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Mort de Mohamed Aly ag Wadoussène : Un trophée de choix pour Barkhane

Fin de parcours pour Mohamed Aly ag Wadoussène. Ce terroriste, haut responsable d’AQMI au Mali, a en effet trouvé la mort ce dimanche lors d’une opération des forces spéciales françaises au nord de Kidal. Un scalp de premier choix, car celui qui vient de prendre un aller simple pour les enfers était bien connu des services de sécurité maliens et français.

 

C'est en effet lui qui en novembre 2011 avait enlevé les Français Serge Lazarevic et Philipe Verdon. Arrêté une première fois à Gao quelques semaines après son forfait, il avait été placé sous mandat de dépôt à la maison centrale d'arrêt de Bamako pour terrorisme et prise d'otages. Il s’évadait en juin 2014 avec quelques compagnons, après avoir abattu un garde. Repris un mois plus tard, le fugitif sera finalement élargi en décembre dernier avec trois autres jihadistes, en échange de la libération de sa propre victime Serge Lazarevic. Ironie du sort ou plutôt comble de l’injustice pour une bonne partie de l’opinion publique malienne qui s’en était bruyamment émue.

En réponse le président Ibrahim Boubacar Keita avait assuré dans un français châtié que «celui-là qui a osé enlever un paisible citoyen français dans notre pays et tué un gardien de prison lors de sa brève évasion en juin 2014 ne pourrait jamais, jamais, être absous de ce fait, et à sa place j’eusse préféré mille fois qu’on me gardât en prison». Chose promise, chose due.

On comprend donc que le commandement français s’enorgueillisse d’un tel succès qui si on en croit son porte-parole fera date du fait que «cette nouvelle opération déstabilise la chaîne de commandement d'une katiba d'Aqmi et porte un nouveau coup dur aux groupes armés terroristes au Sahel».

On ne peut que s’en réjouir, de même que toutes les fois que des criminels de tous poils agissant sous le couvert de l’Islam sont envoyés ad patres, qui plus est lorsqu’il s’agit de gradés comme cela semble être le cas aujourd’hui. Mais en la matière, l’expérience a montré qu’il s’agit là d’un véritable travail de Sisyphe; car lorsqu’une des têtes est coupée, d’autres repoussent invariablement pour venger celle qui vient de rouler dans le sable. Un éternel recommencement donc, qui rend plus que jamais nécessaire la présence sur place et de manière durable, des forces onusiennes et françaises pour assurer le service après-vente des accords d’Alger fraîchement signés.

 

Marie Ouédraogo

Dernière modification lemercredi, 08 juillet 2015 12:29

Commentaires   

0 #2 Anta 08-07-2015 15:57
C'est çà qu'on appelle unité d'élite.Elle se prépare, elle rejoint l'ennemi dans son antre et le neutralise.Surt out, il faut que l'ennemi soit dangereux. Une unité d'élite ne perturbe pas des conseils de ministres, ne surgit pas dans des radios armée jusqu'aux dents pour traumatiser des journalistes sans défense, elle ne gâte pas non plus des munitions en tirant en l'air à tort et à travers, elle ne passe pas son temps à garder des gens qui ne sont pas menacés, encore moins des palais présidentiels lustrés. Une unité d'élite n'est pas un ramassis de gangsters à la gâchette facile.Vive les soldats d'élite français qui ont refuser de rester dans le confort de l’Élysée pour aller risquer leur vie dans le désert truffé de piège. Une unité d'élite, c'est pas la bouche, c'est l'action!
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0 #1 Anta 08-07-2015 08:07
Grille en enfer, que le terre te soit lourde et brûlante comme tu as brûlé le Mali et la sous région et que Iblis te soit favorable!
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