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Situation nationale : Zeph chez le Grand Imam - Assimi chez le Cardinal

Zéphirin Diabré à la Fédération des associations islamiques

«Nous sommes venu expliquer le caractère socialement dangereux de la révision de l’article 37»

Une délégation du Chef de file de l’opposition politique (CFOP) au Burkina Faso était face aux responsables de la Fédération des associations islamiques du Burkina Faso dans l’après-midi du vendredi 29 août 2014. L’Opposition a mis à profit la rencontre pour manifester une fois de plus son refus de la révision de l’article 37.

 

«Il y a de cela quelque temps qu’on s’est donné comme devoir, de temps en temps, de revenir pour échanger avec eux, leur parler un peu des activités que nous menons en tant qu’opposition et recevoir leurs conseils avisés qui nous permettent de réussir notre action mais aussi des prières et bénédictions». A l’issue de l’audience, c’est ainsi que le chef de délégation de l’Opposition, Zéphirin Diabré, a donné l’objet de sa visite au siège de la Fédération des associations islamiques du Burkina Faso (FAIB). Il avait à ses côtés, entre autres, Bénéwendé Stanislas Sankara, Ablassé Ouédraogo et Mamadou Kabré, tous membres du CFOP. C’est dans une ambiance bon enfant, ponctuée de prières et de bénédictions, qu’ont démarré les échanges autour de 17h15, après une présentation des membres de la délégation des politiques à celle de la Fédération, conduite par son président du mois, El Hadj Adama Nikiéma. Le tête-à-tête entre les deux parties a pris un peu plus d’une heure. Visite de courtoisie certes, mais également d’explication sur les questions politiques. Pour Zéphirin Diabré, chaque rencontre appelle des questions à soumettre pour discussion. «Nous avons évoqué les questions qui nous tiennent à cœur, notamment le grave danger qui pèse sur notre pays et sa démocratie avec la volonté réaffirmée et ressassée de la majorité de procéder à la révision de l’article 37. Nous avons expliqué, une fois de plus, notre position sur le caractère inutile, inopportun et même socialement dangereux de cette initiative. Notre souhait est que le camp d’en face garde la raison, respecte la Constitution et trouve une formule pour que d’autres personnes soient leur champion à l’élection présidentielle de 2015», a-t-il indiqué. Les responsables de la FAIB ont loué la démarche du CFOP et encouragé leurs hôtes à encore et encore travailler à promouvoir les valeurs de pardon, de tolérance, de dialogue et d’esprit de concertation qu’ils ont toujours défendues.

 Moumouni Simporé

 

 

Front républicain

Une visite à Son Eminence

 

Une délégation de la coordination du Front républicain a été reçue, le mercredi 30 août 2014 à Ouagadougou, par Son Eminence le Cardinal Philippe Ouédraogo. Cette visite entre dans le cadre des visites initiées par le Front républicain auprès des personnalités religieuses et coutumières du Burkina Faso.

Le Front républicain, dans le cadre de ses activités, a initié un certain nombre d’activités parmi lesquelles un meeting à Bobo, une caravane dans la région du Sud-Ouest et une visite à Sa Majesté le Moogh Naaba Baongho. C’est dans cette même dynamique que la coordination du Front républicain a rendu une visite à Son Eminence le samedi 30 août 2014.

En effet, ce sont les deux coprésidents du Front républicain, Assimi Kouanda et Hermann Yaméogo, qui ont conduit la délégation de la coordination du Front républicain chez Son Eminence Philippe Cardinal. Après une trentaine de minutes d’entretien à huis clos, c’est Assimi Kouanda qui a expliqué à la presse l’objet de la visite que la délégation était venue rendre. Il s’agit, selon lui, d’une simple ‘’courtoisie’’. Néanmoins, la délégation a succinctement présenté le Front républicain, ses objectifs, ses activités et son rôle. Pour ce faire, Assimi Kouanda n’a pas manqué de remercier Son Eminence pour le temps qu’il leur a consacré malgré son calendrier chargé. A l’en croire, cette visite était nécessaire, eu égard au rôle important que joue le dialogue dans la préservation de la paix et de la cohésion sociale. «  Le dialogue, la paix, la concertation, la culture, la gestion, dans l’intérêt du peuple, du pouvoir, promouvoir la démocratie, le cadre économiques » sont, entre autres, les objectifs du Front républicain. A l’issue de la visite, les coprésidents du Front républicain ont dit avoir des motifs de satisfaction, suite aux échanges. A en croire Assimi Kouanda, le cardinal a apprécié positivement leur démarche et encouragé le FR à continuer d’œuvrer pour la paix, la solidarité et le respect des valeurs républicaines. Cependant, l’hôte du jour s’est refusé à tout commentaire à la presse, estimant que «  Assimi Kouanda a tout dit ».

 

Débora Inès Ouédraogo

(Stagiaire)

Commentaires   

0 #7 Le bon citoyen 01-09-2014 14:32
Je ne comprends pas les politiciens ? Quand les coutumieux et religieux vous disent faitent attention, vous repliquez qu'ils ne doivent pas faire de la politique. Maintenant que vous aviez tout yagami, vous vous retrouver à courir vers ses entités ! Sacré politique quand tu nous tient.
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0 #6 Alexio 01-09-2014 11:54
Pour moi je trouve tout le ridicule dans le camps du CDP qui n ose pas dire a leur champion que Boribana. Le moment est a la passe. Apres 28 ans au pouvoir. Nous voulons une nouvelle equipe pour diriger ce pays.
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0 #5 le Fatothiè 01-09-2014 11:51
le clergé ne rentrera pas dans ce jeu de ping-pong avec le pouvoir. Depuis longtemps sa position a été claire que vous n'ignorez pas. Quand vous parlez de paix à ces personnes sages, je pense que vous vous moquez d'eux car vous ne faites rien pour préserver cette paix. Referez vous à vos organisations concomitantes de manifestations avec le CFOB. Il y a une dialectique entre vos dires et vos faits et gestes. La paix n'est pas seulement dans les mots mais aussi dans les actes.
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+1 #4 Sacksida 01-09-2014 10:57
Vous savez, l'article 37 sur le plan de la lettre de la loi, est modifiable mais sur le plan de son esprit il ne doit pas être modifier pour consacrer l'alternance. C'est malheureusement le caractère ambigu des constitutions taillées sur mesure et qui pose problème aujourd'hui à notre classe politique et aux populations burkinabé qui se trouve divisés sur la question du référendum. Que faire? Il faut un dialogue et une négociation sérieuse et sincère entre les tenants du pouvoir et ceux de l'opposition.
A mon humble avis, même si l'article en question est modifiable, il est souhaitable que le Grand Sachem, ne le modifie pas et favorise une dynamique et une alternance. Ainsi il appartiendra au peuple BURKINABÉ de décider si c'est le candidat du CDP ou de l'opposition que aura sa confiance; et ce pour préserver les acquis économiques, sociaux politique et de paix de notre chère patrie dans l'intérêt bien compris de tous!
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0 #3 Richesse 01-09-2014 09:05
Une vraie mascarade quoi.....
cette paix que nous prônons tous la est entre nos mains....pour éviter que le pire arrive ceux qui sont à la base de ce torchon qui brûle savent ce qu'il faut faire avant que le feu ne se propage...

Arrêtons de se bloubander inutilement
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0 #2 laloi 01-09-2014 04:24
Tout ca a cause d'un seul individu, c'est vraiment lâche.
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0 #1 article 37 31-08-2014 22:22
Le Clergé a toujours tout fait pour préserver la paix. En 1998 avec la participation du clergé au conseil des sages le régime a été sauvé. Mais le régime avait pris cela pour caution. En 2014 la donne a changé. Les Burkinabè ont muri, le clergé est resté constant comme il l'a toujours été. Il est trop tard pour sauver le soldat COMPAORE. l'heure de l'alternance a sonné et tous les indicateurs sociaux laissent croire que c'est l'heure de la fin.

Il faut se poser la question Blaise va poser l'acte fatal de la convocation du corps électoral pour son référendum.

Pour la paix et la stabilité du pays, le départ de Blaise sera un salut pour le pays et pour la sous région.
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