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Drame de Sapouy : La famille de Norbert est passée à la caisse

Cher Wambi,

La palme de la localité la plus arrosée au cours de la semaine écoulée revient à Pô avec 59,6 mm. C’est ce qui ressort du bulletin météo de la période du jeudi 22 au mercredi 28 juin 2017 dont voici les données pluviométriques :

Dori : 8,6 mm ; Ouahigouya : 9,9 mm ; Ouagadougou-aéro : 43,2 mm ; Dédougou : 18,8 mm ; Fada N’Gourma : 57,1 mm ; Bobo-Dioulasso : 45,6 mm ; Boromo : 53,7 mm ; Pô : 59,6 mm ; Gaoua : 27,2 mm ; Bogandé : 23,3 mm.

 

Cher Wambi, s’il y a un dossier qui a pourri la présidence de Blaise Compaoré, c’est bien celui de l’assassinat du journaliste d’investigation Norbert Zongo, tombé à Sapouy le 13 décembre 1998 avec trois compagnons d’infortune. Depuis, différentes manifestations ont émaillé le long règne du capitaine Compaoré pour réclamer «vérité et justice» pour Norbert et toutes les autres victimes de crimes économiques ou de sang commis depuis 1987, date de l’accession des Rectificateurs au pouvoir.

Une journée nationale de Pardon a été organisée le 30 mars 2001 et des subsides versés pour dédommager les victimes ou leurs ayants droit. Pour leur part, les familles des victimes du drame de Sapouy n’avaient pas accepté de passer à la caisse. Elles mettaient en avant la primauté de la justice sur les intérêts civils.

Saisie du problème Norbert Zongo, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) avait, sous le régime de la Transition, en juin 2015, ordonné à l’Etat burkinabè de reprendre l’enquête sur la mort du journaliste et de ses trois compagnons, en vue de rechercher, de poursuivre et de juger les auteurs des assassinats de Sapouy.

La Cour africaine avait également tranché sur les réparations civiles à payer : ainsi, l’Etat a été invité à verser 25 millions de francs CFA à chacun des conjoints des victimes, 15 millions à chacun des enfants et 10 millions à chacun des mères et pères de Norbert Zongo et de ses trois compagnons. Pour finir, cette instance avait demandé à l’Etat burkinabè de lui «soumettre dans un délai de six mois, un rapport sur l’état d’exécution de l’ensemble des décisions prises par la Cour».

Eh bien ! Cher cousin, depuis fin 2015 début 2016, les familles ont touché les indemnisations ordonnées par la Cour africaine. Un soulagement, il faut le dire, pour les ayants droit quand on sait que les victimes étaient les piliers financiers de leurs familles respectives. Reste à présent le procès qui se fait toujours attendre.

Cher Wambi, preuve que les choses ont beaucoup traîné, Constant, le benjamin de Norbert Zongo, qui était alors tout-petit lors du drame de Sapouy, vient de décrocher, hier seulement, son premier diplôme universitaire, à savoir le baccalauréat.

 

Cher Wambi, jamais on ne cessera de s’alarmer face à l’usage pervers que certains font des réseaux sociaux, transformant ainsi un bel outil de communication en arme de diffamation massive.

Si je reviens sur le sujet, dont je t’ai déjà fait cas dans une de mes précédentes lettres, c’est que les snipers du net ont encore frappé cette semaine. Et la victime, cette fois-ci, c’est le ministre des Infrastructures, Eric Bougouma.

« Qui en veut au ministre Bougouma ? », c’est la question que se posait d’ailleurs le journal « Notre Temps », au regard du tombereau d’insinuations qui se sont abattues sur lui avec une régularité suspecte. Sans que souvent ceux qui en sont les auteurs apportent le moindre début de preuves de leurs imputations.

C’est vrai, au Burkina comme dans bien d’autres pays, le département en charge de la réalisation de grands travaux est perçu à tort ou à raison comme la figure emblématique de toutes les pratiques douteuses. D’où cette opinion négative qui s’attache à la gestion de quiconque est appelée à sa tête.

Et le ministre Bougouma qui a hérité de ce portefeuille à problèmes ne pouvait pas échapper à la condition de « ministre qu’on adore accabler de tous les péchés de la République ».

Cher cousin, qu’on s’entende bien. Loin de moi l’intention de jouer à l’avocat du ministre. Mais ce que j’ai lu en début de semaine à son sujet sur Facebook m’a vraiment fait froid au dos.

De quoi s’agit-il ? Eh bien ! Je veux parler de ce long post de Lengha Fils résidant au Canada et bien connu des internautes burkinabè. Dans son écrit, il a déroulé contre le ministre un long chapelet de récriminations, dont, tiens-toi bien, l’existence « d’un trésor parallèle » de plusieurs milliards de francs CFA. Malgré la longueur de son réquisitoire, je n’ai pu m’empêcher de le parcourir du début jusqu’à la fin, tant les « révélations étaient aussi graves les unes que les autres.

Mais quelle ne fut ma déception quand en fin de lecture, je n’ai vu la moindre trace de ce qui peut constituer un début de preuve.

Ma déception sera d’autant plus grande que dans ses réponses à la question de notre confrère en ligne « LeFaso.net »  sur l’inexistence de preuves, Lengha Fils s’est contenté de refiler la patate chaude à un cadre du service : « Ce que je révèle n’est pas un secret. Allez coincer le DAF du ministère, il vous en donnera les preuves ».

A cette autre question: « Ces pratiques sont-elles une marque déposée du ministre Bougouma ou ont-elles toujours existé ? », Lengha Fils se défaussera cette fois-ci sur sa victime : « …le ministre est bien placé pour répondre ». Inversion de la charge de la preuve s’il en est.

Le « tonton flingueur » de Facebook serait-il en mission commandée comme le pensent certaines personnes ?

Quelqu’un en veut-il au ministre Bougouma pour, dit-on, « sa proximité » avec le président Roch Marc Christian Kaboré » ?

Une source émanant de la Direction générale du contrôle des marchés publics et des engagements financiers est formelle : « Cette affaire dégage une odeur nauséabonde de règlement de comptes politiques ».

Nous y reviendrons.

 

Cher Wambi, te souviens-tu de ce document du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) invitant les médias à la collaboration avec la commission d’enquête mise en place suite « à la persistance des allégations de manquements par des magistrats aux règles d’éthique et de déontologie ?

Au cas où tu l’aurais oublié, sache, cher cousin, que cette structure opérationnelle depuis janvier 2016 et dont la fin des travaux avait été annoncée pour février dernier a eu pour mission de :

  • mener des investigations sur des dossiers judiciaires dont la gestion a donné lieu à des dénonciations visant des magistrats, notamment par voie de presse, et restées sans clarification ;
  • enquêter sur diverses dénonciations de faits constitutifs de manquement à la déontologie et à l’éthique par les magistrats nommément désignés.

Si le rendez-vous de février n’a pu être respecté, j’ai appris de sources judiciaires que ladite Commission du CSM a bouclé ses investigations dont les conclusions devraient être transmises à qui de droit.

Cher Wambi, j’espère que les médias, qui ont été invités à collaborer avec le pool d’enquêteurs, auront eux aussi accès au document final.

Parmi les dossiers explosifs épluchés par les fins limiers, il y a cette affaire de détournement de 77 millions de francs CFA au Tribunal de grande instance de Ouagadougou. Des magistrats, des gardes de sécurité pénitentiaire (GSP) et une avocate ont été visés par une plainte pour «extorsion de fonds, escroquerie et tentative d'escroquerie». Le plaignant soutient avoir versé plus de 77 millions de francs CFA à plusieurs acteurs de la chaîne judiciaire contre la promesse d’obtenir gain de cause dans un litige. Mais en fin de compte rien ne s’est passé comme conclu.

Il y a aussi le dossier sur la décision d’annulation tant controversée du mandat d’arrêt contre Guillaume Soro dans l’affaire des écoutes téléphoniques. Soupçonnant des cas de corruption dans ce verdict favorable au président de l’Assemblée nationale ivoirienne, plusieurs syndicats de la justice ont alors exigé l’ouverture d’une enquête contre de hauts magistrats.

 

Cher Wambi, à présent je t’invite à feuilleter avec moi le carnet secret de Tipoko l’Intrigante.

 

- Le procès « Will Télécom », qui a commencé depuis le 22 juin 2017 devant le Tribunal de grande instance de Ouagadougou siégeant en matière correctionnelle, a amorcé hier sa dernière ligne droite. Sayouba Zidwemba, alias « Will Télécom », qui s’est fait un petit nom et une fortune dans le domaine de l’informatique et des cellulaires, ainsi que ses coaccusés sont poursuivis, rappelons-le, pour « complicité de recel, complicité de falsification de données bancaires et complicité d’escroquerie » au détriment de la Compagnie bancaire de l’Afrique de l’Ouest dans une sombre affaire de transfert de fonds et de détournement de 1,8 milliard des comptes clients de CBAO-Dakar courant février ; un dossier   qui exhalerait une forte odeur de blanchiment d’argent avec des connexions ivoiriennes et sénégalaises.

Hier donc, l’audience a repris avec l’audition d’un témoin et les plaidoiries des avocats de la banque qui s’est constituée partie civile. Elle a ainsi demandé qu’il plaise au tribunal de condamner solidairement la bande des 14 à payer la somme de 250 millions de francs CFA de dommages et intérêts ainsi que 10 autres millions au titre des « frais exposés non compris dans les dépens ». Quant au parquet, dans son réquisitoire, il a requis 5 ans de prison ferme et 1,5 million d’amende contre chacun des 14 prévenus.

Après quoi les avocats de la défense ont pris la parole en fin de journée pour tenter de sortir leurs clients de cette mauvaise passe. Il ne restait donc plus que le délibéré et la question se posait de savoir si dans leur verdict les juges suivraient le procureur et la partie civile dans toutes leurs prétentions. L’Observateur paalga qui avait un reporter dans la salle d’audience y reviendra plus en détail dans sa prochaine édition.

 

- Demain samedi 1er juillet 2017 se tiendra la session du comité provincial d’action du CDP. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du renouvellement des structures du parti. A cet effet, le coordonnateur régional CDP du Centre, Kibsa Charles Niondogo, convie à partir de 9 heures au siège du parti les personnes suivantes : les membres du bureau politique national ressortissants de la province ; les membres du Haut Conseil ressortissants de la province ; les membres de la coordination du pool régional et thématique, les ressortissants de la province, les députés, maires et conseillers régionaux ressortissants de la province ; les membres de la section du parti ; les anciens députés, maires et présidents de conseils régionaux et toutes les personnes-ressources du parti.

 

- Vendredi dernier, « L’Observateur Paalga » est revenu sur ces cas de rachats massifs de terrains par les sociétés immobilières et parfois au mépris des textes en vigueur. Par la même occasion, le journal se faisait l’écho de la grogne de certains résidents de la commune de Saaba face à ce qu’ils considèrent comme une forme d’accaparement des terres par les promoteurs immobiliers avec la complicité de certains élus locaux. Le même jour, Joseph Dipama, maire de la localité, est tombé sous le coup d’une procédure judiciaire en lien avec le rachat de 120 hectares par la société immobilière Abdoul Service international. L’affaire fait suite à une plainte déposée par un conseiller municipal pour « diffamation et abus de confiance du bureau du conseil municipal ». Surpris de voir son nom au bas de la délibération portant « accord de principe pour la réalisation d’un projet d’aménagement de 120 hectares dans les quartiers Nakomstenga/Bagbin », le plaignant entend se démarquer d’une décision à laquelle il est étranger.

 

- Après huit ans de fidèles et loyaux services à la Fédération des églises et mission évangélique (FEME), le pasteur Samuel Yaméogo quitte la tête de la structure. Cette grande figure du monde évangélique de notre pays, qui a fondé en 1972 et dirigé l'Office de développement des églises évangéliques (ODE) pendant 32 ans consacrera désormais son temps à son église locale, le temple Emmanuel sis à la cité 1200 logements. A la tête de l'organisation faîtière des chrétiens évangéliques il cède le sceptre au pasteur Henri Yé, ancien président de l'Union des Eglises Baptistes du Burkina. Ce professeur d'université à la retraite attendra un mois pour prendre les choses en main après la passation de service. Notons que ce changement n’est que l'application des statuts en vigueur et aux termes desquels un président ne peut aller au-delà de deux mandats.

 

- Ce samedi 1er juillet, la ville de Kaya sera en ébullition… religieuse. Pour la raison que le diocèse accueille les ordinations presbytérales de quatre de ses fils que sont les abbés Jean Wendinga, Antoine Romain et Désiré Wendlassida, tous de la famille Sawadogo, et Mathieu Wendinmanegdé Kinda. Ce sera à la cathédrale Notre-Dame sous l’aile protectrice de l’évêque du diocèse, Monseigneur Thomas Kaboré. Dès le lendemain, comme pour faire leurs preuves, trois d’entre eux y concélèbreront une messe à partir de 08 heures pendant que l’abbé Jean le fera chez les siens, à Pissila. Rendez-vous est pris avec les fidèles de Zecko le 09 juillet pour les abbés Antoine et Mathieu à partir de 09 heures. A vos chapelets donc pour la réussite de l’événement !

 

- Ce samedi 1er juillet à l’OCADES, dans le quartier ouagalais des 1200 Logements, se tiendra à partir de 9h le tournoi d’échecs Valère Somé, organisé par le club du Cheval fou. Savais-tu que le défunt révolutionnaire était en effet un brillant joueur d’échecs ? La compétition, qui lui rend hommage, est ouverte aussi bien aux juniors qu’aux seniors passionnés du jeu. Les tarifs des inscriptions sont de 500 francs CFA pour les petits et de 1000 francs CFA pour les grands. Des pauses-café et sandwiches seront par ailleurs disponibles. En guise de récompenses, des médailles et des livres d’échecs seront donnés aux jeunes et une coupe accompagnée d’une somme d’argent offerte à l’adulte vainqueur. Il est possible de s’inscrire à l’avance en contactant le 78 98 04 98, ou bien directement sur place le matin même. Au plaisir de faire échec et mat !

 

- Toujours demain samedi mais cette fois-ci à Zorgho, se tiendra la fête coutumière ou naabasga du Naaba Sanem. Du monde, il y en aura au regard de la notoriété dont jouit le Zorgh-naabasga.

 

Tipoko l'Intrigante n'apprend rien d'elle-même, elle n'invente jamais rien. Tipoko l'Intrigante est un non-être. Elle n'est ni bonne en elle-même, ni mauvaise en elle-même. Elle fonctionne par intuition, car "l'intuition c'est la faculté qu'a une femme d'être sûre d'une chose sans en avoir la certitude..."

 

Ainsi va la vie.

Au revoir.

 

Ton cousin

Passek Taalé

Commentaires   

0 #2 Kanzim 02-07-2017 13:11
En ce qui concerne l’écrit de Lengha Fils sur M le ministre Eric BOUGOUMA, j’avais cru en première lecture, à un canular. Puis me souvenant des accusations portées contre lui par le syndicat de son ministère, et me référant au silence qui en a suivi, je me suis demandé si Lengha Fils ne profitait pas de la culture de silence nourrie par ce ministère des infrastructures . On ne peut pas comprendre que la volubilité et le triomphalisme utilisés pour parler des projets exécutés et à exécuter « grâce au Président d Faso », fassent place à un silence assourdissant consécutif à des accusations aussi graves. D’abord les syndicats, puis Lengha Fils. Quand on parle fièrement de ses projets comme si on avait inventé la roue alors que sa roue ne peut pas rouler faute de route, on devrait avoir le tact et le professionnalis me nécessaires pour faire taire des allégations contre soi, si elles sont fausses. C’est vrai que la communication est la chose qui me parât la contre performante dans l‘action gouvernementale , mais quand il s’agit d’attaques personnelles comme c’est le cas avec M BOUGOUMA, qu’au moins ses services de communication quittent la dormance pour tonner par une réplique rectificative, même si SEM le Premier des ministres semble faire comprendre qu’au niveau de leurs responsabilités si hautes, les membres du gouvernement ne peuvent pas réagir à chaque conjecture et lui en premier.
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0 #1 LoiseauDeMinerve 30-06-2017 12:29
Cousin, un peu méchant, peut-être une formule journalistique, mais très peu professionnelle . Ayant égard aux circonstances et à l'indicible douleur à vie, j'eusse préféré "la famille dédommagée plutôt que passer à la caisse". Pour des gomboistes, RAS ; mais pour une famille restée digne, cela s'apparente à une injure.
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