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Lutte contre Boko Haram : Marche à Niamey, explosion à Biu

Ces événements se déroulent entre le lundi 16 et le mardi 17 février 2015 en Afrique. Nous sommes au Palais de Congrès de Yaoundé au Cameroun, où se tient le sommet extraordinaire du Conseil de paix et de sécurité (Copax) de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (Ceeac) avec un seul os au menu : Boko Haram. A cette «rencontre historique» aux allures de Conseil de guerre, les discours se confondent à ceux de chefs de troupes. «Il nous faut éradiquer Boko Haram», tonne le Camerounais Paul Biya.

 

Son voisin, le Tchadien Idriss Deby, lui, se la joue en stratège chinois : «Boko Haram doit savoir que la guerre est semblable au feu, lorsqu’elle se prolonge elle met en péril ceux qui l’ont provoquée». Conquise et haranguée, l’assemblée décide d’apporter une aide financière d’urgence de 50 milliards de Fcfa à ses «deux généraux» pour les «soutenir dans leurs engagements militaires actuels face aux défis sécuritaires que pose le mouvement armé Boko Haram».

Autre lieu, autre rassemblement. Cette fois, nous sommes dans les rues de Niamey au Niger où des milliers de personnes (100 000 selon certaines sources) ont rallié l’Assemblée nationale au rythme des slogans : «Notre armée est notre fierté » ou « Boko Haram est Haram (interdit)». Ainsi était louée l’action de l’armée nigérienne qui multiplie les exploits dans la lutte contre la nébuleuse terroriste dans l’extrême est du Niger, dans la région de Diffa et du lac Tchad et qui a procédé à des dizaines d’arrestations de personnes (plus de 160) soupçonnées de liens avec la secte dont Kaka Boura, un patron de cellules dormantes arrêté en plein Niamey. Et le chef suprême des armées nigériennes, Mahamoudou Issoufou himself, présent à l’accueil des marcheurs, ne manqua pas de prévenir : «Boko Haram nous a agressés, on n’attaque pas le Niger impunément, et Boko Haram l’a appris à ses dépens le 6 février dernier». Un tel rassemblement dans un pays à 99% musulman montre à quel point les populations sont excédées par les agissements de ces fous d’Allah à la barbe blanchie par la bêtise et la félonie.

Certes des manœuvres politiciennes ne sont jamais loin de telles réactions généralisées, car bien souvent les regroupements «spontanés» sous le prétexte d’union nationale ou de solidarité sont des soutiens déguisés aux pouvoirs en place surtout lorsque les manifs prennent des allures de campagne électorale comme ce fut le cas à Niamey.

Mais c’est le moindre mal surtout que le vrai mal est là et continue de gangréner inlassablement toute la sous-région. A tel point que l’on a l’impression que plus on sonne le tocsin contre Boko Haram plus le monstre démontre sa capacité de nuisance. La preuve : pendant qu’au Cameroun et au Niger l’on «s’armait» pour abattre la pieuvre islamiste, elle étendait ses tentacules au nord camerounais où des accrochages entre terroristes et militaires ont fait des morts du côté de l'armée camerounaise, 5, mais également dans ce qu’il est désormais convenu d’appeler sa chasse gardée : le Nigeria où onze personnes ont été tuées, hier dans la soirée, dans un nouvel attentat-suicide dans le village de Yamarkumi à 4 km de Biu dans l’Etat de Borno.

C’est dire si plus que jamais une action commune et concertée est nécessaire pour éteindre le feu islamiste, car c’est bien connu, pour triompher le mal n’a besoin que de l’inaction des gens bien.

 

Hyacinthe Sanou

Dernière modification lemercredi, 18 février 2015 08:02

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