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Les élucubrations… de Toégui : L’épopée des Samos…

Merci NELSON, merci de m’avoir donné raison mardi passé. Tu m’as donné raison urbi et orbi. T’inquiète NELSON, tu iras loin. Le maître KANZIM n’a qu’à bien se tenir. Tu n’es pas comme ce bourricot de Yé ! Lorsqu’on lui dit que 2 et 2 font 4, il fait : « Han ! 2 et 2 font 4 ? Comment ça ? »

 

Un bourricot le Yé !  Avec sa tête on dirait tête de ADEBAYOR.

Mais tu sais NELSON, depuis l’ouverture du FESPACO le Square Yennenga refuse du monde. Enfin, je te parle de ce qui reste du Square Yennenga après l’outrage qui y a été opéré. Les festivaliers s’y bousculent. Et ils viennent de tous les pays. Les uns viennent pour revoir la Princesse Yennenga, les autres viennent pour découvrir la Princesse Yennenga. J’en ai vu qui viennent de Mexico. Face au dégât certains n’arrivent pas à retenir leurs larmes. Un Chinois s’est même exprimé en chinois comme ceci :

  • Mochichi wang yu ya yalma.

NELSON, tu as une bonne tête. Tu ne peux donc pas être Mochichi. Je vais te donner une information en exclusivité.

Voilà, après le dassandaga que les Samos de Ouaga ont organisé chez le Mogho Naaba nous avons tenu une Assemblée générale. Des délégations sont venues du Sourou profond et du Nayala réel. Mon oncle Tougolo a pris part aux travaux. Voilà, nous avons décidé de mettre fin aux inepties contenues dans la soi-disante Epopée des Mossés et selon lesquelles les migrants venus de Gambaga ont chassé les autochtones Samos de leurs terres les poussant à se réfugier au Sourou-Nayala. Balivernes de balivernes. Personne ne nous a chassés de Wogodogo. Nous sommes partis de nous mêmes et le monde entier doit le savoir. Pour remettre l’Histoire à l’heure nous avons décidé d’ériger un Mémorial à Nonsin, notre ancienne capitale. Un ouvrage d’art plus haut que le siège de la BCEAO qui est le point culminant de la ville. Ce Mémorial va représenter un Samo fouettant un Mochichi nouvellement arrivé de Gambaga. C’est ce que faisaient nos pères autrefois lorsqu’ils surprenaient un réfugié Mochichi en provenance de Gambaga en train de faire KK dans un champ. On le fouettait en lui intimant l’ordre d’arrêter de déféquer et de pondre un œuf. Et selon ce qu’on nous dit au village, le fouet faisait si mal que le Mochichi déféqueur finissait par pondre un œuf de force.

Je suis Bantaaré, ça vous le saviez. Mais ce que je ne vous avais pas dit jusque-là c’est que le Bantaaré est une école polytechnique. On y apprend du tout. J’avais un penchant particulier pour une matière dans laquelle j’excellais : la resquille. La resquille c’est la faculté à se trouver dans un endroit où on ne devrait pas être. Je me rappelle comme si c’était hier les deux livres ci-dessous qui traitaient de la resquille:

  • Comment être un parfait resquilleur
  • Les mille et une astuces de la resquille.

C’est fort des livres ci-dessus que je me suis retrouvé à la tribune d’honneur à l’ouverture du 25e FESPACO. J’étais à deux rangées de la rangée présidentielle. Lorsque j’aperçus le ministre Alpha Barry en Faso Dan Fani, je me suis dit :

  • Toégui, tu l’as échappé belle. Ça allait arriver à ton argent.

Figurez-vous que pour les élucus que vous tenez en main j’avais décidé d’écrire que je n’avais jamais vu de mes yeux le ministre Alpha Barry en Faso Dan Fani. Et, en réalité jusqu’à ce jour, je n’avais jamais vu le ministre Barry en Faso Dan Fani. Alpha, pas Tahirou.

Je n’avais jamais vu non plus le ministre René Bagoro en Faso Dan Fani. C’est ce que je voulais écrire, vous comprenez ? Mais je me suis gardé de l’écrire parce qu’au dernier moment avant de regagner la Rue Ousmane Sibiri je me suis dit :

Toégui, ce n’est pas parce que tu n’as pas vu ces deux ministres en Faso Dan Fani que tu vas affirmer qu’ils ne portent jamais de Faso Dan Fani. Et puis, ta gueule, tout le monde ne peut pas être en Faso Dan Fani tout le temps comme le Premier ministre Kaba qui bat le record du port  du Dan Fani en quantité et en qualité.

Donc j’étais assis dans la loge, à deux mètres de Roch. S’il m’a vu ? Hé hé ! Comment peut-il me voir, je vous ai dit que j’ai appris des trucs au Bantaaré qui me rendent invisible.

Vous pouvez me croire, lorsqu’on est assis dans la tribune présidentielle à l’ouverture d’un FESPACO on voit les choses autrement.  On ne voit pas les choses comme vous les voyez lorsque vous êtes devant votre télé à la maison.. Ainsi, lorsque le ministre Tahirou Barry a piqué un sprint tout à coup brusquement, je pris peur. Je me levai d’un bond et criai « Y a quoi !? » Personne ne répondit. On ne pouvait pas répondre puisqu’on ne me voyait pas à cause du truc appris au Bantaaré. Je jetai instinctivement un coup d’œil vers Simon Compaoré le ministre de la Sécurité. Il est vrai que le ministre Jean-Claude Bouda avait promis la main sur le cœur, que les terroristes seront terrorisés mais il n’avait pas fixé de date. Le ministre de la Sécurité était assis, calme, imperturbable et cela me rassura. Je renonçai donc à me coucher sous les sièges.

J’ai dit qu’à la loge présidentielle on voit les uns mais pas les autres.

Lorsque le maire de Ouagadougou, M. Armand Béouindé regagnait sa place après son discours de bienvenue, mon petit doigt se mit à me chatouiller. C’est un signe pour m’annoncer que dans peu de temps quelque chose allait se produire. Quelque chose sans dire quoi. Le maire Béouindé se rapprochait de la tribune dans une allure de FESPACO. Parvenu au niveau de la loge présidentielle, il monta les escaliers de velours, se dirigea vers le Chef de l’Etat à qui il tendit la main pour le saluer. Et que vis-je !? Le Président Roch Marc Christian Kaboré  se leva de tout son long pour serrer la main du maire. Quoi !!?? Le Président ?! Le Président du Faso !? Face à un maire !? Hum !

Moi président…

Ta gueule Toégui ! Tu n’es pas Président, tu ne seras jamais Président.

Ma gueule… ma gueule… Mais le « qui de droit » du Protocole d’Etat aurait pu tout de même apprendre le b.a.ba de l’étiquette en République à monsieur le Maire afin qu’il sache qu’il ne doit pas tendre la main au Président, parce que, s’il tend la main au Président, le Président va attraper sa main alors que si le Président doit attraper sa main le Président devra se lever, alors que si le Président se lève pour saluer un maire, le Toégui pourrait le voir alors que si le Toégui le voit, le Toégui ne fermera pas sa gueule. CQFD.

Je suis Bantaaré, fier de l’être. Nous, les Bantaaré nous avons une qualité dont nous nous flattons. Nous la tenons de notre bon monsieur Emile. Lorsque quelque chose nous dépasse, lorsque notre ignorance ne nous permet pas de savoir quelque chose, nous demandons à moins ignorant que nous pour en savoir. Je vais donc vous demander. Voilà… On m’a fait savoir que, contrairement à d’autres pays, chez nous au Burkina, le mandat des députés n’est pas impératif. En français facile, cela veut dire que le député n’est pas tenu de se conformer aux promesses  de campagne qu’il a faites à ses électeurs. Pour la raison que le député a un mandat national et non local. A ce qu’il paraît, il serait illégal, donc susceptible de sanctions, il serait même illégal qu’un député œuvre à satisfaire les électeurs qui ont voté pour lui.

La question que je pose est celle-là. Comment se fait-il que chez nous ici au Faso, chaque année, l’Assemblée nationale offre ce qu’on appelle une « prime de redevabilité » à chacun des députés avec l’injonction d’aller rendre compte aux électeurs ? Une prime dont le montant était autrefois de 3 millions. Je serais particulièrement obligé si Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel et Monsieur le Président de l’Autorité Supérieure de Contrôle d’Etat pouvait éclairer ma lanterne.

 

Charles Guibo

Commentaires   

0 #3 Kanzim 28-02-2017 16:46
M Toégui : j’ai beaucoup apprécié les hommages et prosternations, courbettes et salamalecs effectués par les Samos, chez le Mooro Naaba. Il est même arrivé que je ressentisse quelque peur, mais la quiétude de l’Empereur des Mossé et des Samos m’a rassuré que « y a rien au village ». Mais voici une histoire dont je m’excuse pailleurs de la longueur, qui rappelle que les Samos ont été quand même braves, une fois en passant. Elle met en présence les « crapaudiphages », néologisme qui désigne les mangeurs de crapauds dont les Yadcé en font un label. Ces Yadcé qui par leur bravoure, ont transformé des Gourmantché en arboricoles, ou ceux qui vivent en dans les arbres, et ce depuis que, craignant qu’on le « daba » ou matât », un certain Diaba Lompo se réfugia dans un baobab, arbre vénéré par les Yadcé pour ce que ses feuilles séchées sont très prisées, surtout lorsqu’elles sont préparées avec des crapauds eux-mêmes séchés. Bref, comme on le dit, chaque a son Waterloo, c’est-à-dire son échec survenant parmi ses succès. Et le Waterloo des Yadcé arriva lorsqu’un de leurs rois décida de se construire un palais. Il ordonna aux peuplades alentour d’apporter des briques. Mas les habitants de Gomboro, n’obéirent points. D’ailleurs Moussa Diallo i lefaso.net du 11 février 2017, donne la signification de Gomboro, qui « viendrait du San « Gonon n’boro qui signifie « patiente, il va arriver ». Parce que selon l’histoire poursuit M Diallo, « lors des guerres d’occupation, des guerres tribales, les habitants de Gomboro avaient pour stratégie d’attendre toujours l’ennemi arriver avant de l’anéantir plutôt que d’aller à sa rencontre ». Souvenez-vous M Toégui, des bagarres entre garçons consistant à défier une équipe adverse, de traverser une ligne de sécurité, ce qui donnait lieu le cas échéant, à de la bagarre. Souvenez-vous aussi M Toégui, de ce magistrat qui en conflit amical entre confrères, eut à dire par voie de presse que « si M le Ministre Bagoro veut venir, faut pas l’attraper. Il faut le laisser venir, et on verra… ». Gomboro veut dire donc « nous pas bouger, celui qui peut n’a qu’à venir peut on va voir ». Donc observant que les habitants de Gomboro ne venaient pas à Ouahigouya pour confectionner les briques de sa Majesté le Roi, celui-ci envoya leur donner l’ultimatum d’une semaine pur venir confectionner leur part de briques. Le lendemain matin, on observa de Ouahigouya, un nuage de poussière venant de vers Tougan. On conclut à une attaque ennemie. La cavalerie fut préparée. On envoya deux éclaireurs pour aller voir les positions de l’ennemi. Quand les éclaireurs revinrent, le roi leur demanda et alors ? « Votre Majesté leur répondirent-ils , ce sont les gens de Gomboro qui arrivent. Ah c’est bien répondit le roi. Ils viennent nombreux pour les briques. Non votre Majesté ? Ils arrivent avec les briques, et beaucoup de briques. Mais ils utilisent des fouets et les briques sautillent en direction vers Ouahigouya. Rapidement se tint une réunion. Il fut décidé de négocier, plutôt que de se battre. Alors les habitants de Gomboro acceptant la réconciliation ordonnèrent aux briques de s’assembler. Ce qui fut fait, et donna une colline. Cette colline existe aujourd’hui et s’appelle « Gomboro tanga », ou la colline de Gomboro. Attention : cette histoire est racontée aux enfants comme un conte… Mais en tout cas elle démontre que pour une fois, des Samos se sont montrés courageux. Des Samos de Gomboro, Gomboro qui veut dire « laissez les venir ». Comme si on disait à un ministre qui ne porte pas du Faso Dan Fani, « laissez-le dans ses costumes. ». Un jour il connaitra l’histoire du juge jugé. Ce n’est pas parce le costume a des bas gros qu’on le ^réfère au FDF.
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0 #2 Kanzim 28-02-2017 14:12
M Toégui : j’ai beaucoup apprécié les hommages et prosternations, courbettes et salamalecs effectués par les Samos, chez le Mooro Naaba. Il est même arrivé que je ressentisse quelque peur, mais la quiétude de l’Empereur des Mossé et des Samos m’a rassuré que « y a rien au village ». Mais voici une histoire dont je m’excuse pailleurs de la longueur, qui rappelle que les Samos ont été quand même braves, une fois en passant. Elle met en présence les « crapaudiphages », néologisme qui désigne les mangeurs de crapauds dont les Yadcé en font un label. Ces Yadcé qui par leur bravoure, ont transformé des Gourmantché en arboricoles, ou ceux qui vivent en dans les arbres, et ce depuis que, craignant qu’on le « daba » ou matât », un certain Diaba Lompo se réfugia dans un baobab, arbre vénéré par les Yadcé pour ce que ses feuilles séchées sont très prisées, surtout lorsqu’elles sont préparées avec des crapauds eux-mêmes séchés. Bref, comme on le dit, chaque a son Waterloo, c’est-à-dire son échec survenant parmi ses succès. Et le Waterloo des Yadcé arriva lorsqu’un de leurs rois décida de se construire un palais. Il ordonna aux peuplades alentour d’apporter des briques. Mas les habitants de Gomboro, n’obéirent points. D’ailleurs Moussa Diallo i lefaso.net du 11 février 2017, donne la signification de Gomboro, qui « viendrait du San « Gonon n’boro qui signifie « patiente, il va arriver ». Parce que selon l’histoire poursuit M Diallo, « lors des guerres d’occupation, des guerres tribales, les habitants de Gomboro avaient pour stratégie d’attendre toujours l’ennemi arriver avant de l’anéantir plutôt que d’aller à sa rencontre ». Souvenez-vous M Toégui, des bagarres entre garçons consistant à défier une équipe adverse, de traverser une ligne de sécurité, ce qui donnait lieu le cas échéant, à de la bagarre. Souvenez-vous aussi M Toégui, de ce magistrat qui en conflit amical entre confrères, eut à dire par voie de presse que « si M le Ministre Bagoro veut venir, faut pas l’attraper. Il faut le laisser venir, et on verra… ». Gomboro veut dire donc « nous pas bouger, celui qui peut n’a qu’à venir peut on va voir ». Donc observant que les habitants de Gomboro ne venaient pas à Ouahigouya pour confectionner les briques de sa Majesté le Roi, celui-ci envoya leur donner l’ultimatum d’une semaine pur venir confectionner leur part de briques. Le lendemain matin, on observa de Ouahigouya, un nuage de poussière venant de vers Tougan. On conclut à une attaque ennemie. La cavalerie fut préparée. On envoya deux éclaireurs pour aller voir les positions de l’ennemi. Quand les éclaireurs revinrent, le roi leur demanda et alors ? « Votre Majesté leur répondirent-ils , ce sont les gens de Gomboro qui arrivent. Ah c’est bien répondit le roi. Ils viennent nombreux pour les briques. Non votre Majesté ? Ils arrivent avec les briques, et beaucoup de briques. Mais ils utilisent des fouets et les briques sautillent en direction vers Ouahigouya. Rapidement se tint une réunion. Il fut décidé de négocier, plutôt que de se battre. Alors les habitants de Gomboro acceptant la réconciliation ordonnèrent aux briques de s’assembler. Ce qui fut fait, et donna une colline. Cette colline existe aujourd’hui et s’appelle « Gomboro tanga », ou la colline de Gomboro. Attention : cette histoire est racontée aux enfants comme un conte… Mais en tout cas elle démontre que pour une fois, des Samos se sont montrés courageux. Des Samos de Gomboro, Gomboro qui veut dire « laissez les venir ». Comme si on disait à un ministre qui ne porte pas du Faso Dan Fani, « laissez-le dans ses costumes. ». Un jour il connaitra l’histoire du juge jugé. Ce n’est pas parce le costume a des bas gros qu’on le ^réfère au FDF.
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0 #1 Neilson 28-02-2017 13:01
Toégui ! Mon Toégui ! Encore une idée lumineuse ! Bien entendu, toute bonne idée qui sort ou qui pourrait sortir de ta tête bien faite m’appartiennent puisse que toi tu m’appartiens, quoi de plus normal ?! Je veux que le mémorial que tous les samos vont ériger à Nonsin avec l’aval des descendants de wogodogo Naaba Wanksé soit fortiche, tout le Moogho va participer ; et je vois d’ici l’allure que ce mémorial qui dès la fin de sa construction sera classé « patrimoine historique de L’humanité » ! On y verra un Samo trapu et costaud accroupi tendant à un géant Moagha ses deux mains, dans une des mains une calebasse contenant du gnontoro et dans l’autre un panier d’œufs en signe de bienvenu, de profond respect et de soumission éternelle ! Ah, qu’il sera beau, qu’il sera grandiose ce mémorial ! Toégui, dès mardi prochain, tu lanceras de ma part, un appel à souscription dans tout le Moogho (monde entier)!
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