dire par le nombre de personnes qui dépendent directement du salaire d’un employé au Burkina, on n’a pas besoin d’avoir fait les sciences économiques pour s’apercevoir de l’étendue du drame social dans lequel sont plongées des familles entières. Pour toutes ces dernières, le « temps des fêtes », si vraiment elles le ressentent, aura un goût amer.

Et que dire des prévisions de croissance économique sans cesse revues à la baisse ?

En effet, selon le FMI, et avant lui le ministre de l’Economie et des Finances, Jean Gustave Sanon, 2015 s’annonce sous de sombres augures, même s’il convient de ne pas voir les choses en noir.

Initialement prévue à 7%, la projection pour l’année prochaine à été ramenée à 5%. Un fléchissement de 2 points qui valent leur pesant de conséquences sur l’état des finances publiques, même si, en dépit de la baisse de recettes à venir, le gouvernement de transition assure pouvoir faire face aux versements des salaires et des bourses, entre autres.

Au regard de ces difficultés macroéconomiques en perspective, chez les nouvelles autorités, l’esprit ne sera pas non plus à la fête. Même si ce n’est pas la dinde ou le vin mousseux qui viendront à manquer à Noël ou au réveillon de la Saint-Sylvestre.

Il va donc nous falloir serrer et resserrer la ceinture pour mieux affronter 2015, faire la fourmi aujourd’hui pour espérer jouer à la cigale demain.   A commencer d’abord par les dirigeants de la Transition qui doivent donner l’exemple.

Sur ce, joyeux Noël de transition, même si…

 

Alain Saint Robespierre

 

Dernière modification levendredi, 26 décembre 2014 08:17

Commentaires   

0 #1 Sacksida 24-12-2014 12:12
En cette fin d’année et de Transition de Noel, le moins qu’on puisse dire est que l’activisme de l’ex-président est tout a fait ridicule ! On apprend qu’après son séjour médical au Maroc, il parcourt certaines capital africaines pour chercher dit-on a déstabiliser ou en tout ce qui peut y ressembler le Burkina Faso. Vraiment, si c’est avéré c’est la preuve que monsieur rentrée frauduleusement et calamiteusement dans l’histoire du peuple burkinabé le 15 octobre 1987, n’aime pas le peuple burkinabé. Ce sont donc, ses intérêts et ceux de son clan qui l’intéresse et le préoccupe ! Dés lors on peut comprendre la suspension de ses partis CDP, ADF/RDA et la FEDPBC chevaux de Troie du Dictateur déchue ! Si après 27 ans de pouvoir sans partage, il est resté sourd aux cris du peuple burkinabé, celui-ci l’a contraint à la fuite le 31 octobre 2014. Même, les conseils des hommes de Dieu ne l’on pas ébranlé et le peuple burkinabé avec le soutien du Tout PUISSANT a mis fin à sa Tyrannie et il appartient aux autorités de la Transition d’ouvrir l’Œil et aux futurs autorités en 2015 de prendre les mesures idoines pour mettre hors d’état de nuire tous les adversaires du Grand peuple Burkinabé ! Car blaise compaoré et son clan, c’est bel et bien FINI ! Salut
Citer

Ajouter un Commentaire

Recopiez le code dans la cage au bas du formulaire avant d'enregistrer votre message. Merci!

Code de sécurité
Rafraîchir

Retour en haut