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Accès aux contraceptifs : Le droit d’en jouir sans limite

Une rencontre de haut niveau sur la santé sexuelle et reproductive des jeunes et des adolescents (SSRJ) se tient du 10 au 11 mai 2017 à Ouagadougou. Initiative d’un consortium d’ONG, elle regroupe des représentants de gouvernements et de jeunes leaders de 9 pays. Ils vont ensemble trouver des stratégies pour améliorer l’accès permanent des jeunes à des informations et aux services essentiels de contraception en Afrique de l’Ouest francophone.

 

 

Donnez aux jeunes, filles comme garçons, toute l’information concernant leur sexualité, donnez-leur aussi les moyens de se prémunir d’une grossesse non désirée et ils vous démontreront combien ils sont responsables. Ainsi pourrait-on résumer la vision des initiateurs de la rencontre de Ouaga, on ne peut plus bien placée, du point de vue programmation. En effet, cet atelier intitulé, «Examen des progrès et planification des investissements futurs en SSRAJ basée sur les données probantes» se tient en pleine semaine nationale de la planification familiale qui est en cours depuis le 8 mai. Des représentants de gouvernements et des jeunes leaders de 9 pays francophones de l’Afrique de l’Ouest que sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Togo prennent part à ce rendez-vous. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le consortium d’ONG, initiateur de l’événement, à savoir, Pathfinder international, Evidence to action et Partenariat de Ouaga, accompagné financièrement par l’USAID et Bill and Melinda Gates, a mis les petits plats dans les grands pour un franc des travaux. «Pathfinder et E2A sont très ravis de collaborer et d’appuyer les gouvernements d’Afrique de l’Ouest à faire avancer, à prioriser et opérationnaliser la programmation en SSRAJ pour atteindre les objectifs de Planification familiale 2020 dans leurs pays », a déclaré la directrice du projet E2A, Rita Badiana. Selon le responsable de l’Unité de coordination du partenariat de Ouaga, Rodrigue Ngouama, pour que les jeunes, notamment les 15 à 19 ans, puissent jouir pleinement de leurs droits à la SSR en Afrique de l’Ouest, il faut que les barrières socioculturelles et religieuses soient levées, que les contraceptifs soient disponibilisés et que l’accès à l’information et à l’éducation soit une réalité. C’est d’ailleurs sur les voies et moyens devant leur permettre de profiter de leurs droits d’une manière responsable que les participants vont plancher durant les 48h de travaux. Il s’agira essentiellement d’évaluer les progrès et de planifier des actions futures en vue d’améliorer l’accès de la frange jeune à la contraception. A cet effet, le partage et l’examen des pratiques basées sur l’accès aux services de contraceptifs de qualité ainsi que l’utilisation de la contraception, l’identification des opportunités pour renforcer le développement ou l’opérationnalisation des plans d’actions nationaux budgétisés ainsi que le renforcement des partenariats, devront leur permettre d’aboutir à des résultats probants. Renouvelant le soutien de son organisation à soutenir la SSRAJ, la représentante de Bill and Melinda Gates, a dit attendre des recommandations claires et compter sur les jeunes pour tenir leurs engagements. «Nous ne pouvons pas lutter contre la pauvreté, contre les avortements, les risques de mortalité maternelle, sans donner à nos jeunes, les moyens d’exercer leurs droits en SSR», a déclaré avec conviction la représentante de l’USAID, Bijou Muhara.

Abondant dans le même sens, le Secrétaire général du ministère de la Santé, Robert Kargougou, qui a présidé l’ouverture des travaux, dira à son tour qu’on ne peut pas prétendre au développement si on ne prend pas en compte les besoins en santé et en éducation de la jeunesse qui est une couche très importante de la population. Tout en annonçant aux participants l’adoption très prochaine au Burkina d’un nouveau plan d’accélération de la planification familiale, dans lequel des stratégies spécifiques seront élaborées, il a traduit l’engagement de son département à accompagner les projets et programmes en faveur de la santé des jeunes.

 

Alima Séogo Koanda

Commentaires   

0 #1 Kanzim 11-05-2017 14:58
Au titre des barrières socioculturelle s et religieuses à une bonne santé sexuelle et reproductive des jeunes et des adolescents (SSRJ), il faut insister sur la nécessité de l’exemplarité dans la conduite de des acteurs, sans que la parole ne cache les actes délictueux pratiqués envers et contre les jeunes sur le plan sexuel, et que surtout leurs méconduites ne soient pas tolérées. Il y a également les données socio-comportem entales et psycho- comportementale s, avilies et viciées par l’universalité de l’alcool, de la cigarette et de la drogue et la facilité d’accessibilité y relative encouragée par les autorités. Il appartient donc aux parents de protéger les jeunes dès leur jeune âge, en leur parlant sinon en les éduquant à santé de la reproduction, et en les rendant critiques vis-à-vis du discours religieux et culturel dont l’essentiel est tenu par des diables humanoïdes pour se réserver les faveurs sexuelles des jeunes. Enfin, au niveau des institutions internationales et surtout onusiennes, il y a lieu de réviser leur stratégie d’intervention, de sorte à réserver l’essentiel des financements au terrain, et non aux représentants, consultants, directeurs-pays et autres cannibales. Lorsque Madame la Représentante résidente de l’UNFPA au Burkina vante les effets d’un dollar investi dans la SR, elle oublie de préciser combien de dollars vont aux études et aux fonctionnaires de salons et autres prédateurs, avant que le dollar dont elle parle n’arrive au terrain. Il faut surtout éviter que, à l’instar des autres domaines d’interventions de ces institutions plus spécialisées dans le discours que l’action, la santé sexuelle et reproductive des jeunes et des adolescents (SSRJ) ne soit un instrument créateur d’emplois, de per diem et de missions bine graissées pour des clubs d’amis.
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