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Manif contre l’impunité … dans l’illégalité

Prévu pour le samedi 28 juin 2014 à 10 heures à la place de la Nation, le meeting organisé par la coalition contre les crimes impunis au Burkina Faso (CCCI BF) n’a pas pu se tenir. Motif, ils n’avaient pas l’autorisation de l’état-major général des armées pour occuper les lieux de la manifestation.

 

Débuté timidement à 8 heures, la manifestation du samedi 28 juin 2014 s’est emballée dès 9 h 41, avec l’arrivée d’un officier de la Gendarmerie nationale (GN).

Arrivé par petits groupes, la foule a grossi au fil du temps. Les militants  étaient là à l’appel de la Coalition contre les crimes impunis au Burkina Faso (CCCI BF) pour un meeting de protestation  contre ces crimes impunis de 1960 à nos jours. Pour les organisateurs, il s’agissait notamment d’exiger la lumière sur la mort du juge Nébié. Cette coalition est composée du collectif antiréférendum, du Mouvement brassard noir, du MAVO, du Balai citoyen, du M21, du mouvement Ça suffit, du CAJD,  de l’AJCB, de l’UJPA, du COSCA, de l’AJSNB, et des artistes engagés.  En attendant le démarrage effectif du meeting, c’est une ambiance bon enfant qui régnait à la place de la Nation. En effet, les manifestants ont eu droit à une animation assurée par une fanfare et à un «concert reggae». Cette belle ambiance va subitement prendre un coup.

9 h 41, un officier de la gendarmerie a rejoint les manifestants et demandé à parler au responsable de la Coalition. Il s’est mis à l’écart avec quelques leaders. Ensuite, le gendarme a demandé à voir l’autorisation d’occupation de la place, une requête qui donnera lieu à de vifs pourparlers. Devant l’absence de document officiel, le pandore leur a demandé de quitter l’endroit. Pendant ce temps, la foule ameutée s’était attroupée autour du petit groupe. Il s’en est suivi des cris et des slogans hostiles au pouvoir. C’est dans cette atmosphère que l’officier s’est retiré promettant de «revenir autrement» si les manifestants n’obtempéraient pas.

Après son départ, une véritable cohue s’est installée. Chacun y allait de son commentaire et de son slogan, on pouvait voir manifestants et  éléments de forces de  l’ordre se regarder en chiens de faïence. Les responsables de la CCCI BF ont, pour leur part, pris langue avec un autre officier de la gendarmerie qui leur expliquait qu’en plus de l’autorisation de la municipalité, il leur fallait l’aval de l’état-major général des armées (EMGA) pour occuper la place de la Nation. Les meneurs de la manif ont objecté en présentant l’autorisation  à eux délivrée par la mairie. Laquelle stipulait effectivement qu’une autorisation préalable de l’EMGA était préalablement requise. Séance tenante, les responsables de la Coalition ont promis d’apporter le document à eux remis par les autorités militaires qu’un des leurs était allé récupérer.

La rumeur «Hervé est séquestré à l’état-major»

«A l’état-major ! …à l’état-major, tous à l’état-major !»  C’est par ces mots que nous avons été alerté par l’arrestation d’Hervé Ouattara, président du collectif  antiréférendum (CAR), ce qui s’est avéré une véritable rumeur qui a failli mettre le feu aux poudres. En effet, les manifestants avaient commencé à se diriger vers le siège de la Grande Muette situé à un jet de pierre de là. Pendant que la foule s’y dirigeait, le leader du CAR  en revenait triomphalement, ovationné par des manifestants qui scandaient Hervé !… Hervé ! C’est ainsi que le «héros» d’un matin a improvisé une conférence de presse dans laquelle il  a avoué n’avoir jamais été séquestré. Il a expliqué qu’en dépit de l’accord de principe préalablement obtenu, il n’a pas pu entrer en possession du précieux sésame. Par ailleurs, le responsable du CAR a lancé un appel à la mobilisation de la jeunesse et  pris la communauté nationale et internationale à témoin. Pour lui, «Il y a une liste noire qui circule à notre sujet». C’est pourquoi il a invité le peuple à veiller sur leur sécurité. C’est à 11 heures que la foule a commencé à se disperser.                                                                            

Joseph Bambara (stagiaire)

 

Commentaires   

0 #6 Levi 07-07-2014 18:18
Collez nous la paix!!! Tous des merdiers: pouvoir comme oppsition
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+1 #5 Anbga 02-07-2014 11:11
Personne n'a peur de l'armée maintenant. C'est beau de savoir que l'arme à feu ne fait plus peur au Burkinabé. C'est l'outil du pouvoir depuis 1987.
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0 #4 BF 01-07-2014 10:38
Les membres du CAR veillez vous même sur votre sécurité ça sera mieux pour vous car avec vos agissement vous êtes une source d'insécurité pour nous
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+3 #3 Guingraogo 30-06-2014 10:26
Merci pour ce nouveau et beau look. Cependant, les textes sont en caractères vraiment très petits qu'il faut un effort pour pouvoir les déchiffrer. Si vous pouvez revoir à ce niveau, ce serait mieux.
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0 #2 DAO 30-06-2014 08:45
Merci pour votre nouveau site qui a été relooké.
Le problème c'est la taille (police) des écritures. Sachez que y a beaucoup qui ont des problèmes d'yeux, ils ne pourront plus lire la version internet du journal. Un ami viens de m'appeler pour dire qu'il ne lira plus le journal sur la toile. Revoyez vite cette situation.
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-2 #1 Rabougsriima 29-06-2014 23:17
Puisque l'impunité n'est pas légal pourquoi vouloir une manifestation légale?
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