Logo
Imprimer cette page

Situation nationale : Le Collectif antiréférendum chez le Moogh Naaba

 

 

Dans le cadre de la mise en œuvre de sa feuille de route, le Collectif antiréférendum (CAR) a été reçu en audience par le Moogh  Naaba Baongho le mercredi 6 août 2014.

 

 

 Si les partisans du chef de l’Etat, Blaise Compaoré, appellent à un référendum pour sauter le verrou de la clause limitative du nombre de mandats présidentiels, ses contempteurs, eux, affichent leur détermination à empêcher la tenue de ce scrutin référendaire. Ainsi, dans chaque camp des organisations se créent pour défendre leur position.

 

Voilà comment est né le Collectif antiréférendum, qui est depuis quelque temps actif sur le terrain. Dans le cadre de la mise en œuvre de sa feuille de route, il a initié une série de rencontres avec des autorités administratives, coutumières, religieuses et des institutions internationales.

 

Hier mercredi 6 août 2014, le Moogh Naaba Baongho a bien voulu recevoir ces jeunes engagés contre le projet de révision de l’article 37. Pour donner de la visibilité à cette audience, le CAR a invité la presse nationale. Mais les journalistes n’ont pas été autorisés à assister à l’entretien entre l’empereur et le Collectif, qui n’avait pas pris le soin de préciser que  les hommes de média seraient de la partie.

 

Il a fallu donc à ceux-ci faire le pied de grue pendant près d’une heure.

 

A sa sortie  d’audience, le président du CAR, Hervé Ouattara, a déclaré qu’il était venu avec ses camarades expliquer leur position au Moogh Naaba Baongho qui leur a donné sa bénédiction.

 

Toutefois, il leur a prodigué de «sages conseils» allant dans le sens du respect des valeurs culturelles et  du dialogue avec leurs adversaires afin de préserver la paix sociale.

 

 

 

Mamady Zango (stagiaire)

 

 

Commentaires   

0 #5 Moud 07-08-2014 20:06
Lysianne, j'espère que tu as compris l'analyse de Tenga. "C'est ça qui est la vérité", comme on dit!
Citer
0 #4 CB 07-08-2014 13:41
A propos de la notion d'homme fort!
Obama est un homme puissant et fort! Certainement parce qu'il est président des USA. Koffi Anan a été et est un homme fort à cause de l'ONU. Ce n'est ni Obama, ni Anan qui fait les USA ou l'ONU.
Quand on dit d'un président d'un pays classé en tête des pays tendant vers le développement zéro qu'il est fort, en fait ça signifie qu'il est dictateur. Dans le genre Idi Amin Dada, Bokassa, etc.
Un homme fort à la tête de l'Association des "vaut-rien" du quartier signifie quoi?

Et moi! Si aujourd'hui, on me nomme à la tête de l'OMC, je deviens de fait un homme fort parce que l'OMC est une institution forte!

A défaut d'être un homme fort, j'espère avoir été assez bon avec ma petite démonstration.
Citer
0 #3 neilson 07-08-2014 12:25
M. Ouattara, vous et vos amis avez tapé à une bonne porte; seulement, est ce que Blaise écoute le Moogh Naaba? Il n'a recours à lui que quand kosyam est menacé! Et comme il l'a dit dans Jeune Afrique, il peut écouter les conseils des uns et des autres, mais il est le seul à décider. Dommage, n'est ce pas!
Citer
0 #2 Tenga 07-08-2014 12:19
On compare deux choses qui ont une certaine base commune. On a jamais vu en Suisse, les partisans du pouvoir transporter des urnes comme à Nongremassom pour aller faire du bourrage. En fait, le vrai débat jusque-là, n'est pas posé. C'est la transparence du scrutin. Les pro savent que le scrutin qui sera organisé par le pouvoir sera gagné par le pouvoir. A moins d'une vigilance extrême. Au fait le pouvoir veut juste l'isoloir et l'urne et non la majorité du peuple pour truquer les choses et imposer sa victoire comme cela a toujours été. Les pro disent qu'il faut faire confiance au peuple burkinabé, sachant qu'ils n'en ont cure du peuple, mais seulement de la stratégie de fraude en place depuis le premier referendum, fabriquée par les anciens CDR dont certains sont toujours à la manœuvre aujourd'hui. Les contre, savant aussi que les résultats seront truqués. Pour Anatole, c'était un petit rayon, difficile à falsifier e l'enjeu n'est pas aussi le même. Mais tous le pays entier? C'est ce manque de confiance qui est le problème; pas le référendum en soi. Si tout le monde peut se dire que les résultats qui en sortiront seront corrects, pas de problèmes, les pro vont perdre, sûr. L'autre question c'est pourquoi après tant d'années de pouvoir, la confiance a foutu le camp entre les dirigeants et le peuple? Pourquoi n'a t on pas réussi à instaurer la confiance et on est encore à ces genres de débats? N'est-ce pas une forme d'échec de notre contrat social? Or nous ne voulons pas qu'on nous conduise dans d'autres échecs.
Citer
0 #1 Lysianne 07-08-2014 10:53
Si vraiment vous êtes des démocrates, si vraiment les acteurs du CAR sont honnête envers eux même et envers le peuple burkinabè, ils doivent savoir que, il n'y pas plus expression démocratique que le référendum. En Suisse, même pour décider de la nomination d'une route qui divisent les suisses ils ont recours au référendum. Si donc la Suisse est un exemple de démocratie pourquoi il est difficile pour les opposant au référendum de comprendre que c'est l'expression mère de la démocratie le référendum. Alors mes chers amis du CAR vous ramez à contre courant des valeurs de la démocratie et c'est dommage pour des jeunes comme vous. On peut comprendre le MPP qui est contre le référendum mais pas des jeunes.
Citer

Ajouter un Commentaire

Recopiez le code dans la cage au bas du formulaire avant d'enregistrer votre message. Merci!

Code de sécurité
Rafraîchir

© 2011-2014 - Observateur Paalga - Tous droits réservés I Conception: CVP Sarl.