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Projet d’accord d’Alger : Nouveau rendez-vous, nouvelles incertitudes

Projet d’accord d’Alger : Nouveau rendez-vous, nouvelles incertitudes

Finalement donc, les quatre jours mis à espérer le paraphe du projet d’accord d’Alger du 1er mars par la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) en prélude à sa signature finale avant fin avril n’auront servi à rien.

 

Pourtant le gouvernement malien et la CMA, sous l’égide de la médiation algérienne, étaient repartis à Alger pour, disait-on, présigner ledit accord, ce qui, à la longue, aurait pu permettre de solder les différends Nord/Sud, vieux de plusieurs décennies.

Même qu’on annonçait l’implosion de la partie touareg parce que, prétendaient encore certains qui faisaient des prophéties sans être des prophètes, le Haut-Conseil pour l’unité de l’Azawad, le Mouvement arabe de l’Azawad, etc., étaient prêts à parapher le projet d’accord.

Il est vrai qu’après 7 mois de tractations, les protagonistes étaient parvenus bon gré mal gré à un texte paraphé par Bamako et ses supplétifs du Nord, mais pas par le MNLA et Cie.

La CMA a dû approuver du bout des lèvres ce texte, car, dans la journée de vendredi, Alger avait convenu avec elle d’un texte qui prévoyait l’ouverture de discussions dans la perspective de la signature définitive de l’accord avant de se raviser, Bamako ayant refusé qu’on change quoi que soit au texte que lui a déjà paraphé.

Et le MNLA ayant à son tour exclu toute possibilité de paraphe dans ces conditions, il ne restait à Ramtane Lamamra, le ministre algérien des Affaires étrangères et médiateur dans les pourparlers, qu’à constater le blocage.

Avant même ces énièmes retrouvailles à Alger, pour ne rien arranger, sur le terrain il y a eu un regain de violence (attentat à Songo notamment), tant et si bien qu’on se demandait si ces dernières retrouvailles serviraient à quelque chose. On a la réponse à présent.

Le médiateur a donné un nouveau rendez-vous dans un mois, précisément le 15 mai prochain, pour espérer faire signer le fameux sésame qui ouvrirait la voie à la paix, pas pour renégocier l’accord sous peine de se mettre Bamako à dos.

C’est à se demander, encore une fois, à quoi pourrait bien servir ce petit mois qui nous sépare de la prochaine échéance, car derrière les dunes du Nord-Mali, on court après d’insaisissables mirages qu’on espère voir transformés en miracles.

Malgré les forces d’inertie, dont le MNLA, les narco-traficants, les djihadistes et les contrebandiers de toutes sortes, il faudra bien que cette fichue paix règne, car sans elle pas de développement.

 

Ahl-Assane Rouamba

Dernière modification lelundi, 20 avril 2015 07:57

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