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Une lettre pour Laye : - Des magistrats réclament 60 millions à Lookman

Cher Wambi, c’est comme s’il y avait une espèce d’alternance hebdomadaire de la localité la plus arrosée du Burkina. Cette semaine, la palme pluviométrique revient à Fada N’Gourma avec 62 mm, tandis que Pô, en tête la semaine dernière avec 59,6 mm, se trouve cette fois-ci à la traîne avec seulement 1,7 mm. C’est ce qui ressort du bulletin météo de la période du jeudi 29 juin au mercredi 5 juillet 2017 dont voici le contenu : Dori : 35 mm ; Ouahigouya : 43 mm ; Ouagadougou Aéro : 46 mm ; Dédougou : 23,9 mm ; Fada N’Gourma : 62 mm ; Bobo-Dioulasso : 15 mm ; Boromo : 8,9 mm ; Pô : 1,7 mm ; Gaoua : 13,1 mm ; Bogandé : 26,8 mm.

 

Cher Wambi, quelle volée de bois vert j’ai reçu le week-end passé ! Mon crime, mon élément sur l’indemnisation des ayants droit de Norbert Zongo. Les plus indulgents de mes pourfendeurs ont trouvé le titre « La famille de Norbert est passée à la caisse » péjoratif, « que la mémoire de Norbert n’est pas monnayable » (ce que je n’ai pas dit), quitte à me donner des leçons qu’eux-mêmes auraient gagné à recevoir. Mais bon, c’est toujours comme, car comme qui dirait, la critique est facile, mais l’art est difficile. Les plus enragés, eux, m’ont pratiquement promis d’aller brûler dans les flammes de la géhenne comme si j’avais commis un crime inexpiable.

Cher cousin, que d’agitations et d’excitations pour quelque chose qui n’en valait sans doute pas la peine ! Que l’expression « passer à la caisse» soit familière, je veux bien le concéder, mais elle n’a rien d’insultant ou de déshonorant. En fait, je l’aurais utilisée pour la victime Tartampion de la violence en politique que personne n’y aurait prêté attention. Mais au sujet de la famille de Norbert, surtout pas. Peut-être n’aurai-je même pas dû parler de cela comme si l’argent était un sujet gênant, honteux ou tabou dans le cas d’espèce.

Il est vrai, il faut le reconnaître, que tout ce qui touche aux icônes tels le martyre de Sapouy ou encore Thomas Sankara est toujours passionnel mais les gourdins qu’on a sortis contre moi sont parfois bêtement méchants. Je respecte du reste ceux qui ont réagi à visage découvert mais pour les autres…

Mais puisqu’on m’oblige à remuer le couteau dans la plaie de la bien-pensance quitte à ce qu’elle saigne davantage, je persiste et je signe à dire qu’il n’ y a rien de mal à « passer à la caisse », qu’il s’agisse des nombreuses autre victimes de la violence en politique ou des proches du défunt directeur de publication de L’Indépendant. Quel mal y a-t-il à jouir librement d’un droit auquel on avait tout aussi librement renoncé tant que le régime réputé assassin était en place.

Cher Wambi, si cette manne peut permettre à la veuve Geneviève et aux siens de vivre plus confortablement voire de faire des investissements générateurs de revenus, je dis que c’est tant mieux. Car pendant qu’ils bouffaient la vache enragée à cause de l’absence du pilier, certains se sont faits des carrières politiques plus ou moins prestigieuses sur le cadavre du pauvre Norbert, d’autres se sont faits de petites fortunes ou encore des renommés internationales qui valent leurs pesants de billets d’avions et de gombo gluants.

Pendant qu’ils y sont, cher cousin,   combien sont-ils parmi ces gardiens autoproclamés du temple Norbert depuis 19 ans qu’il a été assassiné, à avoir convoyé un sac de riz ou de mais chez lui ? Combien sont-ils à avoir déjà honoré une facture d’eau ou d’électricité ? Combien sont-ils à avoir déjà payé des frais de scolarité d’un des enfants.

En attendant, si l’indemnisation qui fait couler tant d’encre, de salive et du fiel peut permettre au dernier de la fratrie qui vient d’avoir le bac, de poursuivre de bonnes études supérieures pour un jour « être mieux que son père et sa mère » pour reprendre une bénédiction bien connue de chez nous, disons Amen ou Halhamdoulilah.

Alors que les intégristes qui ont toujours pratiqué une forme de terrorisme intellectuel se la joue molo car il n’y avait vraiment pas quoi fouetter un canard dans ce que j’ai dit.

Le mardi 04 juillet 2017, avec 87 présents et 106 votants, à cause des procurations, les députés ont adopté à 99 voix et 7 abstentions, la nouvelle mouture de la loi organique portant composition et fonctionnement de la Haute Cour de justice et procédure applicable devant elle. Mais avant d’en arriver là, les parlementaires, surtout ceux de la majorité présidentielle ont tenu à ce que le représentant du gouvernement, en l’occurrence, le ministre de la Justice, René Bagoro, les rassure que ce projet de loi qu’ils s’apprêtent à voter est bien ficeler d’un point de vue juridique et que toutes les garanties requises ont été prises pour ne pas que les avocats des ministres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré ne viennent dire demain que cette loi est inconstitutionnelle.

Invité à répondre aux préoccupations des élus du peuple, le ministre Bagoro a levé les doutes comme quoi ce nouveau texte est bien conforme aux dispositions de notre Constitution et est, en outre, au diapason des standards internationaux. Et le ministre a cité la Cour pénale internationale mais aussi les Chambres africaines extraordinaires (à Dakar dans le dossier Hissène Habré) dont les modèles ont servis pour mouler notre nouvelle Haute Cour de justice, notamment en ce qui concerne l’organisation du double degré de juridiction et la composition des chambres de jugement.

C’est donc rassurés que ce nouveau texte tient bien la route que les députés l’ont très largement voté.

A présent, la nouvelle loi devrait être transmise au Conseil constitutionnel pour qu’il y exerce son contrôle a priori afin de s’assurer qu’elle est bien conforme à la Constitution mais également au Pacte des droits civils et politiques ratifiés par notre pays dans ses engagements internationaux.

Après l’onction des Sages, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, devrait procéder à la promulgation de la loi portant sur la nouvelle mouture de la Haute Cour de justice, puis suivra sa publication dans le Journal officiel du Faso.

C’est après tout cela que le Procureur général de la Haute Cour de justice va produire les différentes citations aux témoins et aux inculpés pour la reprise du procès des ex-ministres dont nul n’a à ce jour la date estimative.

Cher cousin, faut-il te rappeler, les plus grandes nouveautés dans ce texte, c’est la possibilité offerte aux accusés de faire appel des décisions de la commission d’instruction mais également de celles des chambres de jugement. Les victimes aussi ont désormais le droit de se constituer partie civile et donc de demander à la cour de condamner leurs «bourreaux» à leur payer des dommages et intérêts.

Il ne reste plus donc que la mise en musique de la nouvelle loi pour que les anciens gourous du pays soient appelés à la barre et que ce dossier puisse connaître un dénouement rapide à moins que, comme ils en ont l’habitude, les avocats ne trouvent encore des failles dans la nouvelle mouture de la loi auquel cas, on ne serait pas encore sorti de l’auberge.

Cher Wambi, une chose est sûre, c’est que depuis l’adoption de cette loi, le texte est l’un des plus photocopiés dans les cabinets d’avocats, chacun voulant le lire afin de se l’approprier pour mieux fourbir ses armes à la reprise du procès du siècle dans notre pays.

 

Cher Wambi, toi qui es un habitué des arcanes de la chefferie traditionnelle tu as sans doute suivi avec intérêt la reprise en langue moré de l’interview que le Laarlé naaba Tigré a accordée au journal de ton oncle Nakibeuogo.

En effet, dans L’obs du mercredi 5 juillet 2017, répondant à la question des journalistes sur la hiérarchie qui règne au sein des ministres du Moro, le Laarlé a déclaré : « C’est vrai que par mes actions, je suis médiatique, mais la vérité c’est que c’est le Ouidi naaba qui est le Premier ministre. Il est suivi du Laarlé naaba, du Goungha naaba, du Kamsong-naaba et du Baloum naaba, pour ne citer que des ministres qui ont des provinces sous leur contrôle à l’exception du Kamsong-naaba ».

Mais, cher cousin, à ce que j’apprends, cet entretien avec l’arrière-petit-fils de Pawit Raogo n’a pas eu l’heur de plaire à certains tant il a suscité beaucoup d’émoi, pour ne pas dire plus, dans le milieu de la chefferie traditionnelle, notamment celle de Ouagadougou. En cause : l’ordre de préséance qui aurait suscité la colère noire de certains bonnets rouges.

A ce que j’ai appris également, un rectificatif serait dans les tuyaux et l’affaire pourrait être portée devant l’empereur des Mossé.

Et rien ne dit qu’à cette querelle de sérénissimes ne viendront se mêler des roturiers pourtant très au fait de l’organisation et du fonctionnement du pouvoir traditionnel moaga. Et ce serait tant mieux pour les pages de l’histoire de la chefferie coutumière de Ouagadougou.  

A présent cher Wambi, je t’invite à feuilleter avec moi le carnet secret de Tipoko l’Intrigante.

 

- Objet de vives polémiques entre l’Alliance des partis de la majorité présidentielle et le reste de l’opposition, le projet de loi portant « Allègement des conditions d’exécution du programme des projets de Partenariat public/privé » a finalement été adopté le lundi 3 juillet 2017 par l’Assemblée nationale. Un vote intervenu à l’absence des députés de l’opposition qui ont quitté l’hémicycle conformément au mot d’ordre de leur chef de file, Zéphirin Diabré, président de l’UPC. Mais cet appel au boycott n’a pas trouvé écho favorable auprès de certains élus de l’UPC. C’est le cas déjà connu des députés Jacques Palenfo et Elysée Kiemdé qui ont fait bande à part et apporté leur approbation au texte. Mais en réalité, il n’y a pas que ces deux-là du parti du Lion qui n’ont pas répondu à l’appel à la « résistance parlementaire ».

En effet, selon plusieurs sources parlementaires, deux autres UPCistes se sont désolidarisés de leur chef en remettant des procurations de vote favorable audit projet de loi. Il s’agit des députés Amadou Sanon (Hauts-Bassins) et Julien Coulidiaty (Tapoa) qui ont respectivement pour mandataires Elysée Kiemdé et Jacques Palenfo.

Faut-il lire dans cette attitude de transgression quelque signe d’autoexclusion ou faut-il s’attendre à des sanctions du parti contre les quatre têtes de turc du CFOP ? Les jours à venir nous situerons.

 

- Le directeur de publication du journal « Le Soir », Lookman Sawadogo, a reçu hier jeudi 6 juillet 2017 une citation à comparaître devant le tribunal de grande instance de Ouagadougou le 13 juillet prochain. Il est poursuivi pour « diffamation » par les six juges membres de la Commission d’enquête sur les cas de corruption présumée de magistrats. En cause : son article du 5 avril dernier intitulé: « comité d’enquête soupçons de corruption de magistrats : un gros poisson parmi les membres enquêteurs ?»   Sans citer de nom, notre confrère faisait cas d’une dame qui menaçait de dénoncer un membre de ladite commission à qui elle avait remis de l’argent contre la promesse de régler son problème. Engagement qui ne sera finalement pas respecté. Et le journaliste d’ajouter : « S’il s’avérait qu’un de ses membres était au nombre de ceux que le comité vise à traquer, soit ce dernier est débarqué dare-dare pour faire l’objet d’enquête pour les mêmes raisons ou soit le comité le maintient comme membre et va se voir crier dessus de pratiquer du deux poids deux mesures et de l’arbitraire dans ses choix ».

Les six plaignants réclament contre le directeur de publication de « Le Soir » le montant de 10 millions chacun.

 

- Depuis quelques temps, le ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme, à l’instar d’autres départements ministériels, est secoué par une série de manifestations des travailleurs. Après plusieurs sit-in à la veille du FESPACO visant à « prendre en otage » l’organisation de la biennale du cinéma africain, le syndicat national des travailleurs de la Culture et du Tourisme (SYNATRACT) est passé à la vitesse supérieure avec une série de grèves à partir du mois de juin.

Depuis lundi dernier, il a appelé ses militants à une cessation illimitée de travail, « malgré, déplore-t-on, les accords passés sur 9 des 12 points de revendications conclus avec le ministre Barry ».

Comme si cette grève illimitée ne suffisait pas à faire entendre sa cause, le syndicat est entré dans une logique d’épreuve de force et de la terreur en bloquant l’accès du ministère aux agents et autres directeurs qui ont refusé de répondre à son mot d’ordre. Selon un non-gréviste que nous avons contacté, si le SYNATRACT ne revoit pas sa copie, ce serait la voie ouverte vers une escalade de la violence.

 

- Du 2 au 12 juillet 2017, se tient à Cracovie (Pologne) la 41e session du comité du Patrimoine mondial dont le Burkina Faso est membre depuis l’année dernière. La rencontre aura à examiner 35 propositions d’inscription, dont une déposée par notre pays concernant le complexe écologique WAP, plus connu sous le nom de Parc W situé entre le Bénin, le Niger et le Burkina Faso. Les conclusions de cette session seront connues aujourd’hui vendredi ou au plus tard lundi prochain. Et des experts, comme le Dr Lassina Simporé, la proposition du Burkina est bien partie pour être retenue tant le dossier a été préparé de mains de maîtres. Si cela venait à être le cas, ce serait de deux pour le « Pays des hommes intègres » dont le site des « Ruines de Lorropéni » figure depuis 2009 sur le Patrimoine mondial de l’UNESCO.

 

- On se rappelle qu’en début d’année, le dépouillement de l’appel d’offre international lancé par l’ANPTIC (Agence nationale pour la promotion des Technologies de l’information et de la communication) pour l’augmentation des débits des accès internet du RESINA (Réseau informatique national) et le renforcement en équipements actifs et logiciels avait été retoqué par l’ARCOP (Autorité de régulation de la commande publique). Depuis, les entreprises soumissionnaires étaient dans l’expectative.

Mais en fin avril 2017, les résultats de cet appel ont été rendus publics. Se sentant lésé, un des soumissionnaires malheureux a attaqué les résultats publiés, notamment sur les lots 1 et 2 de l’appel d’offres. Le plaignant s’indigne et cherche à comprendre pourquoi son offre, qui a été déclaré «conforme» lors de la première publication, est passée à «non conforme» à l’issue de la reprise de l’évaluation simple demandée par l’ARCOP. En effet, le soumissionnaire malheureux se pose toujours des questions, convaincu qu’il est, qu’une entreprise ne peut pas être déclarée «conforme» lors d’une première évaluation complexe et devenir «non conforme» par suite d’une évaluation simple, surtout quand celle-ci est moins-disant de 450 de millions de FCFA par rapport au prix proposé par sa concurrente attributaire.

Pour le soumissionnaire malheureux, en confirmant les résultats de la seconde analyse lors de sa session du 26 avril dernier, l’ARCOP nage dans la contradiction totale.

Comble de curiosité, depuis cette session, les nouveaux résultats définitifs n’ont pas été publiés et donc aucune notification provisoire d’attribution n’a été faite aux attributaires de cet appel d’offres de l’ANPTIC, ce qui empêche, évidemment, l’exécution du marché. Et le tout sans aucune communication.

Du coup, dans le milieu des TIC, il se susurre qu’en fait, l’appel d’offres pourrait être déclaré infructueux. Mais dans quel but ? Eh bien ! il semblerait que ce serait pour profiter du grand retard accusé pour parvenir à l'attribution définitive et invoquer ainsi l'urgence afin de passer ce marché de gré-à-gré. Dans une telle configuration, ce marché de l’ANPTIC pourrait être attribué par la voie de l’entente directe à une société choisie par les autorités de tutelle.

 

- Dimanche 9 juillet 2017, le SIAO abritera la compétition inter-club de karaté organisée par « l’Epervier club » SANKUDO KIKAÏ de maître Joachim Silga, ceinture noire 5e dan. L’événement, placé sous le thème : « Sport et édification de nos jeunes talents », mettra aux prises les cinq écoles sœurs de la grande famille SANKUDO KIKAÏ. Objectif : inculquer aux jeunes l’esprit du KIKAÏ, les règles de compétition et cultiver le goût de la victoire. La journée de compétition se déroulera selon le programme suivant :

- Eliminatoires à partir de 8 H00 ;

- Finales à partir de 15 H00.

Au menu : démonstrations de kata et combats.

- Ce dimanche 9 juillet, se tiendra au centre national cardinal Paul-Zoungrana la journée de communion et de partage des hauts cadres et responsables catholiques. Elle sera ponctuée, à partir de 8h30 par une communication : « Je vous ai établis pour que vous alliez et que vous portiez du fruit » (Jean 15, 16) : la coresponsabilité des fidèles laïcs dans l’Eglise-mission ; une messe à 11h et une collation en fin de rencontre.

 

Tipoko l'Intrigante n'apprend rien d'elle-même, elle n'invente jamais rien. Tipoko l'Intrigante est un non-être. Elle n'est ni bonne en elle-même, ni mauvaise en elle-même. Elle fonctionne par intuition, car "l'intuition c'est la faculté qu'a une femme d'être sûre d'une chose sans en avoir la certitude..."

 

Ainsi va la vie.

Au revoir.

 

Ton cousin

Passek Taalé

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