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Tabankort : Après Kidal, l’autre cicatrice du Mali

Il n’y a pas si longtemps, nous nous demandions dans un de nos éditoriaux si Tabankort, jusque-là obscure cité de la région de Gao, n’était pas sur le point de devenir, à l’image de Kidal, le nouvel abcès de fixation de la crise malienne… On aurait voulu répondre à cette question par la négative, mais les semaines passent et il est de plus en plus évident que la localité, située en plein désert à mi-chemin entre Gao et Kidal, est désormais sur les traces de cette dernière.

 

En effet, il semblerait que les premiers morts de Tabankort sont tombés en mai 2014 peu de temps après la débâcle de l’armée malienne à Kidal. Mais ce qui alors s’apparentait à des violences intercommunautaires a pris une autre envergure au fil du temps avec de multiples échauffourées dont la cité a été le théâtre. Pas plus tard que le mercredi 28 janvier 2015, on signalait que des groupes armés, arabes et touaregs, pro-gouvernementaux, y avaient violemment attaqué une position des mouvements armés touaregs et arabes rebelles. Une semaine après, le 4 février, les protagonistes des deux camps ont encore fait parler la poudre, faisant des morts et de nombreux blessés de part et d’autre.

Ce regain de tension, si l’on peut encore l’appeler ainsi, a eu des répercussions bien loin de là, dans la capitale algérienne où le Comité de suivi et d’évaluation de la crise malienne est réuni en urgence depuis hier, alors que la reprise des pourparlers était prévue pour ce vendredi. On se demande dès lors si ce nouveau round pourra débuter dans les délais prévus par le calendrier des négociations, surtout quand on sait qu’à cette occasion un projet d’accord devrait être signé.

Doit-on craindre alors que ce nouvel abcès n’affecte durablement l’ensemble du processus de résolution pacifique de la crise ? Tous les regards sont certes tournés vers Alger mais quoi que nous réservent les échanges, il ne faudra pas perdre de vue que les véritables artisans de cette paix réclamée à cor et à cri par les différents protagonistes de la crise ne sont autres que les Maliens eux-mêmes, car même parfaite, une feuille de route a besoin d’être appliquée sur le terrain pour avoir une chance d’aboutir à une paix véritable.

 

Marie Ouédraogo

Dernière modification ledimanche, 08 février 2015 22:53

Commentaires   

+1 #2 Anta 06-02-2015 12:06
Nous avons notre abcès aussi:il s'appelle RSP;son chef s'appelle Diendéré et son bras politique est le CDP.Crevons l'abcès, chassons l'ENGEANCE et toutes ses oeuvres!
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+1 #1 vilajoie 06-02-2015 09:17
en voyez notre RSP (Régiment de sécurité du peuple) pour aider IBK à gérer son pays. La-bas il y'a beaucoup de revendications à faire.
ils mettront leur capacité en oeuvre. comme ils veulent utiliser des armes, voici une occasion en or.
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