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Affaire Hama Amadou : La preuve par la fuite ?

 

Sitôt son immunité parlementaire levée, Hama Amadou a franchi la frontière ouest du Niger pour se retrouver au Burkina Faso ; «clandestinement», ont tenu à préciser des sources officielles à Ouagadougou.

La question que tout le monde se pose maintenant est de savoir à quoi le président de l’Assemblée nationale nigérienne veut échapper en prenant la poudre d’escampette sans même crier gare à ses militants mobilisés à son domicile dès que les rumeurs de son arrestation se sont répandues à Niamey.

 

De deux choses l’une :

- soit Hama craint un acharnement politique comme il l’a toujours clamé et veut se soustraire à une arrestation arbitraire ;

- soit, osons l’hypothèse qui fâche, il se sent morveux mais refuse de se moucher. C’est-à-dire qu’il se reproche quelque chose mais n’entend pas se présenter devant un tribunal pour répondre des faits de trafic présumé de bébés qui ont amené le gouvernement à demander au bureau de l’Assemblée de lever son immunité parlementaire afin qu’il puisse être entendu sur la question.

L’affaire est des plus rocambolesques. Des femmes de hautes personnalités nigériennes sont soupçonnées d’être impliquées dans un trafic de bébés en provenance du Nigeria. Le pot aux roses découvert, les investigations de la police ont abouti à l’arrestation de plusieurs personnes dont le ministre d’Etat à l’agriculture, Abdou Labo, soupçonné de complicité avec sa femme, et la deuxième épouse du président de l’Assemblée nationale.

Au fil de leurs enquêtes, les fins limiers de la république ont fini par s’intéresser de plus en plus à Hama Amadou sans pouvoir l’atteindre. Du fait de son immunité parlementaire. Mais une fois sa protection levée afin qu’il se mette à la disposition de la Justice, le titulaire du perchoir a préféré faire le mur pour se retrouver au Burkina.

Disons-le net. Si dans cette sombre affaire de trafic de bébés, il y a une institution, la seule, capable et habilitée à faire la lumière, c’est bel et bien la justice. Elle seule peut laver Hama de tout soupçon et dire qu’il est l’objet d’un règlement de comptes comme l’intéressé lui-même en est convaincu. Tout comme c’est encore elle seule qui peut établir la culpabilité du président du MODEM FA Lumana, principal parti de l’opposition nigérienne. Ce n’est pas en fuyant son pays dans les circonstances que l’on sait que l’ancien PM de Tandja convaincra grand monde de son innocence. Rien au contraire.

L’autre question et non des moindres que les observateurs ne manqueront pas de se poser concerne la destination du fugitif. Hama Amadou a-t-il choisi le Burkina du fait de sa proximité géographique avec le Niger ou en raison des bonnes relations qu’il entretient depuis un certains temps avec le chef de l’Etat burkinabè ?

Dans l’un comme dans l’autre, sa présence au «pays des hommes intègres» ne manquera pas d’avoir bien d’autres répercussions par exemple sur les rapports entre les présidents Issoufou et Compaoré qui ne sont pas aujourd’hui les meilleurs amis au monde.

En effet, depuis que Salif Diallo est entré en dissidence avec son mentor Blaise Compaoré, il passe l’essentiel de son temps au Niger, où il mène ses activités de consultant tout en mettant sa bonne expérience politique au service de son hôte nigérien. Pour sûr, cela n’a pas l’heur de plaire à l’occupant du palais de Kosyam. Et pour cause. Il aurait même fallu une rencontre d’explication et de clarification entre les deux chefs d’Etat pour que Ouagadougou ne voie plus d’un mauvais œil la marque d’attention dont bénéficie un de ses opposants à Niamey. Même si pour autant, les nuages ne se sont pas totalement dissipés entre Kosyam et la présidence nigérienne ?

Alors par mesure de réciprocité Blaise va-t-il lui aussi offrir gîte et couvert à un opposant à Issoufou ?

Ce qui est sûr, la présence de Hama sur le territoire burkinabè n’est pas pour réchauffer les liens entre les deux capitales.

Sur un autre registre, à supposer que les autorités judiciaires nigériennes formulent une demande d’extradition du fugitif de luxe, que va faire le Burkina si toutefois Ouaga ne constitue pas un point de passage pour l’homme politique nigérien ? D’ailleurs sous quel statut juridique est-il arrivé dans notre pays ? Sous celui de refugié politique ou sous une casquette ambiguë comme cela a été le cas avec plusieurs personnalités politiques africaines ?

 

Adama Ouédraogo Damiss

Dernière modification lelundi, 01 septembre 2014 11:44

Commentaires   

0 #5 segda 29-08-2014 14:42
ça se confirme que le burkina est un pays de merde ou se réfugie tous les criminels de la sous-région et les rebelles de tout acabit
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0 #4 neilson 29-08-2014 11:42
Si le phénomène à atteint notre pays, c’est grave ! Cela est certainement dû à la cupidité des uns et des autres sinon, notre société savait réguler ces genres de situations avant les adoptions du « blanc «. Si c’était l’homme qui était défaillant, prendre l’enfant d’un frère (cousin n’existant pas dans nos sociétés) et mettre devant soit était une des solutions, et le tout restait en famille. Si c’était la femme, le problème ne se posait pas, puisse qu’une de ses nièces pouvait venir « aider sa tante ou sa sœur » pour que sa maison ne se gâte pas !
La solution au jour d’aujourd’hui, c’est aux femmes défaillantes de permettre à leur époux de se débrouiller dehors pour ramener un ou deux enfants de même mère ou de mères différentes et le tour est joué !
Si c’est monsieur qui est défaillant c’est plus simple, avec son accord, madame se tape un ou deux enfants dehors avec le même monsieur (à l’insu de ce dernier bien sûr, et ce n’est pas le plus dur !) et le tour est joué. Dans ces deux cas de solution, le couple aura au moins l’avantage d’élever et d’aimer le ou les enfants d’un des conjoints, alors que dans le cas d’un trafic d’enfant, Dieu seul sait le croisement qui leur est refilé, et cela est simplement monstrueux ! Et je ne juge pas, je constate et fais une projection dans l’avenir ; qui sait si frère et sœur ne vont pas se marier par ignorance et bien d’autres méfaits ! On est où là?!
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0 #3 gouem mpagouin 29-08-2014 09:37
Le Burkina ne doit pas heberger quelqu'un qui fuit la loi de son pays
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-1 #2 k 29-08-2014 08:58
La lumière doit être faite sur ce trafic de bébés dans lequel il semblerait que la directrice du matériel de L'Assemblée Nationale du BF soit impliquée. Il y aurait il un au sein de ces institutions du BF et du Niger un deal de Bébés en provenance du Nigéria via le Bénin? Pour l'image de notre illustre institution il est à bon droit que cette question soit levée.
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0 #1 Megd 29-08-2014 08:57
Votre reportage est fait à charge sur la personne de Hama, mais qu'en savez-vous? Lorsqu'on regarde toute cette machination, on comprend que tout est fait pour atteindre ce Mr. On arrête des femmes et on les écroue sans preuve apparente. Pourquoi des tests ADN n'ont jamais été programmés? Le pouvoir a tout fait pour orchestrer l'arrestation d'un ministre qui n'est qu'une mise en scène. Depuis quand, on arrête quelqu'un qui est escorté avec son véhicule de fonction jusqu'à la prison? Quelque soit la puissance d'un juge, il ne peut pas faire écrouer un ministre de la république en fonction. Il doit aviser son ministre qui avisera le premier et ainsi de suite.

En fait, on a voulu faire croire à l'opinion nationale et internationale que nul n'est à l'abri, mais c'est le président de l'Assemblée qui est visé.
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