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Remaniement ministériel : Et le cas Albert Ouédraogo ?

L’événement, ces derniers jours dans  notre pays, c’est sans nul doute l’éviction du gouvernement du ministre de La Justice, de la Promotion des droits humains et garde des Sceaux, Jérôme Traoré (lire aussi page 5). Et comme c’est souvent le cas dans les remaniements ad hominem, Blaise Compaoré et Luc Adolphe Tiao, les deux têtes de l’Exécutif, en ont profité pour opérer des réglages, si ce n’est régler d’autres affaires.

Ainsi du cas d’Albert Ouédraogo, qui quitte le ministère des Enseignements secondaire et supérieur pour celui, de création récente, des Droits humains et de la Promotion civique. Ce qui est synonyme, au regard de l’ordre protocolaire, d’une certaine  dégradation même si le nouveau portefeuille est d’une certaine importance dans ce Faso où l’incivisme tend à devenir le sport favori de bien de Burkinabè.

Pour autant, le Pr Albert ne s’en trouvera pas dépaysé vu son activisme passé dans le milieu des organisations de la société civile. Voilà donc un tocsin à la portée du président du Tocsin pour mieux donner l’alerte sur la situation des droits de l’homme. On espère qu’il ne s’en privera pas et surtout saura en faire bon usage.

Selon des sources bien introduites, il y avait également un problème Albert. A en croire effectivement certains analystes, il paie par cette rétrogradation les nombreux impairs, avérés ou supposés, qu’on met sur son passif du temps où il était à la tête du grand ministère des Enseignements secondaire et supérieur. Quand on n’évoque pas les humiliations publiques subies par certains de ses collaborateurs et partenaires de son ministère, comme les syndicats,  on avance volontiers les nominations et certains limogeages qui ont mis mal à l’aise ses propres homologues du gouvernement : entre autres cas les plus criards,   «l’affaire Boly», du nom de l’époux de sa collègue de l’Education nationale.

En effet, celui-ci a été sauté de son poste de président de l’Université polytechnique de Bobo dans des circonstances qui ont non seulement bouleversé la collègue en question, mais aussi interloqué l’opinion.

A tort ou à raison, on reprochait aussi à l’ex-ministre des Enseignements secondaire et supérieur certaines lenteurs dans les négociations avec les partenaires, comme la Banque mondiale ; choses qui pouvaient faire capoter certains projets ultrasensibles.

Ce n’est certainement pas le potentiel qui lui faisait défaut, mais plutôt les capacités managériales pour conduire un département comme celui-là où il faut savoir ménager les nombreuses structures et les partenaires nationaux et internationaux. Nomination pour nomination, c’est peut-être au poste où on l’a ramené aujourd’hui qu’il fallait le promouvoir d’abord pour qu’il fourbisse ses armes.

 

Alain Saint Robespierre

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