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Vu !!! Marché de Baskuy : Le retour des anarchistes du pont

Ce n’est déjà pas facile de circuler sur l’avenue Yatenga en temps normal. Les choses se compliquent davantage quand le soir venu on est obligé de traverser le pont de Baskuy. En effet, depuis les feux tricolores situés au niveau du marché jusqu’à ceux du commissariat de Sigh-Noghin, des vendeurs toutes catégories ont colonisé la piste cyclable rendant ardu le trafic. La clientèle qui stationne le long de la voie pour faire ses emplettes l’obstrue du même coup avec engins et autres véhicules.

 

Conséquence, un imbroglio très dangereux. Des accidents graves s’y sont déjà produits mais qui n’ont malheureusement pas désarmé jusque-là ces commerçants qui risquent inutilement leur vie et celle des autres. La municipalité avait exigé dans le temps que les bouchers, les vendeuses d’arachides, de fruits ou de légumes restent en deçà du caniveau. Une barre de fer avait même été plantée pour les contraindre à cela. Aujourd’hui, les responsables communaux semblent avoir baissé les bras et la confusion est revenue en force.

Cette situation vécue sur l’avenue Yatenga se vit aussi à plusieurs endroits de la ville. Ce qui nécessite qu’on y mette rapidement de l’ordre. Les différentes mairies d’arrondissement sont interpellées pour aider à amoindrir les drames enregistrés çà et là. Mais en attendant, que chacun se donne la peine d’observer le minimum de règles de sécurité.  

 

SOS !!!!

Produits prohibés ou contrefaits

La mort du consommateur à petit-feu

 

Le 19 février prochain, cela fera exactement un an que l’affaire des canettes périmées du Groupe Obouf a éclaté au grand jour. En effet, douze mois plus tôt, 2 184 072 canettes périmées ; 372 bidons de 1,5 litres de boissons gazeuses de marque «Coca cola » périmés ; 276 boîtes de tomates concentrées de marque «Le Trésor» périmées ; 10 608 canettes sans date de péremption et 442 296 canettes dont les dates de péremption ont été changées sont tombés entre les mains de la police nationale burkinabè. Lesdites canettes qui sont commandées depuis la Tunisie après avoir transité par le Togo voisin devaient inonder le marché burkinabè.

Le cas du Groupe Obouf n’est pas du tout isolé. Bien d’autres magasins et boutiques qui stockent des produits alimentaires dangereux pour les consommateurs sont disséminés à travers la capitale et à l’intérieur du pays. Tout se passe comme s’il n’existait pas au Burkina des organes de contrôle des importations et des productions locales pour préserver la santé des populations. Et pourtant les inspections vétérinaires, phytosanitaire et le contrôle douanier sont bien là pour donner respectivement leur avis sur les animaux, les produits agricoles et ceux dits de catégories générales, avant qu’ils ne soient mis sur le marché. Outre Ces structures de contrôle, des dispositions comme l’obligation faite aux importateurs de posséder un certificat national de conformité sont prises pour éviter les raccourcis qu’aiment à emprunter certains.

En rapport avec les produits avariés ou contrefaits, les députés avaient interpellé le gouvernement de la Transition courant juillet 2015. Malheureusement de nos jours encore, force est de constater que le phénomène perdure. Des produits pharmaceutiques, des boissons diverses… continuent de circuler au Burkina, tuant à petit-feu des consommateurs pour la plupart analphabètes. Des maladies comme les cancers, les insuffisances rénales, pour ne citer que celles-là, prolifèrent.

Il est par conséquent grand temps de secouer vigoureusement le cocotier. Le Conseil des ministres en sa séance du 25 février 2015, suite à l’affaire des canettes périmées, avait condamné les actes répréhensibles des importateurs malhonnêtes et appelé les populations à plus de collaboration en dénonçant toute activité suspecte dans les entrepôts. Le mois suivant, le Premier ministre, Yacouba Isaac Zida, avait pour sa part encouragé la police nationale et l’ensemble des forces de l’ordre à persévérer dans leur lancée, à approfondir les recherches dans toutes les localités du Burkina Faso pour retrouver d’éventuels produits impropres à la consommation. Le ton est donné par l’autorité. Le Laboratoire national de santé publique (LNSP) et la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB) doivent eux aussi accentuer leurs actions et les populations se montrer plus exigeantes.

 

Alerte !!!

Interdiction des sachets plastiques

La loi doit s’appliquer dans toute sa rigueur

 

Pour lutter contre les milliards de sacs en plastique non biodégradables abandonnés dans la nature chaque année en Europe, leur distribution aux caisses des supermarchés en France est interdite. Des sacs réutilisables devront être proposés à la place. Cette décision devait entrer en vigueur le 1er janvier dernier. Elle a finalement été repoussée au 1er juillet 2016 pour répondre à un «besoin de transition».

Comme chez nos ancêtres les Gaulois et des pays africains au nombre desquels la Côte d’Ivoire, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Rwanda, le Togo, le Tchad et la Tunisie ; le Burkina Faso, avec quelques exceptions a aussi adopté le 20 mai 2014 une loi interdisant la production, l’importation, la commercialisation et la distribution des sachets ou emballages plastiques non biodégradables. Ces sachets selon les spécialistes tuent près de 30% du cheptel national. Non infiltration des eaux de pluie, obstruction des caniveaux, survenue de maladies cardiovasculaires… leur sont également imputables. Un délai de six mois avait été retenu pour l’entrée en vigueur de la loi, le temps de permettre aux commerçants de liquider leurs stocks avant l’importation d’emballages plastiques biodégradables.

Plus d’un an s’est écoulé depuis l’entrée en vigueur de la fameuse loi, mais sur le terrain les choses ne semblent pas avoir changé. Les sachets de tous genres et de toutes les couleurs sont toujours en vente partout sous nos tropiques et leurs conséquences sont plus redoutables que jamais. La menace est bien réelle mais le changement de comportement tarde à venir. La loi bien sûr a été votée mais pour son application effective et efficace, il va falloir reconsidérer certains paramètres.

Commentaires   

0 #1 Kanzim 03-02-2016 14:40
Lorsque le Président Kafando avait proclamé que « plus rien ne sera plus comme avant », j’ai dit que l’on évaluerait la véracité d’un tel serment aux premiers feux tricolores. Il n’a pas fallu un mois pour que l’on en constatât la vanité et la vacuité. Des promesses, des engagements rendus foireux par le manque d’actions fortes, ont ainsi fait passer plusieurs responsables comme des totos, lorsqu’ils envahissent l’espace médiatique pour annoncer des décisions fortes. M Simon Compaoré ne dira pas le contraire, lui qui a échoué dans la fermeture pourtant salutaire des chambres de passe, ou dans le paiement de la TDC. Et que dire du port obligatoire du casque ? Tout ceci pour dire que les dirigeants se pinceront pour rire, tant que la répression de l’indiscipline tueuse des citoyens ne sera pas engagée. Pourquoi une dame en plein marché de Gaoua frit ses patates auprès d’un soudeur lui aussi en plein marché à côté d’une station aux abords du marché et des structures éducatives ? Parce que les autorités se moquent du peuple. Saturation du pont de Baskuy, circulation de produits avariés et de gros camions en pleine ville, persistance de sachets plastiques, tout cela démontre d’un flétrissement voulu et intéressé de la puissance publique. Il appartient à chaque individu de se protéger. Les actes « terroristes » ne sont pas posés que par les autres.
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