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Accord intermaliens d’Alger : Les Touaregs persistent et … ne signent pas

Ainsi donc, le commando de médiateurs internationaux dépêchés hier mardi 17 mars 2015 à Kidal ne seront finalement pas parvenus à vaincre les réticences de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) à parapher le préaccord d’Alger du 1er mars. Document pourtant signé par le gouvernement de Bamako et les groupes armés qui lui sont favorables.

 

C’est dire que les hommes bleus sont restés sur leur chaise de fer, s’obstinant dans leur refus d’apposer la moindre goutte d’encre sur un texte jugé «insuffisant dans sa version actuelle».

D’où ce retour à Kidal aux fins de requérir l’avis sur la conduite à tenir. Mais l’assemblée générale de plus de 200 représentants, dont certains sont venus de pays voisins, n’aura pas permis de faire bouger les lignes. Rien non plus n’y fera avec l’arrivée en renfort des négociateurs internationaux pour convaincre la «base» de la nécessité d’autoriser ses mandataires à approuver le compromis d’Alger.

Mais c’était sans compter avec l’irrédentisme chevillé au corps des Azawadiens qui persistent et… ne signent pas. Ils n’en démordent pas sur leurs exigences originelles, source de la grave crise qui a abouti à la partition de fait du Mali.

En effet, alors qu’on croyait l’époque des revendications maximalistes révolue, voilà qu’elle semble poindre de plus belle. Le CMA ayant remis hier sur la table la question de la reconnaissance de l’Azawad sur fond d’exigences sécuritaires et politiques. Les leaders touaregs auraient voulu faire dans le dilatoire qu’ils ne s’y seraient pas pris autrement.

Mais à force de vouloir ruser avec cette communauté internationale qui se démène depuis comme un beau diable dans ces sables mouvants, ils courent le risque que les rounds de négociations se transforment en rounds de combat dont le vainqueur ne sera pas celui qui croit être le plus fort. Voilà donc le cycle des pourparlers d’Alger condamné à une nouvelle prolongation à l’issue incertaine.

On ne sait si l’argument de la recherche de l’adhésion de la base est sincère, mais c’est quand même étonnant que des mouvements rebelles, hier seulement alliés avec des groupes djihadistes auteurs des pires exactions comme les lapidations à mort, les amputations, les exécutions sommaires, les destructions de monuments veuillent jouer aux apprentis-démocraties en prétendant s’en remettre à la volonté populaire.

Pendant qu’ils y sont, pourquoi ne pas organiser un référendum sur le préaccord d’Alger ?

Mais restons dans leur logique de consultation de la base. Que les populations dont ils se réclament les représentants campent sur leur refus de cautionner le document, on peut le comprendre. Mais en tant que leaders n’est-ce pas leur rôle d’amener la troupe à faire les concessions nécessaires au nom de la paix et de l’intérêt général du Mali auquel ils disent appartenir ?

La volonté de la base d’accord, mais la volonté du sommet d’abord.

 

Alain Saint Robespierre

Dernière modification lemercredi, 18 mars 2015 07:54

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