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L’Allemagne championne du monde : Les dividendes d’une réorganisation en profondeur

Dame coupe s’est fait longtemps désirer avant de choisir celui qui aura ses faveurs. Pour une finale de Coupe du monde, c’en était une puisqu’elle fut disputée de bout en bout surtout qu’aucune équipe ne voulait prendre de gros risques. L’argentine a été fidèle à sa réputation en se barricadant un moment derrière pour ne pas prendre l’eau de toutes parts comme le Brésil qui avait essuyé un cinglant 7-1 lors des demi-finales. Mais elle n’a pas fait que se défendre et on l’a vue se projeter en avant pour chercher la faille.

 

L’Allemagne, comme à son habitude depuis le début de l’épreuve, avait la possession de la balle et la maîtrise du jeu avec en toile de fond un jeu en triangle déroutant qui fait de façon incontestable sa force de frappe. Mais elle éprouvait des difficultés à percer le rideau défensif adverse bien que Klose, Muller, Kroos, Schweinsteiger et autres soient constamment présents dans l’animation du jeu.

Côté Argentin, on a sans doute compté sur le génie de son petit lutin, Lionel Messi, pour faire la décision à tout moment comme ce fut le cas lors du match contre l’Iran où il a inscrit un but superbe.

Une finale reste une finale et là, on ne peut reprocher aux deux finalistes de ne pas se découvrir totalement pour donner une autre dimension au bouquet final. La Nationalmannschaft et l’Albiceleste se sont neutralisées pendant les 90 minutes en laissant un petit goût d’inachevé aux téléspectateurs qui s’attendaient peut-être à voir les filets trembler. Mais le jeu étant trop tactique et même fermé par moments, il n’était pas évident que les attaques crachent du feu.

Une heure et demie n’aura pas suffi pour départager les deux concurrents qui s’affrontaient pour la troisième fois dans l’histoire du tournoi : en 1986 au Mexique et en 1990 en Italie.

Comme il y a quatre ans en Afrique du Sud où l’Espagne avait battu les Pays-Bas après prolongation (1-0) grâce à Andrès Iniesta à la 116e minute, c’est ce même chemin que l’Allemagne a suivi pour remporter sa quatrième étoile mondiale. L’auteur du bonheur de la formation allemande est Mario Götze, qui a délivré les siens à la 113e minute.

La Mannschaft, au regard de son parcours, mérite de gagner le trophée pour sa bonne organisation de jeu et surtout son tempérament de gagneur. On ne le dira jamais assez, cette école allemande est vraiment faite de rigueur, de pugnacité et de combativité. Sachant où il veut aller, le foot allemand avait décidé de tut remanier : collaboration accrue entre les clubs et la sélection nationale, développement des centres de formation, plus large détection des jeunes talents, priorité donnée aux joueurs locaux et mise en place du même style de jeu dans toutes les équipes nationales espoirs.

Ce quatrième sacre est la preuve que le football allemand a parfaitement réussi sa mue et ce sont les dividendes d’une réorganisation en profondeur. Qui dit mieux ? En tout cas, c’est la première fois de toute l’histoire de la Coupe du monde qu’une équipe européenne remporte le trophée en Amérique latine.

C’est une belle page que l’Allemagne vient d’écrire au Brésil et c’est un exemple que les équipes africaines, dans leur ensemble, devront suivre : aller tout simplement à l’école allemande où la rigueur et le sérieux dans le travail sont des gages de succès. Cela nous éviterait la pagaille, le désordre et ces éternels problèmes de primes qui ne font pas honneur à l’Afrique.

Justin Daboné

Dernière modification lelundi, 14 juillet 2014 21:26

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