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Rupture de stock Salbutamol, Ventoline… : Cette pénurie qui étouffe … les asthmatiques

Depuis quelque temps, les malades d’asthme souffrent doublement : de leur mal ainsi que du manque de médicaments. En effet, le Salbutamol aérosol (générique) et la Ventoline (spécialité), produits les plus connus et les plus utilisés dans notre contexte, sont introuvables dans la quasi-totalité des officines du Burkina à cause, dit-on, d’une rupture de stock à la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux (CAMEG). Mais qu’est-ce qui peut bien justifier le manque de ces médicaments si indispensables ? Quel en est l’impact sur les asthmatiques, surtout en cette période de froid propice aux crises ? Comment les malades se soignent-ils ? Regards croisés dans ce dossier. Alors que le directeur général de la CAMEG, le Dr Charlemagne Gnoula, rassure de la disponibilité du Salbutamol dans les prochains jours, le Pr Martial Ouédraogo, pneumo-allergologue, lui, est plutôt inquiet.

 

A l’origine de cet article, le coup de fil d’un observateur du système de santé pour nous informer du manque des produits contre l’asthme dans les pharmacies du pays  ainsi que ce cri du cœur d'un malade « désespéré et révolté » que nous découvrons sur les réseaux sociaux : « Voilà plus de deux mois que le Salbutamol aérosol, la molécule générique la plus utilisée dans notre pays pour calmer les crises d'asthme, est introuvable dans tous les dépôts pharmaceutiques en raison d’une rupture depuis la CAMEG. Cela a poussé les malades souffrant de cette maladie respiratoire chronique vers les spécialités telles que la Ventoline, qui sont elles aussi en rupture de stock dans les officines du fait de la surconsommation. Personnellement, je suis asthmatique et connaissant la gravité de cette maladie j’invite toutes les bonnes volontés à s'investir pour résoudre cette situation et nous éviter une liquidation à grande échelle des personnes souffrant d'asthme. Je souffre d'asthme depuis l'âge de 5 ans et je n'ai jamais vu un tel scénario se produire dans notre pays. Je lance cet appel que je demande de partager, parce que nous avons tous un proche ou une connaissance victime de cette maladie et qui pourrait en mourir si rien n'est fait. »

Il n’en fallait pas plus pour nous motiver à voir clair dans cette affaire. Contacté «inbox», l’auteur de la publication, Tégawendé Armand Ouédraogo, qui se trouve être un agent de santé résidant à Kaya, clame haut et fort qu’il y a pénurie aux quatre coins du pays. « La rupture de stock concerne toutes les formes d’aérosols dans toutes les officines de notre pays qui n’étaient pas préparées à faire face à une telle situation », a-t-il confié avant de relever que les comprimés de Salbutamol et de Ventoline sont généralement inefficaces en cas de crise aiguë. Pour cet asthmatique, en l’absence des aérosols, l’hydrocortisone, sous forme injectable par voie intraveineuse directe (IVD), est l’unique alternative mais, fait-il remarquer, « cette solution est assez contraignante parce qu’il faut que le malade se rende à un centre de santé, l’injection devant être pratiquée par un personnel qualifié. En plus, ce produit est également introuvable actuellement. C’est vraiment regrettable car la crise d’asthme, qui se manifeste par une difficulté respiratoire aiguë à l’expiration, est une urgence médicale ».

Un tour la semaine dernière dans quelques pharmacies de la capitale nous a effectivement permis de nous rendre compte de la rupture de stock. Point de Salbutamol. Dans quelques-unes des officines qui avaient de la Ventoline, à l’exemple de la pharmacie Yennenga, le prix avait pratiquement doublé. « Il est passé d’environ 2 000 à 4 000 F à peu près», nous informe vaguement une vendeuse de l’officine. Qu’est-ce qui justifie une telle pénurie ? Approché, l’Ordre des pharmaciens nous a redirigée vers le ministère de la Santé, estimant qu’il était le mieux indiqué pour répondre.

 

L’organigramme changé, aucun interlocuteur à la Santé

 

Nous entrons en contact successivement avec des responsables de la Direction de la sécurisation des approvisionnements pharmaceutiques (DSAP), de l’ex-Direction générale de la pharmacie, du médicament et des laboratoires (DGPLM) et de la Direction de la communication et de la presse ministérielle (DCPM). Même son de cloche au bout du fil d’un interlocuteur à l’autre : « l’organigramme (depuis fin septembre, le ministère de la Santé a adopté un nouvel organigramme qui a induit un changement de responsables et du nom de certains services : ndlr) vient d’être changé, les uns et les autres ne se retrouvent pas encore dans le changement et, par conséquent, ne savent pas qui doit répondre à des questions de ce genre. » Ainsi, dans un département aussi sensible et vital que celui de la Santé, à cause d’un changement d’organigramme il n’y a plus aucun interlocuteur pour nous situer.

A l’inverse, notre démarche sur le même sujet auprès de la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux (CAMEG), s’est révélée fructueuse, un peu comme si on nous y attendait. Le chargé de Communication, Mikaillou Kéré, joint au téléphone le jeudi 9 novembre, un rendez-vous est « calé » pour le lendemain dans l’après-midi avec le directeur général, le Dr Charlemagne Gnoula. Ce dernier se réjouira d’ailleurs de l’occasion qui lui est offerte de situer les responsabilités dans cette affaire dite de rupture de stock de médicaments. Tout d’abord, a-t-il tenu à préciser, la Ventoline et le Salbutamol sont un seul et même médicament : la première est une spécialité tandis que la seconde est un générique. Et d’ajouter que sa structure n’assure pas la distribution de la Ventoline, donc le manque de ce produit ne lui incombe pas. Toutefois, relève-t-il, la firme pharmaceutique belge GSK, distributrice dudit médicament, avait depuis 2016 exprimé à certains pays africains, dont le Burkina, où les commandes n’étaient pas importantes à ses yeux, son intention de se retirer de leur marché. Autrement dit, GSK ne voulait plus leur servir de la Ventoline. «Depuis un peu plus d’une année, GSK avait informé une dizaine de pays, dont le Burkina, qu’elle ne souhaitait plus y distribuer la Ventoline. Les Autorisations de mise sur le marché (AMM) ont, de ce fait, été annulées. Des démarches avaient alors été entreprises par le ministère de la Santé et l’Ordre des pharmaciens pour mettre en place des dispositions transitoires. Mais la crise qui a secoué le ministère de la Santé (il fait allusion à la longue crise qu’a connue la CAMEG du temps du ministre Smaïla Ouédraogo : ndlr) a certainement eu un impact négatif sur la recherche de solutions. C’est donc dire qu’on n’a pas pu anticiper la fin de la distribution de Ventoline au Burkina Faso », croit-il savoir.

 

500 millions de factures impayées et on coupe le robinet

 

Pour le Salbutamol, dont sa boîte assure la distribution, la rupture, à en croire le DG Gnoula, est due à une crise de confiance entre la CAMEG et son fournisseur à la suite de factures impayées. « A l’issue de la crise, j’ai été nommé responsable en novembre 2016. A mon arrivée, j’ai constaté que la commande de ce produit avait été passée depuis juin auprès d’un fournisseur préqualifié de la CAMEG, l’unique fournisseur en Salbutamol chez nous. Cependant, avec la crise qui a occasionné des difficultés financières, nous avons eu du mal à honorer les factures d’autres produits, mais pas concernant le Salbutamol. Pour cela, notre fournisseur ne souhaitait plus nous livrer ses médicaments », a expliqué le DG. Mais à combien s’élevait la dette au fournisseur qui n’a pas voulu faire de concessions ? « En avril, on lui devait entre 1,5 et 2 milliards de F CFA, mais aujourd’hui il nous reste moins de 500 millions à éponger et c’est même des dossiers qui sont déjà en banque pour le payement. Mais la crise de confiance qui est née de cette situation a fait qu’il a refusé catégoriquement de nous fournir les médicaments. Malgré nos efforts pour le convaincre qu’il serait payé à la date indiquée (fin octobre, ndlr), il n’a pas donné suite à notre requête », a-t-il regretté avant d’assurer que face à l’urgence, sa structure s’est tout naturellement investie dans la recherche de solutions alternatives. Cependant, les difficultés n’ont pas manqué. «Nous avons tenté de trouver un fournisseur dont nous sommes sûrs de la qualité des produits, qui ait de la disponibilité et qui puisse nous livrer dans un délai raisonnable. Or, depuis les attentats du 11-Septembre aux Etats-Unis, les compagnies aériennes sont de plus en plus réticentes à embarquer des produits sous forme d’aérosols. Ainsi, nous avons été confrontés à 3 difficultés majeures, à savoir désintéresser notre fournisseur actuel, trouver un autre fournisseur de qualité et trouver, si tout cela est réglé, un transporteur aérien pour convoyer les produits. C’est toutes ces raisons qui font que jusque-là on n’a pas encore de solution définitive », s’est-il justifié. Foi du Dr pharmacien Gnoula, des fournisseurs identifiés étaient prêts à leur livrer d’autres présentations du Salbutamol, notamment la France, qui a proposé la forme unidose qu’on inhale directement. « Mais nos populations étant habituées à la forme en spray, ce n’est pas sûr qu’elles vont y adhérer », a-t-il souligné, réservé. Mais à l’en croire, tout est mis en œuvre pour débloquer la situation dans un futur proche. « Aujourd’hui (l’entretien a été réalisé le jeudi 9 novembre : Ndlr), nous sommes en pleines négociations avec un fournisseur capable de nous livrer dans une échéance de 10 jours», a-t-il encore assuré, promettant de continuer à œuvrer à soulager les malades très bientôt.

 

Y a-t-il une politique de sécurisation des médicaments au Burkina ?

 

En tout cas, ce n’est pas la volonté de dénouer la situation qui aura manqué à la CAMEG. Toujours selon le DG, aux premières heures de la pénurie, sa structure, qui est membre de l’Association africaine des centrales d’achat (ACAM), dont le siège est à Ouaga, est entrée en contact avec les centrales sœurs pour emprunter des médicaments. Cependant, «la seule qui en avait, c’est celle ivoirienne mais son stock, limité, ne lui permettait pas de nous en prêter. Pourquoi la Côte d’Ivoire est mieux lotie que les autres pays ? C’est parce qu’elle ne fait pas partie des pays dans lesquels GSK a retiré ses AMM », a répondu le DG. Soit. Mais pourquoi des médicaments aussi indispensables que ceux contre l’asthme en viennent à manquer dans un pays ? Réponse du premier responsable de la CAMEG. «GSK s’est désengagé de la fourniture de ces produits-là dans nos pays parce qu’ils ne sont pas de grande consommation. C’est vrai que quand il y a souffrance, même si cela concerne une seule personne, c’est grave. Mais une firme pharmaceutique, cela ne la préoccupe pas. Quand elle estime que le nombre de patients dans un pays est peu élevé et ne lui permet pas de faire de bénéfices, elle s’en retire sans scrupule. Mais cela nous sert de leçon. Nous devrons, dès à présent, nous pencher sur la sécurisation des médicaments, car tant qu’on comptera sur les autres pour nous approvisionner, il y aura toujours problème. Si nous produisions nous-mêmes ces médicaments ici, cela ne serait pas arrivé.»

En attendant le retour à la normale, ce sont les malades qui souffrent. Et certains internautes qui ont commenté le post de Tégawendé Armand Noël Ouédraogo ont même suggéré que, face à l’urgence, tous ses asthmatiques se tournent vers les médicaments traditionnels pour ne pas… mourir.    

 

Encadré

Pénurie de médicaments

«La fin n’est pas pour demain»

(Pr Martial Ouédraogo, pneumo-allergologue)

 

Regrettant la situation de pénurie de produits à laquelle font face les malades d’asthme et analysant la situation, le Pr Martial Ouédraogo, pneumo-allergologue, chef du service de pneumologie de Yalgado, qui nous a accordé un entretien le mardi 14 novembre 2017 à la clinique Edgard-Ouédraogo, sise à la Trame d’accueil de Ouagadougou, a conclu que ce n’est pas demain la veille, la fin de cette situation. Il invite à ce propos les malades, face à l’urgence, à retourner voir leur médecin traitant pour une prescription de remplacement car, soutient-il, d’autres médicaments existent contre l’asthme.

 

Qu’est-ce que l’asthme ?

 

C’est une maladie allergique qui se traduit par une difficulté à respirer qui survient préférentiellement la nuit. Cette difficulté respiratoire peut entraîner des sifflements audibles par l’entourage ou par le médecin lorsque le malade se fait ausculter.

 

C’est une maladie fréquente au Burkina ?

 

Oui, elle est fréquente. Selon des études, elle est plus prévalente chez les enfants que chez les adultes. Par exemple en milieu scolaire, nous avons constaté que 7% des enfants souffraient d’asthme.

 

On dit que le froid favorise le déclenchement des crises d’asthme. Comment cela s’explique-t-il ?

 

Comme je l’ai dit, l’asthme est une maladie allergique, donc il y a des facteurs déclenchants de la crise. Parmi ceux-ci, il y a les pneumallergènes (germes qu’on respire), les trophallergènes (qui viennent des aliments), qu’on appelle allergènes spécifiques. Il y a, en plus, les allergènes non spécifiques comme le froid, l’effort, les menstruations et la ménopause. Le froid a un mécanisme très bien connu qui entraîne la crise d’asthme. En effet, quand on respire l’air frais, il va à la rencontre d’une muqueuse qui est déjà inflammatoire, avec des récepteurs qui sont déjà irrités qui, en plus d’autres mécanismes, provoquent la crise d’asthme, surtout en ces temps de poussière.

 

Y a-t-il un traitement pour en guérir ?

 

On ne guérit pas de l’asthme. C’est une maladie qu’on contrôle mais dont on ne guérit pas. Chez certaines personnes, le contrôle se fait sur une longue durée, pendant plusieurs années. Cela permet d’empêcher la maladie d’évoluer vers des complications très graves.

 

Vous dites que le traitement peut être durable, cela revient à dire que les asthmatiques doivent avoir leurs médicaments à portée de main…

 

Exactement. Dans le traitement de l’asthme, il y a ce qu’on appelle le traitement de la crise et le traitement de fond. Ce dernier empêche qu’on fasse la crise. Il comprend plusieurs médicaments et peut être pris tous les jours si cela est nécessaire. Cependant, lorsque la crise survient, il y a des médicaments que l’on peut prendre également.

 

Pourtant ces produits manquent en ce moment dans nos pharmacies…

 

Oui, nous en sommes informés. En effet, lorsqu’un médecin prescrit des médicaments à un malade qui peine à les trouver, il ne s’en prend pas au pharmacien, mais plutôt au médecin qu’il va appeler pour faire cas du manque. Les raisons de cette pénurie peuvent être multiples. Il faut savoir qu’entre le fabricant de médicaments et le malade, il y a des grossistes publics comme la CAMEG, ou privés comme les officines ou la pharmacie hospitalière. Il peut donc y avoir un problème de gestion de stock, de fabrication ou encore un problème lié à une non-promotion du médicament si le fabricant ne trouve pas son compte en le vendant au Burkina Faso. Les produits qui manquent sont surtout le Salbutamol, qui existe sous les deux formes : générique et spécialité. Le fait que l’on dise que le Salbutamol manque, on pointe uniquement sa forme générique. Mais les malades s’étant repliés sur la spécialité, en l’occurrence la Ventoline, ce médicament aussi a fini par manquer. Cependant beaucoup ne savent pas qu’il existe d’autres produits contre l’asthme et ne jurent que par le Salbutamol. Si l’information avait circulé, on aurait pu éviter cette pénurie en prescrivant d’autres médicaments. Selon moi, la situation est juste liée à un problème de gestion de stocks et à l’absence de promotion des autres médicaments contenant du Salbutamol.

 

Ne peut-on pas produire ces médicaments sur place ici au Burkina ?

 

Non. Sous réserve que des autorités plus compétentes me disent le contraire, nous n’avons ni la technologie ni les possibilités de produire des médicaments en aérosol. Déjà que pour les formes sèches (comprimés) on n’en produit pas, ça m’étonnerait qu’on puisse en faire pour l’aérosol doseur. Mais je pense qu’au lieu d’avoir plusieurs médicaments de spécialité pour la même maladie, on peut choisir un seul de spécialité et négocier une baisse du coût avec ses distributeurs lorsque la demande est forte.

Face à la pénurie, quels conseils donnez-vous à vos malades, d’autant plus que beaucoup se rabattent maintenant sur la pharmacopée traditionnelle ?

 

Je ne sais pas si des malades ont recours à la pharmacopée mais ils doivent savoir que le Salbutamol n’est pas l’unique médicament contre la crise d’asthme. Evidemment, les médicaments qui sont disponibles n’existent pas sous forme générique et les malades vont devoir débourser un peu plus d’argent pour les acheter. Mais ce qu’il est important de souligner, c’est que les gens ne perçoivent que l’absence du médicament contre la crise, qui peut être le Salbutamol ou autre chose comme la Terbutaline. Le grave problème est que la rupture ne concerne pas uniquement les médicaments de traitement de la crise mais aussi ceux du traitement de fond. Ce qui fait que plus de malades vont faire des crises, car n’ayant plus leur traitement de fond. Je conseille donc aux uns et aux autres de se tourner vers leur médecin pour trouver des solutions palliatives, car quoi qu’on fasse la situation va perdurer. En effet, si la pénurie n’est pas seulement liée à une rupture de stock, mais plutôt à la non-promotion de médicaments dans le pays par le laboratoire fabricant ou à l’arrêt d’une production, la fin n’est pas pour demain.

 

Alima Séogo/Kouanda

Tél. : 79 55 55 51

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Commentaires   

0 #2 Tôgs-sida 15-11-2017 15:54
Ce n'est pas la première fois que la CAMEG provoque des ruptures de produits pharmaceutiques ,et ce ne sera pas non plus la dernière fois.La nationale des achats nous a habitué à des ruptures récurrentes de produits pharmaceutiques ,pratiquement chaque année il y a rupture d'au moins un médicament/consommable.
Les patients(pour le commun des mortels en tout cas) en pâtissent,et rien ne se passe.Cela fait 15 ans que nous sommes dans la santé,et il en a été toujours ainsi.Au fait connaissez-vous la bupivacaïne?et bien sachez que c'est un produit anesthésique capital pour les interventions chirurgicales qui est actuellement en rupture et ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres.Et ce qui malheureux,les associations de consommateurs "vaquent à leurs occupations" comme pour dire "circuler il n y a rien à voir" au Faso.Au fait si c'est confirmé qu'elles reçoivent des subventions de l'Etat,Luc Marius Ibriga ferait bien d'y jeter un coup d’œil! A bon entendeur S..........
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0 #1 Megd 15-11-2017 14:10
J'ai vraiment honte et j'ai la rage quand je pense à une telle situation. Comment nos dirigeants réfléchissent-i ls? Avec ça, nous avons comme ministre un Professeur et fin connaisseur de la maison.
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