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Réforme constitutionnelle au Togo : Voie référendaire, voie incendiaire

Finalement, c’est au peuple d’arbitrer le litige politique qui agite depuis plusieurs semaines la classe politique togolaise. Dans l’absolu, en bonne démocratie, ça ne devrait pas poser problème. Ne dit-on pas d’ailleurs que « la voix du peuple est la voix de Dieu » pour montrer l’importance de la consultation populaire dans le régime démocratique ?

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Togo : Faure recule-t-il pour mieux sauter ?

Des opposants qui appellent les populations à manifester devant le Parlement, où doit être examiné un projet de modification constitutionnelle… ça ne vous rappelle rien ? En tout cas cela doit évoquer de bien tristes souvenirs au président Faure Gnassingbé qui avait perdu son mentor sous-régional, Blaise Compaoré, balayé par une insurrection populaire fin octobre 2014 alors qu’il voulait faire sauter le verrou limitant le nombre de mandats présidentiels.

Et voilà que cette fois c’est devant sa propre porte que ça se passe. Il n’est pas dit que les mêmes causes produiront forcément les mêmes effets, mais Faure a du souci à se faire. Hier en effet, au cours d’une conférence de presse, les leaders de l’opposition annonçaient un grand rassemblement ce mardi devant le Parlement pour signifier leur veto à l’avant-projet de loi sur les réformes politiques qui doit y être étudié. On sait que le projet gouvernemental prévoit notamment la limitation du nombre de mandats et un mode de scrutin à deux tours. Ses contempteurs veulent, eux, le retour pur et simple à la Constitution de 1992 tripatouillée par Gnassingbé père.

En fait, cela est connu ; plus qu’un remodelage plus ou moins vertueux de la part d’un pouvoir qui a désormais le dos au mur, c’est le principe de la non-rétroactivité ou pas de la nouvelle loi fondamentale qui divise les Togolais. Les opposants redoutent, à raison, que Faure puisse exciper de nouvelles dispositions constitutionnelles pour se refaire une virginité présidentielle et remettre son compteur à zéro à la fin de son mandat actuel. C’est pourquoi les ténors de l’opposition ont fait un serment : cette fois, ils iront jusqu’au bout. Mais aux dernières nouvelles on apprend que l’examen du projet de loi querellé est reporté sine die. Reporté mais pas pour autant annulé, preuve que le problème demeure entier et que, loin s’en faut, ce n’est pas la fin de l’épreuve de force engagée depuis peu par des leaders politiques qui ne réclament rien d’autre que le départ du quinquagénaire tombé dans la marmite du pouvoir quand il était tout petit et aujourd’hui héritier en titre d’une dynastie qui règne sur le Togo depuis tout un demi-siècle. Rien que ça !

Marie Ouédraogo

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Togo : Que va-t-il se passer aujourd’hui ?

Des opposants qui appellent les populations à manifester devant le Parlement où doit être examiné un projet de modification constitutionnelle… ça ne vous rappelle rien ? En tout cas cela doit évoquer de bien tristes souvenirs au président Faure Gnassingbé qui avait perdu son mentor sous-régional, Blaise Compaoré, balayé par une insurrection populaire fin octobre 2014 alors qu’il voulait faire sauter le verrou limitant le nombre de mandats présidentiels.

Et voilà que cette fois c’est devant sa propre porte que ça se passe. Il n’est pas dit que les mêmes causes produiront forcément les mêmes effets, mais Faure a du souci à se faire. Hier en effet, au cours d’une conférence de presse, les leaders de l’opposition ont annoncé un grand rassemblement ce mardi devant le Parlement pour signifier leur véto à l’avant-projet de loi sur les réformes politiques qui doit y être étudié. Un examen en vérité hypothétique, car jusqu’à hier les élus n’avaient pas entre leurs mains le fameux texte qui est pourtant censé être adopté par la conférence des présidents, relu par la commission parlementaire ad hoc avant de passer en plénière. On sait cependant que le projet gouvernemental prévoit notamment la limitation du nombre des mandats et un mode de scrutin à deux tours. Ses contempteurs veulent, eux, le retour pur et simple à la constitution de 1992 tripatouillée par Gnassingbé père.

En fait, on ne le sait que trop. Plus qu’un remodelage plus ou moins vertueux de la part d’un pouvoir qui a désormais le dos au mur, c’est le principe de la non-rétroactivité ou pas de la nouvelle loi fondamentale qui divise les Togolais. Les opposants redoutent, à raison, que Faure puisse exciper de nouvelles dispositions constitutionnelles pour se refaire une virginité présidentielle et remettre son compteur à zéro à la fin de son mandat actuel. Tout le problème est donc là et on ne voit pas comment les deux parties pourraient trancher ce nœud gordien, sinon que par l’épreuve de force engagée depuis peu. C’est donc un mardi classé rouge qui s’annonce aujourd’hui, surtout après les manifestations monstres des 19 et 20 août et le cycle de violences et de représailles auxquelles elles avaient donné lieu.

Le Togo va-t-il s’embraser aujourd’hui ? On craint en tout cas le pire, car les autorités ne peuvent rester les bras croisés face aux insurgés contre lesquels une chasse est, du reste, déjà ouverte. Pour leur part, les ténors de l’opposition en ont fait le serment : cette fois ils iront jusqu’au bout. Reste à savoir quelle est la limite de ce « bout » pour des leaders politiques qui ne réclament rien, plus rien que le départ du quinquagénaire tombé dans la marmite du pouvoir quand il était tout petit et aujourd’hui héritier en titre d’une dynastie qui règne sur le Togo depuis tout un demi-siècle. Rien que ça !

 

Marie Ouédraogo

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Décès Mobutu : 20 ans après, la RDC se cherche toujours

Il avait dirigé son pays d’une main de fer pendant 30 ans. Sa voix résonnait jusqu’au fin fond de la forêt et sa toque de léopard autant que son bâton de maréchal étaient visibles à mille lieues de Kinshasa. Mais c’est presque en paria qu’il termina son parcours terrestre, bien loin de son village natal de Lisala. Lui qui luttait depuis des années contre un cancer et contre les rebelles de Laurent Désiré Kabila, soutenus par le Rwanda et l’Ouganda, avait dû souffrir des affres d’un exil au Maroc où il est mort quelques mois seulement après avoir été chassé du pouvoir.

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Régime de sanctions ONU : L’épée de Guterres plane sur le Mali

Les fauteurs de troubles n’ont qu’à bien se tenir désormais. Depuis hier, mardi 5 septembre 2017, l’épée d’Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, pend sur le Mali. C’est suffisamment rare pour être souligné, le Conseil de sécurité de l’ONU a voté, à l’unanimité de ses membres, un régime général de sanctions contre le pays de Modibo Kéïta.

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Gabon:Ali Bongo confine ses opposants

Une année après sa «victoire volée» à la présidentielle d’août 2016, le candidat malheureux Jean Ping ne décolère pas. Et il l’a rappelé à l’auteur du «hold-up électoral», le président Ali Bongo Ondimba. En effet, Jean Ping, le candidat de la «Démocratie nouvelle», parti né sous son impulsion et qui a porté sa candidature en 2016, a appelé ses militants et sympathisants à redescendre dans la rue pour faire barrage au «putschiste», comme il qualifie le locataire du palais de bord de mer. Un appel dans lequel il ne se prive de rien : «Je ne vous retiens plus. Je vous enjoins d’organiser dès aujourd’hui et sans limite, jusqu’au départ des putschistes, toute manifestation civique.»

Et comme il fallait s’y attendre, ce message, bien que principalement adressé aux militants de l’opposition, a été aussi reçu 5 sur 5 par le pouvoir, qui n’a pas tardé à prendre les mesures qui s’imposent, selon lui. D’abord, il a interdit à la télévision privée Nazareth, qui avait relayé l’appel de Ping, de diffuser tout message politique durant un mois ; ensuite il a décidé du confinement de l’auteur de ce «message subversif» et de tous les leaders de l’opposition politique gabonaise. Ainsi, Casimir Oyemba a repris le chemin inverse de l’aéroport alors qu’il voulait se rendre à Paris. Il en a été de même pour l’ancien ministre candidat à la présidentielle de 2009, Albert Ondo Ossa.

Cette nouvelle poussée de fièvre survient au moment où au Kenya la Cour suprême, contre toute attente, a invalidé la victoire du président sortant, Uhuru Kenyatta, et appelé à l’organisation d’un nouveau scrutin dans les 60 jours. Ce faisant, les Sages kényans ont subséquemment regonflé à bloc l’opposant gabonais, lui dont les appels n’ont pas été entendus par la Cour constitutionnelle de son pays et qui, une année après, refuse toujours de se soumettre à l’autorité de la chose jugée.

Si Jean Ping a tort d’appeler au renversement du pouvoir Bongo par la rue - car c’est une aventure périlleuse dont nul ne maîtrise l’issue -, le camp du président a-t-il pour autant raison de «séquestrer» l’opposition ? En effet, en interdisant à des membres de l’opposition toute sortie du territoire gabonais, le gouvernement ne fait qu’attiser ce nouveau départ de feu qui pourrait embraser de nouveau le pays, comme ce fut déjà le cas lors de la proclamation des résultats. Sans compter que c’est toute la «démocratie» gabonaise qui en prend un sérieux coup, puisque dans un Etat de droit digne de ce nom, la liberté de circuler est un droit fondamental et indéniable. Et qui sait si Ali Bongo Ondimba va s’arrêter en si bon chemin dans sa «réponse du berger à la bergère» ?

 

Arnaud Ouédraogo

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