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Conférence de Brazza sur la RCA : Entre espoir et scepticisme

Les différents protagonistes de la crise centrafricaine vont-ils finir par faire le tour de toutes les capitales de l’Afrique centrale en quête d’une paix toujours introuvable ? Depuis hier et ce, pendant trois jours, les acteurs du bourbier centrafricain se retrouvent en effet dans la capitale congolaise, Brazzaville, pour poser les bases d’un processus dit de DDR (Désarmement, démobilisation, réinsertion) des différentes factions, préalables à une quelconque paix sociale.

 

Avant le présent rendez-vous brazzavillois, ils s’étaient retrouvés par deux fois à Libreville (juin 2008 et janvier 2013) puis par deux autres fois à N’Djamena chez l’autre parrain sous-régional présumé des ex-seleka en avril 2013 et plus récemment en janvier 2014 pour défénestrer Michel Djotodia qui pédalait dans le vide.

Mais chaque fois, la situation sur le terrain est allée de mal en pis et on a flirté régulièrement avec le conflit ethno-religieux. Il est vrai que l’intervention de Sangaris et des forces de la MISCA a permis de colmater un tant soit peu la brèche centrafricaine, mais les eaux de l’Oubangui-Chari sont toujours aussi rouge-sang et la seule volonté de Catherine Samba Panza, intronisée à N’Djamena, n’a pas suffi jusque-là à arrêter l’hémorragie.

En quoi Brazza sera-t-il différent des autres ?

Vu le nombre de participants (170), on a bien peur qu’en l’espace de trois jours, ça n’aille dans tous les sens et que les résultats escomptés ne soient pas véritablement atteints.

Dans tous les cas, le tout n’est pas d’accoucher d’un accord au forceps et de coucher sur du papier de belles résolutions qui ne seront pas appliquées sur le terrain.

On est d’autant plus poussé au scepticisme qu’à plusieurs reprises les différents camps qui sèment la désolation en terre Centrafricaine, Seleka et Anti Balaka, ont promis de déposer les armes mais à chaque fois c’était pour mieux les ressortir.

Peut-il seulement en être autrement quand on a affaire à des «bandes non organisées» qui vivent de rapines et sur lesquels les «chefs» n’ont pratiquement pas de prise ?

Enfin, pour tout dire, c’est quand Dame Catherine de Bangui sera de retour de Brazza avec son petit monde qu’on saura véritablement si l’escapade a été fructueuse.

Hyacinthe Sanou

Dernière modification lemardi, 22 juillet 2014 11:23

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