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Assemblée nationale : Sakandé ?

Cher Wambi,

 Le mois de septembre est là et l’on évolue inexorablement vers la fin de la saison pluvieuse qui laisse craindre une campagne agricole en demi-teinte.

En attendant donc que les techniciens du ministère de l’Agriculture établissent le bilan définitif de l’hivernage, voici les quantités d’eau enregistrées au cours de la semaine du jeudi 31 août au mercredi 6 septembre 2017 :

Dori : 0,6 mm ; Ouahigouya : 19,6 mm ; Ouagadougou-Aéro : 22, 3 mm ; Dédougou : 30 mm ; Fada N’Gourma : 1,1 mm ; Bobo-Dioulasso : 24,6 mm ; Boromo : 11,1 mm ; Pô : 46,6 mm ; Gaoua : 13,7 mm ; Bogandé : 52, 7 mm.

 

 

Cher Wambi, décidément, il nous faudra apprendre à vivre avec. «Avec quoi ?» te demandes- tu sans doute.

Mais avec les actes terroristes qui continuent de frapper notre pays ! Presque plus un mois ne passe sans que les escadrons de la mort sèment la désolation dans notre pays.

La semaine dernière, c’est la brigade de gendarmerie de Djibasso qui a été visée par des individus armés non identifiés. Après avoir incendié le local et des engins à deux roues, ils s’en sont pris à une buvette située à quelques encablures de là où un douanier a été tué.

Selon certaines sources, la victime a été criblée de balles comme si elle avait été particulièrement visée.

Cher cousin, cette énième attaque s’ajoute à une série déjà longue d’actes terroristes contre des postes de gendarmerie, de douane et même des camps militaires. Et les lieux publics n’en sont pas épargnés. Loin de là. Ce fut le cas du « Café Cappuccino » et de « Splendid hotel », tous deux touchés le 15 janvier 2016, et tout récemment du restaurant « Aziz Istanbul » dans la nuit du 13 au 14 août dernier où l’on a déploré en tout 20 morts, dont le lieutenant Marc Stéphane Tiendrébéogo.

Parlant de ce dernier, Cher Wambi, de sources proches de la famille j’ai appris que quelques jours après les constats d’usage, les parents ont pu récupérer les effets personnels que portait sur elle la victime au moment de l’attaque.

Particulièrement deux téléphones portables. Mais rien des 500 000 F CFA que le jeune officier avait sur lui.

Si c’est vrai qu’il avait une telle somme en sa possession, qui a bien pu faire les poches au cadavre et à quel moment ?

Cher cousin, toujours au sujet du lieutenant Tiendrébéogo, j’ai également appris que sa fiancée, Naïma Derra, elle aussi lieutenant, vient d’être affectée à l’ambassade du Burkina au Sénégal.

Est-ce une mutation qui était dans les tuyaux, comme on le dit, ou une mutation de circonstance décidée par la hiérarchie si ce n’est pas sur demande de la dulcinée éplorée, mère d’un petit enfant ?

Cher Wambi, je reste sur le sujet des attaques terroristes en revenant sur l’indigence matérielle dans laquelle nos forces de défense et de sécurité font face à l’ennemi. On s’en est une fois de plus rendu compte lors des événements du restaurant « Aziz Istanbul », au cours desquels l’unique bouclier balistique des gendarmes n’a pas résisté aux balles des assaillants. Une défaillance qui a obligé les pandores à en emprunter un ou deux, selon les sources, aux éléments de la police.

On ne demande pas aux autorités de mettre nos unités anti-terroristes au même niveau d’équipement que celles des Etats-Unis ou du GIGN en France. Mais combien peut bien coûter un bouclier balistique pour que l’Unité anti-terroriste de la gendarmerie de tout un pays en soit si peu pourvue ?

D’autre part, il convient de prendre soin de la maigre logistique dont nous disposons.

Si je dis cela, cher cousin, c’est parce que j’ai appris que sept véhicules de l’Unité d’intervention polyvalente de la police nationale endommagés lors de l’attaque du 15 janvier sont toujours sur cale, attendant d’être réparés. Quand on sait, par exemple, que la Brigade anti-criminalité (BAC) ne dispose que de quatorze véhicules de patrouille pour toute la ville de Ouagadougou, l’abandon des sept autres au garage relève d’une pure négligence.

 

Cher Wambi, rarement les bookmakers politiques burkinabè se seront autant perdus en pronostics que depuis la mort subite de Salifou Diallo le 19 août 2017. Qui, en effet, pour remplacer « l’irremplaçable » Gorba à la présidence de l’Assemblée nationale ? Personne, parmi les députés MPP, n’ayant la légitimité historique et la carrure pour hériter naturellement du Perchoir, on se perd en conjectures, parfois distillées savamment par quelques personnes intéressées.

Mais les noms qui revenaient le plus ces deniers jours, cher cousin, étaient ceux des ministres Clément Pengdwendé Sawadogo de la Fonction publique et Oumarou Idani des Mines. Hier d’ailleurs, des rumeurs que je n’ai pu confirmer prétendaient qu’il y aurait un léger réaménagement ministériel pour libérer l’un ou l’autre qui irait donc valider son mandat ce matin même avant de se faire adouber dans la foulée. Mais si, comme les élus l’espèrent, c’était la promotion interne qui devait être retenue, ceux qui tenaient la corde étaient Alassane Bala Sakandé, le président du groupe parlementaire MPP, et Ousséni Tamboura, « le plus ancien dans le grade le plus élevé », comme on dirait dans l’armée. L’originaire du Soum, en plus de ses autres atouts ethno-régionalistes et même confessionnels, se trouve être le 4e vice-président de l’Assemblée, et des deux que compte le « Parti du Soleil-Levant », il est le premier dans l’ordre protocolaire, juste avant Salamata Konaté.

Cher Wambi, tu as sans doute entendu aussi parler de Jacob Ouédraogo. En tout cas, les réunions se succèdent au sein du groupe parlementaire MPP et de ce que j’apprenais, une rencontre était de nouveau programmée hier dans la soirée. En réalité, cher cousin, les prétendants avoués ou non savent que seul le président Roch Marc Christian Kaboré décidera et, si ça se trouve, il a depuis longtemps sa petite idée. Rien ne dit ainsi qu’il ne sortira pas, à la surprise générale, un lapin de son chapeau après avoir consulté une personnalité telle Simon Compaoré.

Mais bon, encore un peu de patience, puisque c’est ce matin à 10h qu’interviendra la clôture de la session extraordinaire de l’Assemblée, convoquée exprès pour trouver un successeur à Salifou. On sait cependant d’ores et déjà que par décence, eu égard aux circonstances, l’opposition ne devrait pas présenter de candidat face à celui que la majorité aura choisi.  

 

 

Cher Wambi, nul doute que tu as déjà appris la nouvelle de l’arrestation de Nathalie Somé, présidente du Conseil supérieur de la communication (CSC). Après le DAF qui a été déposé à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO), ce fut le tour de la première responsable de l’institution d’être placée sous mandat de dépôt le mercredi 6 septembre 2017.

Cette arrestation est liée à la gestion des fonds alloués au CSC pour la couverture médiatique de la campagne des élections couplées du 29 novembre 2016. Bien avant cette incarcération, l’affaire a donné lieu à une passe d’armes médiatique entre Nathalie Somé, « dénoncée par des taupes », et le contrôleur général d’Etat, Luc Marius Ibriga, dont la structure avait effectué un audit sur la gestion du CSC.

Cher cousin, compassion confraternelle et présomption d’innocence obligent, il ne nous reste plus qu’à souhaiter à Nathalie le courage et la force morale pour surmonter l’épreuve de la détention et préparer surtout sa défense quand l’affaire sera appelée au fond.

En attendant, prions que la procédure d’instruction aille sur les chapeaux de roue pour que les conditions de la liberté provisoire soient rapidement réunies.

 

A présent, cher Wambi, je t’invite à feuilleter avec moi le carnet secret de Tipoko l’Intrigante, toujours préoccupée par les travaux champêtres. Ce qui fait qu’actuellement il n’y a pas grand-chose à piocher dans son calepin.

 

n S’achemine-t-on vers une démission massive de la section provinciale du MPP à Manga ? En tout cas selon plusieurs observateurs de la scène politique locale au Zoundwéogo, la crise est si profonde que des militants, dont des conseillers municipaux, seraient prêts à quitter le parti avec armes et bagages. C’est dans cette atmosphère délétère qu’une réunion d’urgence a été tenue hier à la mairie de Manga, en présence du ministre de la Défense, Jean-Claude Bouda, dont le leadership politique serait contesté par une partie des militants du parti au pouvoir.

En attendant de revenir sur l’issue de cette rencontre, selon une source, le décès de Salif Diallo y est pour quelque chose.

En effet, a-t-on appris, à l’occasion des obsèques du président du MPP à Ouahigouya, des contributions ont été demandées pour y convoyer une délégation de la cité de l’Epervier.

Une fois la mission effectuée, les uns et les autres ne s’entendent pas sur ce qu’il faut faire du reste des cotisations.

Les villages rattachés à la commune de Manga réclameraient un partage équitable de la manne, alors que certains responsables politiques voudraient s’en servir pour solder des dettes du parti.

 

n Depuis lundi dernier, le directeur général du Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA) a été placé sous mandat de dépôt. Il rejoint ainsi son comptable à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO) pour une affaire de détournement de près de 100 millions de francs CFA.

A ce qu’on dit, un ministre du gouvernement Paul Kaba Thiéba pourrait lui aussi être inquiété pour avoir bénéficié d’une partie de l’argent, qu’il a utilisé pour battre campagne dans sa province.

 

n Dans une lettre ouverte au ministre des Finances et à celui de l’Environnement, un ancien ingénieur et généticien forestier réclame son droit à la pension après une trentaine d’années de service.

Lisez plutôt son cri du cœur.

« Aux ministres en charge des Finances et de l’Environnement

Messieurs les ministres, j’ai l’honneur de solliciter vos très hautes bienveillances afin de pouvoir jouir de mes droits légitimes à la retraite.

En effet, mon dossier de retraite est bloqué depuis plus de huit (8) mois au Centre national de semences forestières (CNSF) pour défaut de paiement de cotisation à la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO) du fait d’une décision émanant du ministère de l’Economie et des Finances qui empêche l’application de la Loi n°063-2015/CNT du 15/09/2015 à la catégorie de fonctionnaires que sont les agents forestiers en détachement.

Messieurs les ministres, après avoir servi loyalement mon pays une trentaine d’années durant, je suis désormais sans salaire depuis plus de huit (8) mois, contraint de poursuivre en vain mes droits à la retraite ; chose qui expose, pour le moins, à des conditions de vie difficiles. Autant vous dire, Messieurs les Ministres, que cette situation d’injustice, qui n’a que trop duré, est désormais plus qu’insupportable. »

 

Ouagadougou, le 06 septembre 2017

Docteur Lucien Bakré Yoda

Ingénieur et généticien forestier

n Décidément, il ne fait pas bon vivre dans le Soum ces derniers temps. Des attaques à répétition troublent le sommeil des honnêtes citoyens de cette province. Hier jeudi encore, aux environs de 15h, des individus non identifiés ont attaqué la mairie de Diguel et enlevé le comptable, Aly Tamboura. Pas plus tard que le week-end dernier, à Djibasso dans la Kossi, des terroristes avaient investi les locaux de la gendarmerie, tuant l’assistant des douanes Barthélemy Yé. Puis il y a eu, trois jours plus tard, l’enlèvement de deux personnes à Kourfadji par des assaillants. En l’espace d’une semaine, c’est donc trois fois que ces tristes individus ont semé la terreur au sein des populations.  

 

Tipoko l'Intrigante n'apprend rien d'elle-même, elle n'invente jamais rien. Tipoko l'Intrigante est un non-être. Elle n'est ni bonne en elle-même, ni mauvaise en elle-même. Elle fonctionne par intuition, car "l'intuition c'est la faculté qu'a une femme d'être sûre d'une chose sans en avoir la certitude..."

 

Ainsi va la vie.

Au revoir.

 

Ton cousin

Passek Taalé

Commentaires   

+1 #2 Sacksida 10-09-2017 09:56
Comme le disait un compatriote : « Les gouvernants et les Députés Burkinabé doivent revoir et appliquer les idéaux de l’insurrection populaire d’octobre 2014 dont la Bonne gouvernance économique et financière, la transparence dans la gestion des ressources publiques, la justice sociale et l’équité ». En effet, Il serait souhaitable et utile que les ressources publiques mises à la disposition de l’Assemblée Nationale soient soumises également aux contrôles et aux audits annuels de la Cour des Comptes au Burkina Faso. Même, si pour cela, il faut voter une loi d’application immédiate, nous estimons que le nouveau Président de l’Assemblée Nationale devrait prendre des dispositions nécessaires afin de rendre effective la vérification et la régularité des comptes annuelles de cette institution politique et démocratique. En tout état de cause, il faut faire évoluer positivement la gouvernance dans tous les domaines de la vie nationale et la rendre crédible aux yeux du peuple intègre du Burkina Faso. Courage et Salut !
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-1 #1 Kôrô Yamyélé 08-09-2017 10:42
- Le journal L'OBSERVATEUR fait-il une campagne pour Sakandé ? Moi je le pense fortement et peut-être que le responsable de L'OBSERVATEUR porte le Sieur Sakandé dans son coeur. Sinon pourquoi ce titre tendancieux ''Assemblée Nationale : Sakandé ?''. Sans oublier tout le battage médiatique ''L'OBSERVATORI EN'' passé autour de Sakandé.

Pour ma part il ne le mérite pas au vue de sa malcause.

Par Kôrô Yamyé
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