Menu
TANGUI IMMOBILIER SARL
FLASH INFOS

Lutte contre le sida : Ce n’est pas le moment de baisser la garde

Ce gamin de 9 ans se serait bien passé de ce quart d’heure de célébrité. Depuis dimanche en effet, il est l’une des principales attractions, pour ne pas dire le cas d’école, du congrès international sur le sida, qui se tient dans la capitale française.

 

Une rencontre où quelque 6000 sommités de la recherche mondiale sont en conclave jusqu’à mercredi pour présenter leurs derniers résultats en matière de recherche fondamentale mais aussi sur le traitement et la prévention de cette pandémie.

Depuis de nombreuses années, outre la prévention, l’objectif est de limiter la charge virale des séropositifs et des malades, pour reprendre le jargon des spécialistes, comme ça a été le cas de cet enfant de Soweto aujourd’hui objet de toute l’attention des chercheurs.

Né séropositif, il a été choisi au hasard parmi tant d’autres, alors qu’il n’avait que 8 semaines, pour suivre un traitement expérimental. Neuf ans après, les antirétroviraux ont fait leur effet et bien qu’il ait arrêté le traitement depuis plusieurs années, l’enfant de Soweto a aujourd’hui une charge virale quasiment nulle.

Certes, il n’est pas officiellement devenu séronégatif, mais c’est en soi un petit miracle qui montre qu’à défaut de guérir de cette affection, on peut vivre avec normalement et dignement, comme c’est le cas pour de nombreuses autres maladies chroniques, à condition que le diagnostic et le traitement soient faits très tôt.

Et s’il n’est pas certain que l’objectif d’une planète sans sida à l’horizon 2030 puisse être atteint, les progrès successifs de la recherche ouvrent chaque jour un peu plus de perspectives dans la lutte.

Des espoirs et des progrès dans la prise en charge qui, paradoxalement, semblent entraîner depuis quelques années un relâchement dans les comportements. Et pourtant il ne faut pas baisser la garde, surtout pas en Afrique, continent qui, à lui seul, totalise près de 26 des 36,7 millions de personnes vivant avec le VIH dans le monde, selon le rapport Onu sida 2017.

C’est dire si les besoins de financement sont encore énormes pour venir à bout de ce fléau des temps modernes.

Dans ces conditions, comment ne pas s’émouvoir de la baisse tendancielle des financements alloués à la lutte contre le sida, à l’exemple des coupes claires prévues par l’administration Trump. Autant de restrictions qui vont lourdement pénaliser la recherche et les malades, surtout africains, les Etats-Unis constituant le plus gros contributeur  dans la lutte, car pourvoyeur de plus de 2/3 des financements gouvernementaux.

En 2016, l’oncle Sam a ainsi consacré près de 5 milliards de dollars à des programmes contre le sida, contre 645 millions pour la Grande-Bretagne et 242 pour la France. Et si par malheur elles devaient être consacrées par le congrès, ces coupes claires priveraient des millions de patients des traitements dont ils ont pourtant besoin pour survivre.

Autant dire une catastrophe de plus qui ne semble pas émouvoir outre mesure le nouveau locataire de la Maison-Blanche, trop occupé à ériger un mur à la frontière mexicaine autant qu’à démanteler l’Obama care.

 

H. Marie Ouédraogo

Dernière modification lemardi, 25 juillet 2017 21:26

Ajouter un Commentaire

Recopiez le code dans la cage au bas du formulaire avant d'enregistrer votre message. Merci!

Code de sécurité
Rafraîchir

Retour en haut
 blog