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Une histoire sans tête ni queue

Cher Wambi,

Le jour refuse toujours de se lever sur Bonyolo, tant les populations baignent encore dans l’horreur du site d’orpaillage de Guido où, tu te le rappelles, le sieur Victor Zoundi a écrit son nom en lettres de sang dans l’agenda de ce mois de février.
Hélas, cher cousin, face au pognon, ils sont une quantité non négligeable, dans ce pays dit des hommes intègres, qui n’hésiteraient pas à offrir leur mère en sacrifice tel au Far-West.
Visitez seulement nos Maisons d’arrêt et de correction, bonnes gens, et vous en conviendrez.
Oui, Victor Zoundi est de cette race qui, pour 300 000 F CFA, avec une froideur inénarrable, a décapité une femme, sa copine, s’il te plaît, cher Wambi, en cette nuit du vendredi 3 février.

Mais maintenant qu’on exhibe ce forcené tel un trophée de guerre après qu’il a commis cet odieux crime et convoyé sa “marchandise” sur le site d’orpaillage, on ne peut que se perdre en conjectures.
- pourquoi, en effet, son choix de vendre la tête humaine s’est-il porté sur Souleymane Bassinga ?
- La victime a-t-elle été tuée avant ou après marché conclu sur le site d’orpaillage ?
Loin de moi, cher cousin, l’idée  de chercher des poux sur un crâne rasé, mais toute réponse à ces questionnements commanderait de savoir pourquoi on n’a pas anticipé en mettant Victor Zoundi hors d’état de nuire avant la commission du crime pour sauver la tête de sa victime repérée.
En tout cas, le débat est lancé, mais saura-t-on jamais la vérité sur l’événement de février à Guido ?
Les jours à venir nous en diront davantage.

A mille lieues des rives du Kadiogo, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Alain Edouard Traoré, a fait ce jeudi 9 février 2012 à Lyon une intervention brillante et particulièrement remarquée dans le cadre du forum RIO+20 initié par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) dans la perspective du Sommet de la Terre qui se réunira à Rio.
L’homme, qui n’a pas fait dans la langue de bois, a brillamment thésé sur la gouvernance du développement durable et eu droit à une standing-ovation à la fin de son exposé.

Cher Wambi, dans ma dernière lettre, je te disais que les tombolas minute avaient disparu de la circulation au grand dam des joueurs et des petits revendeurs qui en tiraient une partie de leurs revenus. Ces derniers jours, ce que ton cousin Yoli appelle «jeu de cartes des riches» a réapparu sur le marché mais non sans difficulté. Le week-end passé, j’ai ainsi assisté, dans un troquet du secteur 9, à une bagarre épique qui aurait pu mal se terminer n’eût été le calme olympien  de certains des protagonistes qui, pourtant en temps normal, dégainent au quart de tour. Le casus belli : des lots entiers de la gamme «hippisme», dont trois des neuf symboles sont masqués. Impossible de ce fait de gagner le moindre kopeck, et les enfants refusent de rembourser le montant des tickets litigieux.

Les esprits se chauffent et on manque de peu d’en venir aux mains pour ne pas dire aux flingues. En fait, la question que  plus d’un se pose, c’est de savoir s’il s’agit bien de tickets authentiques mais mal faits de la Loterie nationale burkinabè (LONAB) ou ceux de contrefacteurs. Il semble en tout cas qu’en attendant d’y voir clair, les détenteurs de ces tickets à problèmes peuvent se faire rembourser, mais comme les vendeurs refusent de jouer le jeu, s’il faut se déplacer à la “rue de la Chance” pour 200 ou 400 francs CFA, il y a de quoi décourager même le plus fauché des clients. Sans oublier que, peut-être, derrière certains symboles masqués se cachent, qui sait, de gros lots.

Parcours du combattant pour un casier judiciaire ; tel est, hélas, cher cousin, le calvaire de l’essaim de candidats aux examens et concours de la fonction publique.
A telle enseigne que le palais de justice, comme tu peut le constater, ne désemplit jamais.
Mais combien sont-ils à pouvoir décrocher le précieux sésame, vu les conditions de sa délivrance ?
Inquiétude et suggestions de ton neveu Ismaël Eric Ouédraogo à ceux d’en haut :

“En rappel, au Burkina Faso, pour ce que je sais, le casier judiciaire (C.J.) est délivré dans des conditions particulières qu’il me plaît d’énumérer :
- pour les Burkinabè nés à l’intérieur des frontières du Burkina Faso, le CJ est délivré par le Tribunal de grande instance (TGI) du lieu de naissance du requérant.
Exemple n°1 : pour un Burkinabè né à Banfora, seul le TGI de Banfora est habilité à lui délivrer son CJ ;
- pour ceux nés hors des frontières burkinabè, c’est la Cour d’appel (CA) de Ouagadougou qui délivre les Casiers judiciaires.
Exemple n°2 : pour un ressortissant né en Côte d’Ivoire, il ne pourra obtenir son CJ que de la CA de Ouagadougou.

Au vu de ce qui précède, il se dégage assurément des difficultés pour les demandeurs.
En effet, pour un document qui n’a qu’une durée de validité de trois (3) mois, il faut tout le temps se déplacer en cas de besoin.
En se fondant sur le premier exemple, monsieur Yaméogo, domicilié à Ouagadougou et né à Banfora, devra se déplacer à tout moment pour obtenir son CJ lorsque le besoin se fera sentir. Ou encore pour mademoiselle Gaméné, née à Koudougou et résidant à Garango, qui devra engager des frais pour se rendre à Koudougou pour obtenir son CJ.

Cette situation n’est pas du tout aisée, dans la mesure où pour ce seul document, il faut engager d’énormes frais (transport aller-retour, logement, alimentation...) pour, je le rappelle, ne plus pouvoir l’utiliser dans trois mois.
Je critique cet état des choses parce que je sais que de nombreuses personnes vivent cette situation. Pour les personnes à la recherche d’emplois, elles sont les plus exposées, dans la mesure où les tests de recrutement font très souvent appel au CJ dans la constitution des dossiers. Certains sont souvent contraints de ne pas postuler pour ces emplois parce qu’ils n’ont pas de moyens financiers pour établir leur CJ ou parce que le document leur est parvenu bien après la date prévue pour la réception des dossiers.

Convenez avec moi que c’est pas facile.
La question fondamentale qui se pose est de savoir s’il ne faudrait pas repenser les conditions de délivrance de ce précieux document qu’est le Casier judiciaire, surtout avec le développement des NTIC.
Si l’économie numérique a été décrétée par notre gouvernement comme un pilier du développement de notre pays, n’est-il pas urgent de se pencher sur cette question, qui, somme toute, demeure une préoccupation de plus d’un Burkinabè ?”

Oui, cher Wambi, osons espérer que les préoccupations de ton neveu sont aussi celles  de ceux qui nous gouvernent, et que le tapis rouge sera déroulé en faveur de ces milliers de jeunes qui vont, désarmés, à l’assaut de la Fonction publique.
Mais en attendant, jetons un coup d’œil dans le carnet de Tipoko l’Intrigante.

- L’histoire va-t-elle se répéter pour la Côte d’Ivoire en 2012 à la faveur de la Coupe d’Afrique des Nations de football ? Tenez : en 1992, lorsque les Eléphants remportaient la CAN, Laurent Gbagbo (ex-président) était en prison et Alassane Dramane Ouattara était aux affaires (Premier ministre). 20 ans plus tard, bis repetita.
Ce n’est pas tout, puisqu’en 92, l’entraîneur des Eléphants était un local (Yéo Martial) tout comme François Zahoui. Le capitaine de l’équipe était un bété (Gadji Céli Saint-Joseph) tout comme Didier Drogba ; mieux, à la CAN  92, les Ivoiriens n’avaient encaissé aucun but jusqu’à la finale ; et à la CAN Gabon-Guinée-Equatoriale, la défense des Eléphants en a fait autant. A la fin de sa carrière, Drogba deviendra-t-il, lui aussi,  chanteur comme Gadji Céli ?

- L’on se souvient qu’en mars 2010, 101 agents de la BIB, membre du groupe UBA basé à Lagos au Nigeria, avaient été licenciés pour non-performance et non-qualification requise.
Selon leurs dires, c’est exactement le 26 février 2010 qu’ils ont été informés, par note circulaire, puis par courrier électronique individuel interne, de la rupture de leurs contrats de travail d’avec leur nouvel employeur, sans qu’il y ait eu concertation ni négociation au préalable.
Après une tentative infructueuse de conciliation, ils ont élu domicile au cabinet de Maître Farama pour dénoncer le protocole, qui aurait été unilatéralement conçu par la Banque et qu’ils auraient été contraints de signer en attendant, pour nombre d’entre eux, de faire valoir leurs droits à la pension dans huit, voire dix ans et plus.
L’ouverture du procès, sauf report, est prévue pour le vendredi 10 février 2012 à huit heures au palais de justice de Ouagadougou.
Nul doute que cette affaire connaîtra de grands rebondissements dans le monde des travailleurs, quand on sait que ces pères et mères de familles (dont certains ont occupé des postes de directeur, de chefs d’agence et de service), condamnés au chômage du jour au lendemain, après de longues années de bons et loyaux services rendus à cette institution, n’entendent pas se contenter pour survivre des broutilles d’une prime dite d’incitation et d’indemnités de rupture de contrat calculées et imposées par la Banque.

- Plus d’un croyait que le problème de Gompiiga, employé à Sitarail, était réglé depuis fort longtemps, car, à ce que l’on dit, avec l’actuel repreneur, cette société n’est plus au rouge et, mieux, semble respirer la forme.
Mais d’où vient-il alors que certains travailleurs  manquent présentement de sommeil, parce qu’ils sont depuis novembre 2002  sous le coup d’une suspension de contrat de travail ?
Qui pis est, sur un autre dossier, les mêmes employés semblent se heurter à un mur de béton malgré leur ferme volonté de voir appliquée une sentence arbitrale pourtant frappée du sceau de l’exécution. Il y a vraiment lieu que nos autorités jettent un coup d’œil au dossier Sitarail, qui risque encore, si on n’y prend garde, de laisser bien des pères de familles sur le macadam.

- Un de nos compatriotes à l’Université politique de Taipei (National ChengChi University), du nom de Wilfried Relwendé Sawadogo, a décroché avec brio, le 4 janvier 2012, son PhD en diplomatie et politique internationale avec une spécialisation en «Stratégie politique et sécurité internationale». “Humanitarian Crisis in Darfur and the Strategic Political Warfare of Mainland China in War-torn Sudan” ou “Le rôle stratégique de la Chine populaire dans la gestion de la crise humanitaire au Darfour”, tel est le thème de sa recherche, effectuée entre l’Angleterre et Taïwan et qui a été sanctionnée par la note de 17,60/20, donc avec la mention «Très bien» et les félicitations du jury.
Le doctorant Sawadogo aurait battu le record, tant en notes qu’en temps, dans ladite université et dans son département (Diplomatie), car il a bouclé sa thèse en seulement trois ans. Le jury a recommandé la publication de ladite thèse sous forme de livre document pour qu’elle serve de référence mondiale aux praticiens des relations internationales et surtout à ceux en charge de la résolution des conflits internationaux et du rôle stratégique de la Chine populaire en Afrique.

- Le comité local de lutte contre la lèpre, comme les années précédentes, sacrifiera ce week-end à la traditionnelle Journée mondiale de la lèpre, la 59e du genre, sous le thème “La lèpre existe toujours”. Ce sera sous la présidence du ministère de la Santé que le docteur Jacques A. Ouandaogo et son équipe accueilleront leurs hôtes à Fada N’Gourma ce dimanche à partir de 10 heures pour perpétuer l’œuvre du “Vagabond de la charité”, comme les Américains appelaient Raoul Follereau. Pour mémoire, en 2009, 244 796 malades de la lèpre étaient dépistés à travers le monde (22 485 enfants de moins de 15 ans), dont 166 115 en Asie du Sud et 28 935 en Afrique, dans 31 pays. Rappelons enfin que, né le 17 août 1903 à Nevers, c’est à 15 ans que Follereau débuta sa première conférence (il en tint 1 200 au total) dans le cadre de la lutte contre cette maladie enlaidissante et avilissante, ce qui permit la construction du premier village des lépreux à Adzopé en Côte d’Ivoire ;  il est mort le 6 décembre 1977 à Paris.

- Accident spectaculaire le vendredi 3 février 2012 dans la soirée à Gounghin à hauteur du château d’eau : alors qu’un véhicule d’escorte de fonds (d’or, disent certains) rejoignait sa base, il se produisit un premier accrochage avec un camion avant qu’un de ses pneus crève et qu’il aille sur un poteau électrique. Heureusement, il n’y eut pas de blessé. Cela repose le mode d’utilisation de cette voie qu’on croyait aider à la fluidification de la circulation.

- Qui pour remplacer, aux fonctions de maire de Koudougou, Seydou Zagré, révoqué le mercredi 25 janvier 2012 pour faute grave ? Eh bien, réponse ce vendredi 10 février 2012, car c’est aujourd’hui que se tient la session du conseil municipal qui doit aboutir à l’élection du nouveau maire. Nombreux sont ceux qui s’attendent à ce que le “Vieux” (comme on appelle affectueusement le 1er adjoint au maire, M’Bi Alexis Yaméogo, qui a assuré l’intérim) soit confirmé au poste de maire pour le mandat restant. Mais ceux qui sont dans le secret des dieux affirment qu’un homme “nouveau” serait copté pour assumer cette tâche. Des noms circulent, mais on gagnerait à être patient pour être officiellement situé. Seule certitude, l’heureux élu viendra du CDP, majoritaire au sein du conseil municipal avec ses 48 conseillers, l’UNDD n’en comptant que 12, et l’ADF/RDA 01 seul.

-  Changement de tête à la direction nationale de la BCEAO-Ouaga : en effet, Charles Lwanga Ki-Zerbo, qui n’est autre qu’un des fils de l’illustre professeur et homme politique Joseph Ki-Zerbo, a pris le gouvernail de la “banque des banques” de Ouaga depuis le 29 janvier 2012. Nommé le 9 janvier dernier, il quitte donc le Secrétariat général de la Commission bancaire de l’UMOA à Abidjan pour la capitale burkinabè.
L’ex-DN de Ouaga, Bolo Sanou, lui, rejoint l’UMOA pour justement en être le Secrétaire général. Il s’agit donc d’une permutation dans les hautes finances de la sous-région. Bon vent à Ki-Zerbo, car il en aura besoin après la secousse sismique qui a touché toute la BCEAO, consécutive à la crise ivoirienne.

- Ambiance spirituelle, traditionnelle et populaire assurée ce week-end à Moaga dans la province du Boulgou :
on y célèbre, en effet, les funérailles chrétiennes de Maman Hélène Sorgho, épouse de feu Karansaamba Mathias Sorgho, ancien ministre, ancien ambassadeur et ancien parlementaire de vénérée mémoire pour tous ses anciens élèves.

 

Tipoko l'Intrigante n'apprend rien d'elle-même, elle  n'invente jamais rien. Tipoko l'Intrigante est un non-être. Elle n'est ni bonne en elle-même, ni mauvaise en elle-même. Elle fonctionne par intuition, car "l'intuition c'est la faculté qu'a une femme d'être sûre d'une chose sans en avoir la certitude..."

Ainsi va  la vie.
Au revoir.

 

Ton cousin
Passek Taalé.

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