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Crise au FPI : Victoire d’étape pour Affi N’guessan

La bataille rangée qui oppose les partisans de Pascal Affi N’guessan à ceux de Laurent Gbagbo au sujet de la présidence du FPI a fini par prendre une tournure judiciaire. Et du coup tous les regards des observateurs de la scène politique sur les bords de la lagune Ebrié étaient braqués sur la Justice ivoirienne. Depuis hier lundi 29 décembre 2014, on connaît la suite de l’affaire : le juge a ordonné le “retrait” de la candidature de Laurent Gbagbo, qui a été “présentée sous forme de proposition de candidature émanant de tierces personnes”, et non sous forme de “demande manuscrite émanant et signée de lui”. L’argument du comité de contrôle – organe en charge des élections au FPI -, selon lequel les statuts du parti autorisent tout militant à “émettre une proposition de candidature” a donc été balayé par le juge.

 

Voilà donc Pascal Affi N’guessan qui marque ainsi une deuxième victoire d’étape puisqu’auparavant le 4e congrès du parti, initialement prévu du 11 au 13 décembre dernier, a été annulée suite à une requête introduite par les pro-Affi N’guessan. Cette nouvelle sentence  semble être une confirmation de la première. Mais ce n’est pas pour autant que le cessez-le-feu interviendra dans cette guerre civile politique qui mine depuis quelque temps le principal parti d’opposition de la Côte d’Ivoire. En effet les partisans de l’ancien président n’en démordent pas puisqu’ils viennent de faire appel en dénonçant “l’intrusion de l’Etat dans le fonctionnement du FPI et la décision de justice”.

L’appel étant suspensif, cela signifie que non seulement Affi N’guessan, qui a eu raison ne pourra pas faire prévaloir ses droits pour le moment, mais pire les activités du FPI restent gelées. On ne sait pas quand est-ce que le tribunal tranchera de nouveau et pour la dernière fois ce nœud gordien, mais à coup sûr, c’est l’ex-parti au pouvoir qui sortira non seulement affaibli de ces querelles intestines mais surtout accusera un retard dans cette course à la présidentielle de 2015. Comme nous l’avons écrit dans nos précédents éditos, tous ceux qui veulent que le FPI soient toujours dirigé de loin, c’est-à-dire à partir de la prison de la CPI où est écroué depuis 2011 Laurent Gbagbo, ne sont ni plus ni moins que des imposteurs, voire de véritables fossoyeurs de leur propre parti. A moins que ce ne soit là l’expression de quelque subterfuge visant à diriger le navire FPI par procuration. Mais s’il y a quelqu’un qui doit rire sous cape des misères du gbagoland, c’est bien Alassane Ouattara qui n’en demandait pas mieux. Car avec la possibilité d’une candidature du PDCI/RDA, malgré la décision unilatérale de son président, Henri Konan Bédié, de soutenir le chef de l’Etat sortant, 2015 s’annonce autrement plus compliquée pour ce dernier.

 

Abdou Karim Sawadogo

 

Dernière modification lesamedi, 03 janvier 2015 11:32

Commentaires   

0 #1 ka 30-12-2014 09:58
C’est de la bonne justice, car le même cas allait se produire au Burkina dont les responsables du CDP ont demandé pardon au peuple Burkinabé et voulaient par la suite réintroduire la candidature du président Blaise Compaoré qui n’a jamais démissionner du parti, et le pire selon nos lois, c’est que Blaise Compaoré est toujours président du Faso car il n’a pas terminé son mandat, il a simplement pris la fuite ainsi que le président de l’assemblée Nationale qui a la clé du pouvoir. Ce que je ne comprends pas les attitudes des responsables de ces deux partis, ’’’’’FPI et CDP’’’’’ c’est leur manque d’objectivité sans les deux ex-présidents. Comment voulez-vous qu’un peuple donne sa confiance a un fantôme ?
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