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Exploitation sexuelle : La proxénète et les adolescentes venues du Nigeria

Triste réalité que celle vécue depuis des mois par ces jeunes filles en provenance d’un pays du continent, contraintes qu’elles étaient de livrer leur corps à tous ceux qui venaient à elles pour satisfaire leur libido moyennant, bien sûr, de l’argent. Le hic est que le « fruit » de leur travail ne profitait qu’à cette dame qui les aurait convoyées au Burkina pour ensuite les installer sur des sites aurifères dans la région ouest ; une exploitation sexuelle dans des conditions exécrables ayant même entraîné des décès. C’était l’autre sujet abordé par le commissaire Galbané au cours de ce point de presse.

 

La plus jeune de ce groupe de filles qui nous a été présenté au SRPJ n’a que 15 ans. Elle est porteuse d’une grossesse dont elle ignore l’auteur. A côté d’elle, une autre adolescente portant au dos un enfant d’environ un an et dont elle ne connaît pas non plus le père. Deux cas précis qui témoignent de cette vie débridée à laquelle étaient condamnées ces jeunes filles sur les sites aurifères. Elles sont au nombre de sept, provenant d’un même pays, à se livrer à la prostitution, mais contre leur gré. C’est du moins le sentiment qui se dégage après que l’une d’entre elles, les larmes aux yeux, a bien voulu nous raconter les circonstances dans lesquelles le groupe est arrivé dans notre pays : «C’est une dame, une Nigériane installée au Burkina, qui est à l’origine de notre arrivée.

Elle nous a dit qu’elle gérait un restaurant et qu’on pouvait venir l’aider à y travailler moyennant un salaire. Nous l’avons suivie, mais une fois au Burkina, on s’est retrouvées sur des sites aurifères. Elle nous a installées dans des paillotes et ensuite elle nous a donné des vêtements «sexy» qui laissaient entrevoir nos parties intimes», a-t-elle déclaré. C’était le début d’une aventure malsaine pour des fillettes qui, visiblement, étaient loin d’imaginer cette vie de débauche qui les attendait au Pays des hommes intègres. Celle qui s’est fait passer pour une dame au grand cœur soucieuse de l’avenir des jeunes filles de son pays n’était en réalité qu’une proxénète à la cupidité démesurée. Chaque fille devait lui reverser ses recettes quotidiennes : « Souvent je pouvais avoir entre 20 mille francs et 30 mille francs et même plus.

C’est elle qui était toujours là pour encaisser l’argent ; même pour manger, on avait souvent des problèmes puisqu’elle ne nous donnait pas toujours les 500F/jour qu’elle avait promis», raconte l’une d’entre elles. Une affaire « juteuse » dans laquelle cette Nigériane s’est fait énormément d’argent. Selon le commissaire Galbané, JSA, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, dispose d’un compte bancaire créditeur de plus de 10 millions de francs CFA au Burkina. A cela s’ajoutent ses nombreux transferts de millions qu’elle effectue souvent vers le Nigeria. Le hic dans cette affaire est que deux décès de prostituées ont été déjà enregistrés : «Une de nos sœurs est décédée à Banfora, et un soir, la femme qui nous a amenées m’a appelée pour m’annoncer la triste nouvelle avant d’ajouter que son enterrement a eu lieu. Je n’ai pu voir son corps», raconte avec amertume une des filles. Une chose est sûre, les enquêtes en cours pourraient livrer d’autres secrets dans les jours à venir. Mais en attendant, ces jeunes travailleuses du sexe se préparent à rejoindre leur pays d’origine ; et cela grâce à la direction régionale de l’Action sociale qui a été saisie de l’affaire.

 

Jonas Apollinaire Kaboré

Commentaires   

0 #3 Tôgs-Sida 15-11-2017 16:39
C'est les gros bonnets qu'il nous faut pas les intermédiaires. Et puis comment ces filles ont -elles pu franchir la frontière sans éveiller de soupçons?et la police dans tout ça?et les services de renseignement?I maginez- vous que ces filles pouvaient être utilisées comme des kamikazes surtout par ces temps qui courent?et..... ...kato?
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0 #2 Megd 15-11-2017 14:13
Non seulement, les services de sécurité sont au courant de ce trafic, mais il est sûr et certains que des hauts gradés se sucrent de ce deal.

Il faut donc arrêter ces larmes de crocodiles.
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0 #1 Kôrô Yamyélé 15-11-2017 07:39
- Les burkinabè même aiment trop les fesses ! Sinon pourquoi c'est au Burkina Faso que le commerce du sexe marche bien ? Vraiment nous sommes des burkinÂNES !

Par Kôrô Yamyélé
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