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Les élucubrations de Toégui : Article 37… échec et mat !

Les 92 de Halidou Ouédraogo ont pris d’assaut les 13 régions du Faso pour accomplir l’Acte 2 de leur mission. L’intendance a dû suivre abondamment. L’intendance ou peut-être la générosité de nos donateurs de PTF et d’ONG. Dieu le leur rendra. Au référendum nous saurons encore compter sur leur bon cœur.

 

Messieurs de la quintessence, je vous préviens que sur l’avant-projet de Constitution je ne fermerai pas ma gueule. Plus rien n’étant plus comme avant les Bantaaré ont aussi droit à la parole. Oui, moi Toégui, au jour d’aujourd’hui je ne sais pas combien coûte ni combien pèse une miche de pain mais je donnerai mon avis sur l’avant-projet de Constitution.

Moi Toégui, si on me demande qui est le chef des écologistes du Faso je ne saurais pas le dire mais je donnerai mon avis sur l’avant-projet de Constitution. Moi Toégui, je ne sais pas de quel secteur ni de quel arrondissement je suis mais je donnerai mon avis sur les travaux de la quintessence.

Ainsi, chers messieurs de la quintessence, vous tenez au verrouillage ou plutôt au sur-verrouillage de l’article 59 c’est-à-dire l’ex article 37 qui dit ceci : « Il est rééligible une seule fois. EN AUCUN CAS nul ne peut exercer plus de deux mandats de Président du Faso. » Voilà, je vais vous dire ou plutôt je vais vous redire, ce qui suit. Ce ‘’EN AUCUN CAS’’ dans l’article 59 me gêne quelque  peu.

Je sais, vous allez me dire que c’est dans un souci de verrouiller l’article en question parce que les Mochichis  disent depuis des siècles qu’on ne piétine pas deux fois le bakari d’un aveugle en référence aux évènements des 30 et 31 juin 2014. Et moi je vous dis que verrouiller pour verrouiller, dans l’avant-projet de Constitution en débat, il y a bien d’autres articles qui donnent matière à verrouiller. On peut même dire que dans l’avant-projet de Constitution, verrouillage pour verrouillage tout est verrouillable.

Verrouillage… verrouillage… En tout cas si vous voulez du verrouillage je peux vous en faire voir du verrouillage. Je m’y connais en verrouillage pensez-donc ! Je peux vous faire du verrouillage en un tour ou en  mille tours, au quart de tour. Alors dites-moi franchement, c’est du verrouillage qu’il vous faut ? Rien que ça ? Alors, pas de souci, verrouillons.

Verrouillons en chœur. Vous verrez comme c’est facile. Il suffit, pour chaque article de la Constitution  nécessitant un verrouillage de  former une phrase débutant par la sentence. « EN AUCUN CAS ». Facile, mais n’allez pas vous plaindre ensuite que vous êtes atteint de verrouillite. On y va.

Article 93 : « Le Parlement comprend une chambre unique dénommée « Assemblée nationale ».

Si on verrouille cet article 93 devient comme ceci : « Le Parlement comprend une chambre unique dénommée « Assemblée Nationale ». EN AUCUN CAS  le  Parlement ne peut comprendre une deuxième chambre dénommée SENAT. »

Article 169 : «  Le Président de la Cour Constitutionnelle  est élu par ses pairs pour un mandat de neuf ans ».

Si on le passe au verrouillage, cet article 169 devient comme ceci. « Le Président de la Cour Constitutionnelle est élu par ses pairs pour un mandat de neuf ans. En aucun cas le mandat du Président de la Cour Constitutionnelle ne doit dépasser neuf ans ».

Vous en voulez encore d’autres de verrouillage ? Non, arrêtons ici, la page 6 commence à clignoter. Toujours aux aguets, cette page 6 ! Minute ! Chère page 6 ! Le temps de voir une de verte et une de pas mûre.

L’article 70 traite de la dissolution de l’Assemblée Nationale par le Président du Faso et se termine par la précision suivante : « L’Assemblée Nationale dissoute ne peut se réunir ».

Tout de même curieux cette disposition de l’article 70. Enfin, comment peut-il se faire qu’une Assemblée nationale qui a été dissoute en bonne et due forme par qui de droit ose encore se réunir !? Hein !? Les membres de cette Assemblée seraient-ils unanimement tombés sur la tête ? Comme qui dirait c’est une précision pour rien.

Alors que les missions de la Commission Constitutionnelle étaient déjà dans les régions face aux forces vives, Halidou Ouédraogo, le Président, a commenté devant la presse l’avant-projet de Constitution en déclarant que notre Constitution en gestation était parfaite et qu’elle était même la meilleure du continent Africain. Bravo, Monsieur le Président, mais vous n’avez plus droit à la parole.

Ni vous, ni Ibriga, ni Loada, ni Soma, ni Sango, ni aucun autre membre de la quintessence. Votre job est terminé. L’appréciation nous appartient, nous les forces vives, y compris les Bantaaré. En donnant votre avis vous seriez juge et parti.

Nous sommes tous d’accord, avec le verrouillage de l’article 37 ancien, les choses sont nettes et précises. Il ne viendra à l’esprit d’aucun autre « Enfant terrible «  d’avoir des idées de révision. Mais à contrario l’avant-projet de Constitution comporte d’autres articles susceptibles de quiproquos et d’équivoques.

Il en est ainsi de l’article 69. Aux termes de cet article 69, lorsque le Président du Faso désire soumettre un projet de loi au référendum il doit recueillir au préalable l’avis du Président de l’Assemblée Nationale. Trois cas de figure peuvent se présenter :

- le Président de l’Assemblée Nationale émet un avis favorable, il  n’y aura  aucun problème.

- le Président de l’Assemblée Nationale émet un avis défavorable, ou bien le Président de l’Assemblée Nationale ne  répond pas à la demande du Chef de l’Etat. Que devient le projet de référendum ?

Une autre disposition gagnerait à être explicitée en indiquant si le Chef de l’Etat désire l’avis de l’Assemblée Nationale ou l’avis du Président  de l’Assemblée Nationale.

Dans la situation actuelle où le Président du Faso et le Président de l’Assemblée nationale sont du même parti politique et s’entendent au point d’être tous les deux membres du RSS il n’y a absolument rien à craindre. Mais ….il ne faut rien occulter.

Touchons donc du bois et prions le ciel pour qu’il en soit toujours ainsi. Un RSS sur un fauteuil, un RSS sur l’autre fauteuil et tous les deux s’entendant comme ….comme machins en foire. Tout le monde y gagnerait.

Dans un quart d’heure je vais vous lâcher . Si vous me voyiez ! J’écris wassa wassa, pressé que je suis de regagner mes pénates. Il faut que je sois devant la télé à 19 heures. Il y a les 5 favoris de la présidentielle Française qui vont s’affronter. Je suis de près la campagne présidentielle qui se déroule présentement chez les Gaulois.

Vous savez qui est mon candidat ? C’est une candidate. C’est la Marine. Je veux qu’elle soit élue pour fermer les frontières aux migrants nègres. La Gaule aux Gaulois , le Gondwana aux Gondwanaéns.

Charles Guibo

 

Commentaires   

0 #1 Kanzim 21-03-2017 15:40
Les réflexions de M Toégui sur les missions autour du projet de Constitution, suscitent des interrogations sur ce que j’appelle les ballades et les kermesses constitutionnel les. Autrement, ce vacarme autour de ce qui ne sera qu’un « bouquin » à lire et à ranger dans sa bibliothèque, en attendant que la poussière et les souri sen fassent leur proie un jour. Est-ce que seulement les rencontres foraines sur le PNDES ont-elles fait l’objet d’évaluation et si oui, s’en est-on inspiré pour construire l’architecture organisationnel le de ces missions d’ingurgitation de lois préparées pour un establishment déjà connu ? Tel un chef indien iroquois qui aurait dit « j’ai parlé, hugh », la nomenklatura burkinabè a déjà craché son venin pour modeler la pâte sociale et l’intelligence des citoyens à une acceptation sans enjeu de cette constitution. Et pourquoi le dis-je ? Parce que même s’il est voté oui par seulement 20% de la population ce « »bouquin » passera. Et tous les questionnements lors des sorties de présentation seront interprétés et compris dans le sens du bon vouloir de la petite bourgeoisie burkinabè, dont l’indécence est quotidiennement observée dans le maniement à son profit de la non initiation au blablabla politicien et économiciste des gouvernants, ainsi que de ceux qui sucent aux mamelles de la mal gouvernance : boulangers, industriels, ou petits fonctionnaires arrachés du terroir réel et vrai de son Faso, tout le monde évoquera ce bouquin incompris de la majorité parce que imposé dans sa procédure de conception du contenu, de rédaction et d’adoption. Déjà, les missions chèrement payées par les contribuables pour que des membres d’une commission anticonstitutio nnelle aillent se faire voir à l’intérieur et à l’extérieur du pays, sont une preuve de l’incurie de celui qui sait que ça ne servira à rien, mais que ça pourrait aider à beurre les épinards. Exactement comme les élections sans qualificatifs que l’in dit reprendre, ou compléter dans des communes « assassinées » par des politiciens. Des élections trop chèrement payées, pour rien, ou du moins pour seulement quelques-uns, au moment où les FDS n’ont pas de poudre pour leur bogdandouilles.
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