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Suspension grève SYNAFI : Une opération casiers vides pour rattraper le retard

Après plus d'un mois de sit-in et de grève, le Syndicat national des agents des finances (SYNAFI) a suspendu, hier 14 mars 2017, son mouvement et demande à ses membres de travailler plus que d'habitude pour rattraper le retard à travers une opération «casiers vides». La raison, les autorités se sont maintenant engagées dans une dynamique de dialogue.

 

Seules deux montagnes ne se rencontrent pas. Longtemps restés dans une logique de confrontation, le Syndicat national des agents des finances (SYNAFI) et la ministre de l'Economie, des Finances et du Développement, Rosine Sori/Coulibaly, ont renoué le fil du dialogue. En mouvement depuis le 6 février 2017 à travers des sit-in et des grèves, cette structure syndicale a décidé, depuis hier 7 heures, d'observer une suspension pour donner une chance aux négociations.

Entre autres points qui cristallisaient la colère des travailleurs on peut citer :

- la gestion des baux administratifs qui fait ressortir une dépense annuelle de 5 milliards de nos francs au titre des locations de bâtiments ;

- la réforme des marchés publics qui a institué une procédure d'urgence dont le délai raccourci est passé de 60 jours à 15 jours ouvrant ainsi la voie à des délits d'initiés ;

- l'acquisition de matériel ne répondant pas aux besoins de l'administration ;

- la politisation des postes qui se caractérise par le non-respect des profils;

- une gestion inéquitable qui caractérise le système de motivation ;

- l'instabilité des réseaux informatiques (SIGASPE, CID, SIMP...) qui met les agents en conflit avec les usagers.

Selon le SG du SYNAFI, Mohamed Savadogo, ces problèmes restent posés, mais l'autorité de tutelle est dans de bonnes dispositions d'esprit ; ce qui justifie leur choix de suspendre le mouvement dont les conséquences se sont faites négativement observées sur la vie économique du pays.

«Conscient de la situation nationale et surtout des conséquences très préjudiciables que le maintien du mouvement pourrait créer, le SYNAFI suspend le présent mouvement et invite l'ensemble des militants à reprendre le travail pour compter de ce jour 14 mars 2017. En outre voudrions-nous prendre l'opinion publique à témoin de l'engagement de l'autorité à trouver des solutions idoines à nos préoccupations», a-t-il souligné lors du point de presse animé au sein du ministère à Ouagadougou.

Mohamed Savadogo et ses camarades n'ont pas fait que suspendre leur mouvement, ils se sont même engagés dans une dynamique de rattrapage du temps perdu par une opération dite « casiers vides » qui consiste à traiter en un temps record tous les dossiers en souffrance. C'est pourquoi un appel à redoubler d'efforts et d'abnégation au travail a été lancé aux agents. Ces derniers ont tenu à exprimer leurs regrets et présenter leurs excuses à ceux qui ont été collatéralement victimes de leur mouvement de 40 jours. Le SYNAFI a toutefois décliné sa responsabilité dans certaines situations comme le non-paiement des factures de la presse privée qui a mis pas mal d'organes dans des tensions de trésorerie.

 

Abdou Karim Sawadogo

&

Hadepté Da (stagiaire)

Commentaires   

0 #3 Kanzim 16-03-2017 17:25
Tous les cinq premiers points de revendication cités dans le présent article sont pour moi légitimes. Les baux administratifs sont une arnaque consistant à enrichir des amis qui bénéficient de crédits pour construire leurs édifices personnels que l’Etat loue. Seuls le propriétaire et ses acolytes du ministère sont les gagnants. La dépense annuelle de 5 Milliards de francs au titre des locations de ces bâtiments peuvent faire construire des bâtiments modernes et appropriés, sur une période de 5 ans seulement. Les marchés publics qui tombent dans les risques de concussion, avec de courts délais et assortis de montants faramineux faisant l’objet de commande par seul le ministre, son DAF et autres copains allogènes appelés au brigandage. Les commandes de matériels qui i ne répondent pas au besoin de l’Administratio n sont inacceptables : il suffit de voir les magasins débordés par du matériel non utilisé comme le mobilier et les matériel informatique. Il suffit aussi d’entendre les syndicats dénonçant la commande de matériel inappropriée dans le domaine de la santé, exigeant par ce fait à être impliqués dans le processus d’acquisition. Les réseaux informatiques seront défaillants tant que « le back-bone », demeurera le seul mot que connaissent les ministres qui se succèdent au mollusque appelé ministère chargé des TIC. Par contre, la question de motivation me semble floue, lorsqu’on en utilise le caractère inéquitable pour justifier une grève. De quelle motivation est-il question ? Ets ce que les syndicats et le ministère chargé de la question ne peuvent pas expliquer en termes communs, clairs et intelligibles, le nœud de la bagarre autour de cette motivation qui serait mal managée ? A défaut d’une Révolution réellement populaire, il faudra peut-être approfondir la réflexion sur la proposition de SEM PK THIEBA, portant sur la remise à plat de toutes les questions d’indemnités et de rémunération et autres, afin élaborer un principe et un système de rétribution plus équitable, démocratique et juste. Autrement, il y a trop de revendications, anciennes comme naissantes, alors que les ressources sont limitées et leur limitation est encore marquée par la magouille instituée en principe de gouvernance. Dans les domaines des routes, dans le domaine des produits alimentaires, tout est démission ou concussion. Alors que le peuple décide de comment on entre en jouissance des biens du peuple.
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+1 #2 Sidzabda 15-03-2017 08:37
votre seul point de revendication était l'avant-dernier point à savoir le système de motivation, pas plus. sinon, les autres problèmes que vous avez soulevés ne sont pas seulement présent chez vous mais dans toute l'administratio n. aussi, s'agissant de la commande ou de la réception du matériel ne répondant pas aux besoins, je vous pose la question; qui a autorisé le lancement du DAO avec les prescriptions techniques? qui a participé à la réception.? tout au long du processus, le contrôleur financier est impliqué, alors, pourquoi venir tenir un tel langage, l'honnêteté manque vraiment à certains
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+1 #1 ajelmana 15-03-2017 07:13
Resrez à réclamer des postes comme si vous êtes les seuls à les mériter. Vous pensez que votre formation à l'ENAREF vous autorise à réclamer tous les postes de financiers? Regardez en France( qui est notre modèle) seuls les Enarques dirigent l'administratio n. N'est pas Enarque qui veut! Il y'a certes les écoles de Clairmond-Ferra nd et autres mais qui n'ont rien à voir avec l'ENA. Donc un peu d'humilité et surtout de sobriété dans vos revendications. L'amélioration de vos conditions de vie et travail ne passe pas par l'accaparement de tous les postes de nommination. Et puis tous les autres points que vous évoquez c'est pour masquer votre frustration par rapport au fonds commun. Vous auriez mieux travaillé pendant votre formation à l'ENAREF et votre rang vous aurait conduit aux impots ou au trésor. Vous revendiquez une prime à la médiocrité. Et enfin je souhaite que le gouvernement mette tous les postes que vous réclamez en compétition ouverts même aux Enarques et on verra. La médiocrité ne passera plus.
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