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Avant-projet de Constitution / «La démocratie coûte cher » (Me Halidou Ouédraogo)

L’avant-projet de Constitution qui doit nous conduire à une 5e République a été remis au chef de l’Etat le 14 novembre 2017 à Kosyam. Foi d’Halidou Ouédraogo, président de la commission constitutionnelle, le premier des Burkinabè aura pour principal devoir de l’amender, avant l’onction de l’Assemblée nationale, qui fera de ce texte la loi fondamentale de notre pays.

 

Installée le 29 septembre 2016, la commission constitutionnelle chargée de la rédaction de l’avant-projet de Constitution, forte de 92 membres, est présidée par Me Halidou Ouédraogo. Véritable kaléidoscope de forces tirées des tréfonds de notre pays, elle s’est aussitôt mise à la tâche et a bouclé ses travaux en août dernier. Après une tournée pour en présenter l’actuelle mouture aux forces vives de nos régions et des zones de concentration de Burkinabè à l’étranger, notamment en Afrique (Côte d’Ivoire, Sénégal, Mali, Gabon et Ghana) et en Occident (France, Belgique, Italie, Etats-Unis, Canada), ledit document, enrichi et toiletté à souhait, revient entre les mains du Président du Faso. « Figurez-vous que les Burkinabè de l’étranger valent les 16 millions, et nos déplacements se justifiaient », s’est expliqué Halidou Ouédraogo, comme pour répondre à ceux qui trouvent que ces missions étaient inutiles.

Et s’il y a une personne qui est satisfaite du contenu du document, c’est bien Halidou Ouédraogo, qui estime que les innovations introduites, comparativement à la Constitution en cours, feront le bonheur des Burkinabè. Il a ainsi égrené des réformes d’envergure qui sont, entre autres, les droits sociaux affirmés, les institutions renforcées (cas du Parlement), le régime semi-présidentiel au lieu de celui présidentiel, l’approfondissement de l’indépendance de la justice, la mise en place d’une Cour constitutionnelle en lieu et place du Conseil constitutionnel, mise en place d’une Chambre criminelle en remplacement de la Haute Cour de justice, le verrouillage de certains articles, notamment ceux portant sur les mandats du président. En somme, 200 articles composent l’avant-projet et son élaboration a coûté pas moins de 400 millions de francs CFA. Devant ceux qui écarquillent les yeux, Halidou Ouédraogo s’empresse de faire remarquer : «La démocratie coûte cher.»

 

Issa K. Barry

Commentaires   

0 #2 Tôgs-sida 15-11-2017 16:09
Ce sont des propos à éviter,ces affirmations ont été souvent avancées par les despotes et les anarchistes!De toutes façons,convenez avec moi que tout coûte cher,la santé,la bouffe......on ne peut plus rien acheter à 5 francs, même à 10 francs et zut on me souffle qu'on ne peut plus acheter à moins de 25 francs.
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0 #1 Zangoté 15-11-2017 14:10
Personnellement je pense qu'il faut une boussole regroupant à la fois la vision et le besoin de développement du pays sur un court, long et moyen terme. Cela nous permettra de résoudre la question fondamentale de l'analphabétism e qui ne permet pas à la grande majorité des électeurs d'opérer des choix éclairés. Ainsi, au terme du quinquennat l'évaluation se fera de façon chiffrée et les évaluateurs sont interdits de briguer un quelconque mandat politique pendant leur mandat et 10 ans après leur mandat d'évaluateurs. De même, les électeurs se recruteront par appel à candidature et seront retenus sur la base de leurs compétences. Ni le président, les députés encore moins les ministres ne devront faire partie du jury qui recrute les évaluateurs. Le président qui n'aura pas obtenu la note de 8/10 est d'office interdit de prétendre à un second mandat sans qu'il y ait besoin de consulter le peuple. Celui qui aura obtenu une note inférieure à 5/10 est d'office présenté devant un juge pour répondre de ses actes avec son gouvernement. Des peines spécifiques d'emprisonnemen t devront être édictées et les coupables de mauvaises gestions jetés en prison sans préjudice de la confiscation de leurs biens. Je vous parie que ce dispositif est mis en place, on aura moins de candidats plaisantins et de candidats dinosaures.
A défaut de cela, qu'on instaure un mandat unique de 7 ans et qu'on renforce le contrôle de l'action gouvernementale ainsi que celle législative. Ainsi le président étant débarrassé du stress de second mandat se concentrera sur son mandat en cours au lieu de passer son temps à manœuvrer pour rempiler au détriment du travail pour lequel il a été choisi.Il faut au passage relever le niveau de nos parlementaires.
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