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Présidentielle libérienne : 20 pour un fauteuil

Sur un continent réputé pour la pléthore de ses candidats aux présidentielles, le Liberia pourrait avoir battu le record en la matière : en effet, les 2,2 millions d’électeurs, soit la moitié de la population de cet Etat fondé en 1822, sont appelés aux urnes aujourd’hui mardi 10 octobre 2017 pour départager, tenez-vous bien, 20 prétendants à la succession d’Ellen Johnson Sirleaf, en poste depuis 2006.

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Crise togolaise: Ces marches qui vont déboucher sur une impasse

Ils ne se parlent plus désormais que par manifestations interposées. Depuis que le camp présidentiel, faute d’une majorité des 4/5 de l’Assemblée nationale pour adopter le projet de loi de modification constitutionnelle, a décidé, au cours d’une session parlementaire boycottée par l’opposition, de recourir au référendum, les fils du dialogue semblent définitivement rompus entre les deux camps, engagés dans une épreuve de force dont il semble hasardeux de prévoir l’issue.

Hier encore, l’opposition a organisé une « marche d’avertissement » tandis que les partisans de l’Union pour la République, le parti au pouvoir, étaient conviés à un simple rassemblement. Et si au début de leur mouvement les frondeurs exigeaient le retour à la Constitution de 1992, ils ne réclament désormais rien d’autre que le départ pur et simple de Faure, dont les partisans, de leur côté, s’arc-boutent sur le choix laissé au peuple souverain pour trancher ce différend. C’est donc marche contre marche, manif contre manif, conférence de presse contre conférence de presse…

Un petit air de déjà-vu au Burkina où partisans et adversaires du tripatouillage de l’article 37 qui devait permettre à Blaise Compaoré de s’offrir un bail ad vitam aeternam à Kosyam avaient, en son temps, réussi l’exploit de remplir des stades « recto verso avec intercalaires ».

De là à penser que l’épilogue des deux crises serait la même, il y a sans doute un pas que ne franchira pas Gilbert Bawara. De passage à Ouagadougou mardi dernier, le ministre togolais de la Fonction publique n’a–t-il pas en effet affirmé de façon péremptoire que l’exemple burkinabè avait induit ses compatriotes en erreur et que les réalités burkinabè et togolaises étaient différentes ? On aurait cru entendre le député Mahama Sawadogo et d’autres grandes orgues de la « Blaisie » qui ne voulaient surtout pas entendre parler du fâcheux précédent nigérien où, à force de foncer dans le mur du tazartché contre lequel Blaise Compaoré le mettait pourtant en garde, Mamadou Tandja a fini par se fracasser comme ce sera le cas beaucoup plus tard pour l’enfant terrible de Ziniaré, même si alors les réalités burkinabè et nigériennes n’étaient pas les mêmes.

Alors qu’il s’agisse hier du Niger ou du Burkina, aujourd’hui du Togo ou du Gabon, demain peut-être du Cameroun, de la RDC, de la Guinée équatoriale, de l’Ouganda ou du Congo Brazza, de quelles réalités particulières parle-t-on ? Quelles sont ces différences si commodes alors qu’il s’agit, ici comme là, de la gestion monopolistique du pouvoir et de la prédation des richesses nationales par un clan prébendier ? Pour le moment, les marches togolaises sont plus ou moins pacifiques, si l’on excepte les morts au cours de quelques-unes d’entre elles. Mais si le projet référendaire qui doit permettre à Faure Gnassingbé de se refaire une virginité en 2020 devait définitivement prendre corps, nul doute que le mercure sociopolitique pourrait très rapidement monter, et la situation très rapidement échapper à ceux qui jusque-là sont convaincus de la maîtriser.

 

Marie Ouédraogo

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Tensions au Cameroun anglophone : Bloody Sunday à Bamenda

A la barrière linguistique qui séparait déjà les régions anglophones du Cameroun à la partie francophone faudra-t-il désormais ajouter un autre obstacle, la mare de sang  versé par les manifestants qui ont bravé l’interdiction officielle pour poser symboliquement le dimanche 1er octobre 2017 les jalons d’un Etat

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Refus liberté provisoire Gbagbo : C’est la "quellième" fois même ?

Nouvelle fin de non-recevoir pour l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo. Conformément à l’injonction de la Cour d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) en date du 19 juillet 2017, la Chambre de première instance a examiné une nouvelle fois la demande de mise en liberté provisoire, avec ou sans condition, de Gbagbo, poursuivi, on le sait, pour quatre chefs de crimes contre l’humanité : meurtres, viols, tentatives de meurtre et persécution.

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Cessez-le feu Nord-Mali : Petite lueur d’espoir derrière les dunes ensanglantées

Combien de temps tiendra ce cessez-le-feu dans le Nord-Mali où les accords se nouent et se dénouent aussi rapidement que s’effacent les traces de pas dans le désert ? C’est la question qu’on ne peut s’empêcher de se poser après la décision prise par la Coordination des mouvements de l’Azawad et les groupes pro gouvernementaux de cesser les hostilités à partir du 20 septembre 2017. En même temps que les armes vont se taire, les belligérants sont également convenus de la libération des détenus et du retour des combattants de la Plateforme dans la ville de Takalot où ils avaient été chassés manu militari par les ex-rebelles.

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Réforme constitutionnelle au Togo : Voie référendaire, voie incendiaire

Finalement, c’est au peuple d’arbitrer le litige politique qui agite depuis plusieurs semaines la classe politique togolaise. Dans l’absolu, en bonne démocratie, ça ne devrait pas poser problème. Ne dit-on pas d’ailleurs que « la voix du peuple est la voix de Dieu » pour montrer l’importance de la consultation populaire dans le régime démocratique ?

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