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François rattrapé par les fantômes de Norbert

François rattrapé par les fantômes de Norbert

Cher Wambi,

Cher Wambi, le moins qu’on puisse dire, c’est que la saison peine encore à s’installer dans la zone de Ouagadougou. Nous voilà presque en  fin juillet et les pluies sont toujours très irrégulières. On espère que, dans quelques jours, la situation redeviendra vite normale, voire excédentaire, comme le présage la météo sur toute l’étendue du territoire.

 

Mais en attendant, sache que cette semaine, la plus grande quantité d’eau a été enregistrée  à Boromo avec 114,4 mm et la plus faible à Ouahigouya avec seulement 18,6 mm. C’est ce qui ressort du relevé pluviométrique hebdomadaire du jeudi 20 au mercredi 26 juillet 2017 dont voici les détails : Dori : 79,7 mm ; Ouahigouya : 18,6 mm ; Ouagadougou-Aéro : 42,2 mm ; Dédougou : 21,3 mm ; Fada N’Gourma : 49,6 mm ; Bobo-Dioulasso : 31 mm ; Boromo : 114,4 mm ; Pô : 59,2 mm ; Gaoua : 54,2 mm ; Bogandé : 51 mm.

Comme tu le sais, l’insurrection populaire a donné un coup de fouet à un certain nombre de dossiers judiciaires qui étaient au point mort et dont les plus emblématiques sont les affaires Thomas Sankara et Norbert Zongo. Ce coup d’accélérateur, on le doit à Michel Kafando, le président de la Transition, qui avait décidé en novembre 2014, par le simple fait du prince, d’ordonner la réouverture de ces dossiers.

Depuis, les projecteurs étaient davantage braqués sur le dossier des assassinats du 15-Octobre avec les exhumations, les autopsies, les expertises balistiques et les recherches d’ADN sur les restes du  père de la révolution du 4-Août et de ses douze compagnons d’infortune. Si les autres expertises ont été concluantes, telle n’est pas le cas de la recherche d’ADN qui est restée infructueuse selon une annonce faite il y a juste un peu plus d’un mois par le tribunal militaire. Ces différents actes posés montrent que le dossier Thomas Sankara suit son cours devant les juridictions.

Mais cher cousin, si le dossier Sankara avance, celui de Norbert Zongo, bien que peu médiatisé, est loin d’être dans une situation de léthargie. En effet, de source judiciaire, j’ai appris que le juge d’instruction est au travail et qu’il a même lancé un mandat d’arrêt international contre François Compaoré, le frère cadet de Blaise Compaoré, dont le nom est toujours revenu, comme une antienne, dans le  dossier du drame de Sapouy. La notice a été transmise à Interpole il y a quelques semaines de cela. En conséquence, les polices du monde entier ont le devoir d’arrêter et de transférer François Compaoré au Burkina Faso.

Maintenant reste à savoir si  les autorités judiciaires burkinabè auront gain de cause puisque François, qui réside en Côte d’Ivoire, peut bénéficier, comme son frère, de la protection du pouvoir ivoirien.

Mais en attendant, ce mandat d’arrêt donne espoir aux familles des victimes, qui attendent, depuis 1998, que justice leur soit rendue.

 

Toujours du côté de la justice, cher Wambi, j’apprends que la machine est en train d’être mise sur rail. Après les correctifs apportés par les députés aux textes de la Haute Cour de justice pour les rendre conformes à la Constitution et au Pacte international sur les droits civils et politiques, le Conseil constitutionnel a donné son imprimatur aux nouveaux textes.

Le président du Faso, selon une source de la Haute Cour de justice, a déjà promulgué la nouvelle loi qui a même été publiée au Journal officiel du Faso. C’est dire que les ministres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré devraient rapidement reprendre le chemin du prétoire.

En effet, avec la rentrée parlementaire du 27 septembre prochain, les élus du peuple devraient s’atteler à désigner les membres des deux nouvelles instances de jugement chargées de statuer sur le sort des ex-ministres.

Comme tu le sais, cher cousin, la Haute Cour comprend désormais un premier degré de juridiction et une juridiction d’appel.

C’est donc après la désignation des différents juges parlementaires que le parquet va citer à comparaître les différentes parties au procès.

 

 

Cher Wambi, à présent, je t’invite à feuilleter avec moi le carnet secret de Tipoko l’Intrigante.

 

 S’achemine-t-on vers un second clash au PAREN après  le mémorandum incendiaire du fondateur du parti   en août  2016 à l’encontre de son président ? Tout porte à le croire, selon une source émanant du ministère de l’Administration territoriale qui dit craindre le syndrome du PAI ( en référence à la guerre de récépissé qui a longtemps opposé Philippe Ouédraogo à Soumane Touré élu président au terme d’un congrès litigieux du PAI).   

A l’origine de ce regain de crise, la programmation d’un congrès par Laurent Babo ce samedi à l’ATB « sans que les responsables actuels du parti n’en soient officiellement informés ».

Du côté des partisans du président actuel, Tahirou Barry, ministre de la Culture, la stupéfaction est d’autant plus grande que le parti,  après son congrès extraordinaire de janvier 2014,  a reconduit le bureau avec la participation de Laurent Bado lui-même jusqu’en 2019 avec récépissé  n°2014-00479/MATD/SG/DGSEPP/DLFSPP du 07 avril 2014.

Aussi est-il question de la légalité de cette instance et de tout ce qui en découlera, car, bien que fondateur du parti, Laurent Bado ne peut convoquer de congrès extraordinaire dont l’initiative appartient exclusivement, selon les textes, aux 2/3 des membres du Bureau Exécutif.

Enfin, pour certains, encore faut-il que  l’origine et la qualité des participants soient  conformes à l’article 12 du statut qui stipule que   « le Congrès comprend : les membres du Bureau exécutif national ; les chefs de région ; les chefs de province ;  deux (02) représentants des jeunes par région ;  deux (02) représentants des élèves et étudiants par région ; deux (02) représentants des anciens par région ; deux (02) représentants des femmes par région ; les députés du parti ».

Si cette rencontre a effectivement lieu comme prévu, quelle sera la réaction des partisans du président actuel ?

C’est le wait and see.  

 

 Un nouveau-né dans le microcosme politique burkinabé avec la mise en orbite de l’Alliance des démocrates pour le développement (ADD) dont le congrès constitutif  a lieu du vendredi 28 au samedi 29 juillet 2017. Selon des sources proches de l’organisation, ce nouveau parti, affilié à la mouvance présidentielle, sera dirigé par l’ancien DG du SIAO, Moussa Traoré,  un dissident du parti de Saran Séré, le PDC. La réconciliation nationale sera l’un des piliers de l’ADD.

 

 Coupable ou victime de machination ? Telle est la question que se posent les proches au sujet  du jeune Sidi Mohamed Konfé, incarcéré depuis mars 2017. A ce directeur  de l’établissement franco-arabe Ben Massoud implanté dans le Sahel depuis 2009 il serait reproché d’être de connivence avec des djihadistes. Le fondement de cette accusation : il aurait réceptionné du matériel provenant d’Arabie saoudite, destiné à de tierces personnes, et où on aurait  retrouvé des tenues militaires. Vrai ou faux ? en tout cas, l’affaire fait grand bruit dans la région, car rappelant une autre où un autre Konfé, directeur d’école, lui, a laissé  la vie il y a quelques mois. Espérons seulement que la vérité finira par jaillir.

 

 Le mois d’août rime partout avec vacances. Moment idéal pour certains de décompresser et surtout de recharger les accus pour mieux affronter le boulot. C’est le cas notamment des chefs d’Etat et des  membres de leurs  gouvernements.

Au Burkina, on ne sait pas encore exactement à partir de quelle date nos dirigeants observeront la pause gouvernementale et encore moins où est-ce qu’ils iront pour le farniente. 

Au Bénin les vacances gouvernementales commencent à partir du 1er août avec un groupe de  ministres qui ira en congé la première moitié du mois et un autre durant la seconde moitié d’août. 

Selon la Lettre du Continent, le président Talon passera l’essentiel de ses congés en France de même que son homologue ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, qui doit séjourner à sa résidence de Mougins. Le Malien, Ibrahim Aboubacar Kéita, et le Sénégalais, Macky Sall, passeront, eux, leurs congés à domicile.

Quant au Togolais,  Faure Gnassingbé,  et au Congolais, Denis Sassou Nguesso, ils ont tous deux opté pour le sud de l’Europe avec l’Italie pour le premier et l’Espagne pour le second.

 

 A l’occasion de la commémoration des treize années de carrière journalistique de son directeur de publication et du lancement du journal à Ouagadougou, le conseil éditorial du journal le « Soleil » organise une conférence de presse le samedi 29 juillet 2017 à Ouagadougou à 16 H au CDC-la Termitière (Théâtre populaire).

 

  La commune rurale de Doulougou dans  la province du Bazèga sera en effervescence ce dimanche après-midi. Les ressortissants de la localité lancent les activités de leur association dénommée «Doulg-Mèebo ». La cérémonie, placée sous le patronage du ministre des Infrastructures, Eric Bougouma, sera, entre autres, marquée par une plantation d’arbres.   

 

Commentaires   

+3 #1 ANTA 29-07-2017 07:44
On n' a jamais entendu qu'un président européen vient prendre ses vacances à Ouaga, Bamako, Brazzaville etc.... On peut m'expliquer?
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