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Après le coup d’Etat manqué : Chasse à l’homme à Banjul

Quand Yahya promet de s’occuper de ses ennemis, on peut le croire sur parole, car c’est tout sauf une clause de style.

 

Or c’est ce qu’il a décidé hier mardi 6 janvier 2015 lors d’une réunion avec ses partisans une semaine après le coup d’Etat raté contre son pouvoir.

Alors qu’il était à Dubaï, des assaillants ont pris d’assaut son palais, la télé, la radio et les principaux accès à l’aéroport  avant d’être repoussés  par la sécurité présidentielle le 30 décembre 2014. 

Plusieurs membres du commando ont été tués avec l’arrivée en renfort de plusieurs troupes loyalistes.

Depuis cette date, c’est une véritable chasse à l’homme à Banjul. Une traque digne d’un film du réalisateur John Woo ou d’un roman du célébrissime Gérard de Villiers. 

Rue après rue, porte après porte, tous ceux qui sont soupçonnés d’avoir trempé dans ce putsch avorté sont pourchassés, arrêtés et embarqués vers des destinations inconnues.

Le ratissage se poursuit même au-delà de la Gambie avec l’arrestation d’un opposant au Sénégal et l’inculpation, aux Etats-Unis, de deux Américains d’origine gambienne pour «complot contre un gouvernement étranger en violation de la loi américaine».

On assiste donc à une véritable battue internationale pour débusquer dans le moindre trou tous ceux qui ont osé troubler la quiétude d’Ubu roi.  

Si même en temps ordinaire, Yahya Jammeh est réputé pour sa main particulièrement lourde, à quoi faut-il s’attendre les jours à venir ? A du sang et à des larmes. A un ballet de charrettes de condamnés à morts acheminés vers des poteaux d’exécution, ce à quoi sont habitués les Gambiens.

Il faut même craindre que dans sa folie autocratique, ce bouffon de chef d’Etat n’en profite pour se débarrasser d’opposants politiques et pourquoi pas pour opérer une purge dans son propre camp. 

Voici, hélas un jeune lieutenant arrivé au pouvoir à seulement 29 ans sous le sceau de l’espoir après un long règne de Dawda Jawara mais qui, au fil du temps, s’est mué en autocrate sanguinaire, transformant son pays en un véritable goulag à ciel ouvert. 

Comme si tout cela ne suffisait pas, et contre toute attente, l’homme au sabre et au chapelet (curieux mélange) s’est  autoproclamé guérisseur du Sida et chamane capable de vaincre la stérilité de ses compatriotes, pardon, de ses sujets.

Un bouffon jamais en retard de frasques mais dont les pitreries ne font plus rire ses pairs du syndicat des chefs d’Etat africains.

Combien de temps encore la Gambie va-t-elle devoir supporter les fredaines d’un homme dont le pouvoir constitue une véritable anomalie dans cette Afrique en marche vers des horizons plus démocratiques ?

 

Alain Saint Robespierre

Dernière modification lejeudi, 08 janvier 2015 09:00

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