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Kaya : Des manifestations contre une décision de justice

Kaya : Des manifestations contre une décision de justice

Les journées du mercredi 6 et du jeudi 7 décembre 2017 ont été agitées à Kaya, capitale de la région du Centre-Nord et de la province du Sanmatenga. Le mouvement d’humeur a débuté dans la matinée du mercredi avec une manifestation des élèves des lycées et collèges de la ville. Ceux-ci ont érigé des barricades sur la route nationale 3, Ouaga-Kaya-Dori, précisément au niveau du poste de péage situé au secteur 4, afin de réclamer des évaluations dans les classes et d’exiger du gouvernement la satisfaction des revendications des travailleurs de l’éducation.

 

Dans l’après-midi, les élèves ont été relayés sur les lieux par un autre groupe de manifestants composé majoritairement de commerçants, de transporteurs et de bouchers. Ces derniers, après avoir ordonné la fermeture des commerces au grand marché, entendaient, par ce mouvement, protester contre le verdict du Tribunal de grande instance (TGI) de Kaya prononcé dans une affaire de diffamation de deux agents de la mairie. C’est finalement vers 22 heures que les barricades ont été levées pour permettre à la centaine de véhicules stationnée depuis la matinée de reprendre la route.

Et cela, à la suite d’une médiation entreprise par les autorités administratives locales et des personnes-ressources. Les manifestants sont revenus à la charge hier jeudi en bloquant les passages à la grande place Naaba Oubri et en ordonnant la fermeture des commerces du grand marché et de ses alentours. Ils menaçaient, selon certaines sources, de fermer les portes de la mairie et celles du palais de justice. La situation s’est décantée dans la cité des cuirs et des brochettes au koura koura dans la mi-journée suite à l’intervention des forces de sécurité qui, à l’aide de gaz lacrymogènes, ont dispersé les manifestants puis procédé à des arrestations.

En rappel, et selon les informations, tout serait parti d’un mouvement d’humeur organisé par un groupe de personnes qui, à travers une lettre adressée aux autorités locales, réclamait le départ de deux agents du service domanial de la mairie, à savoir Adama Nana et Sambo Diandé, qu’elles accusent de vente illicite de parcelles à usage d’habitation, de réserves administratives et de hangars dans le grand marché. Pour se blanchir, les deux agents incriminés avaient déposé une plainte à la justice de Kaya pour diffamation.

A la suite de l’enquête de la police judiciaire, plusieurs personnes, à savoir les leaders du groupe de frondeurs, les deux agents de la mairie incriminés et des témoins dont le maire de la commune, Boukaré Ouédraogo, ont été appelées à comparaître à la barre du TGI de Kaya le 8 novembre 2017. La délibération du procès, très attendu par les Kayalais, a eu lieu dans la matinée du mercredi 6 décembre. Les accusés ont comparu libres et 4 d’entre eux (Ouédraogo Ali, Bamogo Joseph, Simporé Rasmané et Sawadogo W. Albert), qui ont écopé d’une peine d’emprisonnement ferme de 6 mois, ont été placés sous mandat de dépôt après le prononcé du verdict.

 

Goussyamba Sambiga

 

Commentaires   

0 #4 LoiseauDeMinerve 08-12-2017 07:25
l'Eil de ZOGONA a encore fait parler la poudre. Oui le Djihaneb est là ! il se métastase. la paix est à portée de main. Va falloir que l'autorité se retrousse les manches !
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0 #3 naba 08-12-2017 04:53
Je propose que la police aille à ces manifs avec des cameras pour reprimer mais aussi filmer les elèves ou étudiants qui sement le chaos. On les coince après l'accalmie, comme pour l'agresseur d'Adja Divine
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0 #2 Megd 08-12-2017 04:46
Très honnêtement, ce président ne maitrise rien dans ce pays et tout montre qu’il n’était pas prêt à diriger ce pays.

Je n’ai jamais vu un président aussi débonnaire comme celui-ci. Les civils sont en train de semer les sillons qui permettront aux militaires de reprendre les commandes de ce pays.

Comment voulez-vous que des investisseurs viennent dans ce pays avec une telle chienlit?

On a chassé Blaise, mais le système est resté en place. Les gens ont juste changé de bannière et de parti sinon ce sont les mêmes personnes qui continuent à se sucrer et à diviser le pays. On a déshabillé Pierre pour habiller Paul. Les mêmes causes produisent les mêmes effets et tous les indicateurs qui concouraient à la chute de Blaise sont en place.

Le Burkina est en pilotage automatique et ce gouvernement navigue à vue.

Le réveil sera douloureux et très douloureux pour certains.
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0 #1 Sidzabda 07-12-2017 22:02
je suggère aux autorités, en cas de manifestations avec blocage des voies, quelle que soit la raison évoquée, que l'on mette les FDS à leurs trousses. pas de négociation, mais les mater comme ce fut le cas à Tita. Ainsi, chacun saura où manifester car la voie publique n'est la proprièté de personne pour être bloquée.
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