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Une lettre pour Laye : Cacophonie chez les bidasses retraités

Cher Wambi,

La pluie des mangues se fait toujours attendre dans la région du Centre, certes, mais elle a déjà visité la Boucle du Mouhoun où, depuis ce jeudi 23 avril, se tient la 18e Journée nationale du paysan (JNP), et ce, jusqu'au samedi 25 avril.

Dans l’attente que ton oncle Zoetaaba qui a eu, lui, le privilège d’y participer t’en dise davantage, l’on peut d’ores et déjà constater que la présente édition, est placée sous la présidence du chef de l’Etat, Michel Kafando, tranche d’avec les précédentes.

 

D’abord par la qualité des participants, au regard de la part belle faite aux producteurs, ensuite par le côté festif relégué au dernier rang ;

d’où, évidemment, la modicité du budget alloué à son organisation et qui ne manque pas de provoquer des grincements de dents.

En tous les cas à Dédougou, la capitale de la Boucle du Mouhoun, comme à Laye, vous êtes invités à véhiculer le thème de cette 18e journée, qui demeurera la boussole de tous les acteurs du monde rural, à savoir, cher cousin : «Accroître la productivité des exploitations agricoles familiales pour l’atteinte de la souveraineté alimentaire au Burkina Faso». Les mânes des ancêtres vous accompagnent.

 

Décidément, tout porte à croire que la Transition a du mal à se départir des vieux démons de la précipitation et du tâtonnement. Au point que certains se demandent à quoi servent les conseillers juridiques censés encadrer certaines prises de décision de haute importance.

Dernier exemple en date de ces ‘’errements’’ du gouvernement, les manquements flagrants à la procédure du droit pénal constatés dans le cadre de l’opération «mains propres» lancée contre les anciens dignitaires de la quatrième République.

En effet, après avoir été rappelés par les puristes du droit que les ministres ne sont justiciables que devant la Haute Cour de justice et non le Tribunal de grande instance de Ouagadougou, les autorités de la Transition ont dû battre en retraite en libérant les anciens ministres Jean Bertin Ouédraogo et Jérôme Bougouma précédemment arrêtés pour faute de gestion dans l’exercice de leurs fonctions.

Alors, pour mieux se conformer à la législation en vigueur, il a été procédé, la semaine dernière, à l’opérationnalisation de cette juridiction seule compétente pour connaître des actes commis par le président du Faso ou des crimes et délits commis par les membres du gouvernement.

Mais à peine reconstituée que la Haute Cour de justice est sous le feu des critiques de personnes très au fait du droit public. Elles voient, en effet, d’un mauvais œil la désignation de Priscille Zongo, épouse de l’ancien Premier ministre Tertius Zongo, et belle-mère de la fille de Luc Adolphe Tiao, dernier chef du gouvernement de Blaise Compaoré. D’où ce procès en suspicion légitime qui monte au sein du milieu judiciaire, surtout que, selon certaines sources, Tertius a récemment rendu visite à Blaise Compaoré.

Alors que cette affaire n’est pas encore réglée qu’une autre défraie la chronique. Il se susurre, depuis, que la désignation d’Elisabeth Bado, à la tête de la Haute Cour de justice est en totale contradiction avec la loi. Juge administratif, cette dernière, dit-on, ne devait pas être membre de cette juridiction, encore moins en être la présidente.  

En effet, semble-t-il, la loi organique sur la Haute Cour de justice dit qu’elle est composée de six parlementaires et de trois magistrats désignés par le président de la Cour de cassation. Mme Bado étant juge administratif au Conseil d’Etat on ne comprend pas comment le premier responsable de la juridiction la plus élevée de l’ordre judiciaire a pu choisir une magistrate qui ne relève pas de son autorité.

Si tout cela est avéré, ce serait un lourd boulet qui risque d’entraver le bon fonctionnement de la Haute Cour de justice, et un argument supplémentaire dans le procès en amateurisme contre la Transition.

 

Depuis l’adoption du nouveau code électoral par le Conseil national de la transition le 7 avril dernier, le sujet alimente le débat politique et ne semble pas près de s’estomper. Les chancelleries dans leur ensemble n’ont pas apprécié cette loi qui prône l’exclusion du CDP et de ses alliés, même si ses défenseurs soutiennent que le texte ne sanctionne que des comportements individuels d’anciens dignitaires du régime déchu. Il y a quelques jours, des responsables d’organisations de la société civile sont montés au créneau pour menacer les Américains, l’Union européenne et le président Macky Sall du Sénégal qui ont exigé que le processus soit inclusif. Face à la fronde contre ce code électoral, les OSC et les partis politiques ont décidé d’unir leurs forces pour organiser un meeting en vue de faire la démonstration que l’article 135 querellé est l’expression de la volonté populaire. Ainsi les partis partisans de cette loi sont invités ce samedi à partir de 8 h à la Place de la Nation pour soutenir le nouveau code et la Transition qu’on dit menacée par des «ennemis de la paix ». En tout cas ces jours-ci, Ablassé Ouédraogo de Le Faso Autrement, coordonnateur de ce meeting, était au four et au moulin pour que l’événement soit un succès éclatant.

 

Hum ! Et depuis aussi, cher cousin, la voix du Conseil constitutionnel se fait toujours attendre.

Pendant ce temps, l’opinion nationale et internationale reste divisée sur l’opportunité de l’adoption de ce nouveau code taillé, disent les bouches fendues au mauvais endroit, pour barrer la route des prochaines joutes électorales à certains Burkinabè.

Ce qui n’est pas sans rappeler la levée de boucliers quand Blaise Compaoré et les siens tentèrent vainement de modifier le fameux article 37 de la Constitution pour s’offrir un énième bail à Kosyam.

La suite, on la connaît, cher Wambi.

 

Bref, les tensions ne sont pas encore retombées que ce nouveau code donne déjà des insomnies.

Dimanche 19 avril dernier, adhérents et sympathisants de l’Association des retraités de la grande muette auraient été invités à leur siège pour s’entendre dire à peu près ceci : « Des officiers s’apprêteraient à pondre une déclaration sur le nouveau code électoral, et solliciteraient votre adhésion à tous à celle-ci dès sa parution ».

A ce qu’on me dit, cher Wambi, il n’en a pas fallu plus pour disperser les rangs dans un concert d’injures et de menaces fermes à l’encontre des « zélés » qui ont eu l’initiative de cette invitation d’ailleurs terminée en queue de poisson.

En tout cas, depuis, je ne cesse de tendre l’oreille, en vain.

 

C’est vrai, cher Cousin, pour une fois que les Burkinabè des villes et des campagnes sont logés à la même enseigne c’est du fait de la ténébreuse du Faso, la SONABEL pour ne pas la citer. Elles sont bien loin, en effet, ces années où dans la sous-région ouest-africaine, le Pays dit des hommes intègres était envié de tous pour ses capacités prouvées à répondre aux besoins énergétiques des populations aussi bien urbaines que rurales.

Depuis, hélas, il a intégré l’école des mauvais élèves du développement. Vinrent alors les délestages qu’on s’évertue à justifier par des pannes toujours survenues à mille lieues des rives du Kadiogo.

Et bonjour les investissements fous dans les interconnexions et des acquisitions somptueuses qui tardent à pallier le notre grand déficit énergique.

Voilà bien des mois que le Burkina est dans les ténèbres, ce qui suscite le courroux légitime des consommateurs.

En un mot comme en mille, cher cousin, c’est tout le secteur économique qui est en panne, du fait du manque de lucidité et de perspectives, hélas couronné par la mal gouvernance.

L’adage le dit si bien, le mensonge a beau courir pendant 100 ans, la vérité le rattrapera en un jour. Vrai ou faux, cher Wambi ?

J’ai hâte de savoir ce que la nationale de l’électricité va nous servir.

En tous les cas, point besoin de tirer en longueur quand les caisses sont désespérément vides.

 

A l’épreuve des délestages, la Loterie nationale burkinabè (LONAB), la nationale de la chance, nous présente l’image du cordonnier toujours mal chaussé.

Comment imaginer, en effet, cher Wambi, que cette institution s’abonne aux ténèbres dès la moindre défection de la non moins illustre SONABEL ?

Certes, l’on ne finira pas de la couvrir de lauriers pour ses nombreuses actions louables en faveur de nos populations, mais jamais, cher cousin, je ne saurais apporter ma caution à cette indigence voulue qui prive son précieux siège de groupe électrogène on de plaques solaires.

Peut-être que Lucien Carama, le nouveau patron de la boîte, y veille-t-il ?

En attendant, aux «Two Towers» trônant la rue de la Chance, la charité bien ordonnée commence par les autres, mais point par soi, doit-on s’en convaincre.

Quand même !

Quel est donc ce misérabilisme qui ne dit pas son nom ?

 

Tipoko l’intrigante, dont je t’ouvre ci-après le carnet secret, ne peut que s’en indigner.

 

- Que se passe-t-il à la BIB/UBA ? Ce jeudi 23 avril, très tôt dans la matinée avant de rejoindre leurs postes de travail, les employés se sont rassemblés à l’arrière-cour du siège de la banque. Au cours de cette brève assemblée générale, tenue entre 7h et 7h 30, il a été question de concertations entre les délégués du personnel et le personnel d’institution.

A l’origine de ce mouvement, n’y aurait-il pas des revendications de meilleures conditions de travail comme il est courant ces derniers temps dans plusieurs sociétés publiques et privées de la place ?

Affaire à suivre.

 

- C'est ce samedi que les Togolais iront aux urnes pour désigner celui qui présidera à leurs destinées les cinq prochaines années. Si certains en sont encore à douter, il en est qui sont convaincus que le président sortant, Faure Gnassingbé, rempilera pour la troisième fois. Leur credo, ils le fondent sur la forte mobilisation lors de la campagne électorale autour du candidat de l'UNIR. A preuve, celle du mercredi 22 avril à Cinkansé, à laquelle ont pris part des ressortissants du pays résidant au Burkina et conduits par celui qu'ils appellent affectueusement «Tonton Robert», leur consul déguisé au Burkina Faso. Car, tenez-vous bien, en dépit de la forte colonie de Togolais vivant dans la vieille Volta, aucune représentation diplomatique. Une situation qui n'est pas sans préjudice puisqu'en cas de problème, chacun se débrouille comme il peut. De grâce, implorent les uns et les autres, vivement au moins un consulat à défaut d'une ambassade en bonne et due forme !

 

- Grand monde ce week-end chez le Samand Naaba Koanga, autorité coutumière célèbre, le dimanche 26 avril 2015 en raison de sa fête coutumière, «le Naabasga». Rendez-vous est pris avec les invités dans la cour royale à partir de 12h.

 

- Jeudi 30 avril 2015. C’est la date retenue par le renouveau charismatique catholique de l’université de Ouagadougou, le Buisson ardent, pour sa grande veillée d’évangélisation. Au programme, une veillée précédée d’une campagne d’évangélisation le samedi 25 avril 2015 à partir de 20h à la paroisse St François d’Assise, le dimanche 26 avril 2015 à partir de 17h à la paroisse universitaire de la Rotonde, et le mardi 28 avril 2015 à partir de 19h à la paroisse Christ-Roi de Pissy.

 

Tipoko l'Intrigante n'apprend rien d'elle-même, elle n'invente jamais rien. Tipoko l'Intrigante est un non-être. Elle n'est ni bonne en elle-même, ni mauvaise en elle-même. Elle fonctionne par intuition, car "l'intuition c'est la faculté qu'a une femme d'être sûre d'une chose sans en avoir la certitude..."

 

Ainsi va la vie.

Au revoir.

 

Ton cousin

Passek Taalé

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