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Retour de Buhari à Abuja : Le général s’en va-t-en guerre, les Nigérians s’interrogent sur sa santé

Il est de nouveau de retour à Abuja après un nouveau séjour, cette fois-ci de 3 mois, à Londres pour des raisons de santé.

 

Vous l’aurez deviné, il s’agit du président nigérian, Muhammadu Buhari, dont les deux ans de pouvoir sont ponctués de ballets incessants entre le palais d’Aso rock et les hôpitaux de la capitale britannique. Arrivé le samedi 19 août dans la capitale fédérale, après cent jours d’absence, le général président s’est adressé hier lundi 21 août à ses compatriotes. Au cours de sa brève allocution radiotélévisée (5 mn à peine), il s’est efforcé d’assurer ses compatriotes de sa «bonne santé» et surtout de sa capacité à gérer le pays.

En effet, après avoir remercié les Nigérians pour leurs prières, il a évoqué l’une des plus grandes priorités du pays, à savoir le défi sécuritaire en «déclarant la guerre à Boko Haram». Il a également fait cas de l’unité et de l’indivisibilité du Nigeria auxquelles il tient tant. Pour quelqu’un qui sort tout droit d’une clinique, tenir pareils propos est apparemment un signe que tout va bien. Oui, apparemment. Car le visage émacié du général, son corps tout aussi frêle et son regard parfois perdu trahissent la méforme qui est toujours celle du président Buhari.

Et on aura remarqué que tout au long de cette adresse à ses concitoyens, pas un seul instant il n’a fait cas de son état de santé et encore moins du mal dont il souffre. Certes, les Nigérians attendaient cette sortie, mais le moins que l’on puisse dire c’est que beaucoup sont restés sur leur faim. Ce qui incontestablement va continuer à alimenter toutes les rumeurs folles sur les aptitudes du chef de l’Etat fédéral à tenir le gouvernail du navire battant pavillon Nigeria. Certes, la lutte contre Boko Haram est l’une des grandes préoccupations du pays, mais les Nigérians veulent d’abord s’assurer que le chef suprême de leur armée fédérale, qui vient de déclarer la guerre totale au «chacal» ainsi qu’on nomme le leader de la secte islamique, dispose encore de ressources physiques et mentales pour les besoins de la cause. Cela est d’autant plus vrai qu’ils ont en mémoire le cas d’Umaru Yar’Adua, qui a fini par mourir en plein mandat au terme d’une maladie qui aussi a été tenue secrète. Mais touchons du bois.

Cependant, il appartiendra aussi au président de savoir se ménager en acceptant, sinon de céder le pouvoir à son vice-président, du moins de partager une partie de la charge liée à la fonction présidentielle. Cela est d’autant plus évident que, dans son entourage, on n’exclut pas la possibilité d’un nouveau rendez-vous du président Buhari avec les toubibs londoniens.

Arnaud Ouédraogo

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