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Services payés de la police nationale : Flagrant délit de barbotage!

Une équipe de 14 inspecteurs ont conduit du 4 au 28 avril une enquête sur toute l'étendue du territoire pour faire la lumière sur les services payés de la police qui fait couler beaucoup d'encre et de salive. Elle a conclu à des gestions opaques surtout en ce qui concerne la rubrique fonctionnement et formulé des recommandations. C'était lors d'une rencontre présidée par le ministre de tutelle, Simon Compaoré le 17 mai 2017.

 

 

S'il y a bien un sujet qui a troublé la quiétude de la police nationale ces derniers temps c'est assurément les services payés qui ont engendré des mouvements d'humeur du corps. En effet la structure syndicale UNAPOL a fait boycotter les services dans les structures privées comme les banques, les hôtels, les sociétés minières pour ne citer que ceux-là. Les poulets dénonçaient ainsi une gestion opaque de la manne générée par ce type de services et pointaient du doigt leur DG, Lazare Tarpaga, dont ils ont exigé et obtenu la démission. Avant d'agir, le ministre de la Sécurité, Simon Compaoré, a commis une équipe d'enquêteurs conduite par l'inspecteur général des services Zétiyenga Saïdou pour mener des investigations dans les 13 régions du pays sur le sujet. L'enquête a concerné la période de janvier 2016 à février 2017 et a conclu à des pratiques disparates selon la région et selon l'autorité. En effet, la cagnotte destinée au personnel varie entre 66,33% et 84,50% tandis que elle allouée au fonctionnement s'établit entre 15,15% et 33,47%. Là où le bât blesse c'est la rubrique fonctionnement qui fonctionne comme une caisse de mini- dépenses sans en respecter les règles : non définition préalable des dépenses; non-définition de la nature et des pièces justificatives; gestion opaque; absence de comité de gestion avec des attributions claires... Conséquence : sur la période, plus de 130 millions de francs Cfa ont été distribués à 28 personnes dont le DG (22 millions) son adjoint (14 millions), le directeur des unités d'intervention (10 millions)...

Au cours des 14 mois concernés, le SP a fait une recette totale de 2 166 877 541 FCFA dont 683 433 678 F pour les sociétés minières et 1 483 443 863 F CFA pour les autres structures (hôtels banques...). Quant à la répartition, elle est de 1,1 milliard de FCFA pour le personnel soit 74,67% contre 373 millions (25,33%) pour le fonctionnement. Les recettes moyennes mensuelles s'élèvent, elles, à 153 776 967 F CFA. Le hic c'est que 53% des dépenses liées au fonctionnement n'ont pas de pièces justificatives. Ces conclusions confirment donc qu'il y avait un barbotage dont les premiers bénéficiaires étaient dans les rangs de la hiérarchie. C'est pourquoi les inspecteurs ont fait 17 recommandations : signer tous les contrats sans délai; harmoniser la clé de répartition ; obtenir des justifications pour toute dépense; mettre formellement en place un comité de gestion dans chaque service; préciser les dépenses illisibles; relire le décret et prévoir des textes d'application; faire approuver tous les contrats par le DG...

Après l'exposé de l'inspecteur général, la parole a été donnée à l'assistance composée en majorité des autorités policières aux plans régional et provincial. Seules trois d'entres elles ont pris la parole pour tenter de se justifier. Comme pour rassurer les uns et les autres, le ministre de tutelle, Simon Compaoré, a d'emblée relevé que cette rencontre de restitution est loin d'être une séance de justification ou un tribunal mais un moyen de faire constater ensemble les défaillances et y trouver des solutions idoines. Selon lui, les conclusions confirment qu'il y avait deux poids deux mesures qui justifient les plaintes des policiers même si cela ne saurait justifier des actes d'indiscipline qui ne peuvent que ternir l'image du corps. «Tout cela a eu pour soubassement les failles du décret du 17 septembre 1979, il faut donc un nouveau. Mais en attendant, il faut des mesures conservatoires. C'est pourquoi il n'y aura plus de prélèvements jusqu'à nouvel ordre", a dit le ministre d'Etat.

Le commissaire Sénou Wakilou, SG de l'UNAPOL, a dit avoir un sentiment mitigé car cette enquête devrait se faire depuis 2011 où une centaine de ses camarades ont été "injustement radiés" parce qu'ils demandaient justice.

 

Abdou Karim Sawadogo

Commentaires   

0 #5 Cédric 21-05-2017 08:55
Franchement, il convient de faire savoir que les Forces de Défense et de Sécurité(FDS) ont été confrontées à des problèmes de cohésion à partir des mutineries de 2011 jusqu’aux bourrasques de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 ainsi qu’à la période trouble du coup d’Etat du 15 septembre 2015.A l’instar des populations civiles, les hommes de tenue étaient dans une période de méfiance et d’interrogation sur l’avenir de la vie de la nation burkinabè. Ce climat de repli sur soi et de méfiance générale commence à se dissiper. On ne cessera de le dire, le commandement des hommes et des troupes, ne se fait pas efficacement avec le bâton mais plutôt avec la confiance, la communication et le bon exemple de ceux qui sont aux commandes. Ces derniers doivent agir avec équité et en créant les conditions matérielles et morales pour que chaque citoyen apporte sa pierre à l’édification de la nation. D’aucuns se rappellent les déclarations de prises de service du ministre d’Etat en charge de la sécurité ,Simon Compaoré en 2016.Il avait fait savoir qu’il ne faisait pas de discrimination dans sa tâche ministérielle et qu’il travaillera avec tous ,sans considération régionaliste, politique, religieuse ou autres clivages socio-économiqu es ou culturels. Visiblement, Simon Compaoré est en train de joindre l’acte à la parole en œuvrant pour la cohésion des FDS (police, gendarmerie, armée).Non seulement il fait acte de proximité avec les FDS en les encourageant dans leur mission de défense et de sécurisation du pays, mais aussi il veille au sein du gouvernement à leurs besoins d’équipements progressifs. Ce sont là des faits réels qui remontent le moral des troupes et les amènent à reconquérir leurs lettres de noblesse d’antan. Car, ce serait une lapalissade de dire que les FDS burkinabè ont des talents reconnus au delà de nos frontières. Félicitation également au chef d’Etat major général des armées, le général Oumarou SADOU pour son encouragement et ses conseils aux soldats. Bravo à tous et bonne continuation.
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0 #4 Kanzim 18-05-2017 15:16
M Simon COMPAORE : avant de vous féliciter vous voudriez bien considérer d’abord que nos posts sur vos réactions suite aux revendications des policiers n’étaient as dirigés contre vous mais un système. Maintenant que vous avez pris la bonne décision, on ne peut que vous féliciter d’avoir mis à nu les agissements condamnables de policiers Ripoux, pourris donc jusqu’à l’os et qui malheureusement se retrouvent dans le cercle immédiat de votre commandement. Ceci dit, il ne faudra pas qu’on nous serve des discours sur des orientations ou mesures nouvelles à prendre : il faut d’abord sévir : tous les officiers qui ont indûment mangé dans cette concussion doivent rembourser, et subir par la suite les rigueurs de la justice. La situation des policiers radiés doit être révisée, parce que la vérité commence à faire surface sur la partie pourrie de la hiérarchie policière. Et pour notre sécurité, il faudra chasser tous ces anciens de la Police, parce qu’on ne peut pas avoir mangé dans du beurre dans le vol, et avoir l’esprit de sacrifice, d’honneur et de dignité pour servir la cause de la police, donc de la société. Oui, comme Anta le dit, tout est pourri, partout, dans tous les sens et en recto-verso. Il reste à SEM R.M. KABORE Président du Faso, d’écouter le petit peuple, d’entendre les petites voix et de les comprendre, pour enfin accepter que son milieu est putréfié, partout et partout. IL faut frapper fort : à commencer par la hiérarchie policière, puis les ministres voleurs, les OSC opportunistes, les députés pourris…etc. L’erreur à ne pas commettre c’est d’accepter l’avis de ceux qui vous diront M Rock, que nous sommes des aigris. C’est ce qu(‘ils ont dit à Blaise. Ils lui ont menti avec des statistiques sans fondements, des mensonges sur l’offre éducative, sanitaire, de développement social…etc., tandis qu’ils s’engraissaient . Conclusion, nous on est là. Avec les preuves de ce qu’on disait. Lui il est loin, avec ses regrets peut-être.
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0 #3 Henri 18-05-2017 13:28
Discipline et bonne gouvernance, ces deux valeurs professionnelle s que le ministre de la sécurité Simon Compaoré veut inculquer aux policiers sont d’une importance capitale. Car, la discipline constitue un acte premier de conduite pour les hommes de tenue dans l’accomplisseme nt optimal de leur mission de sécurité. Ensuite, la bonne gouvernance est un facteur incontournable de nos jours pour la gestion adéquate des biens et des ressources humaines. Toutes les brimades, abus de confiance et de biens sociaux dont certains responsables des hommes de tenue se sont illustrés négativement par le passé au Burkina, ne doivent plus exister. Dans le contexte de menaces terroristes et de diverses formes de délinquance, les forces de sécurité doivent bénéficier de moyens matériels et financiers appropriés pour réussir leur travail. Le ministre de la sécurité est pleinement conscient de cette nécessité et œuvre progressivement pour satisfaire ces paramètres à travers les actions du gouvernement et de partenaires au développement. Bonne chance au nouveau directeur général de la police nationale. Qu’une ère nouvelle de progrès souffle pour les policiers et autres forces de sécurité (gendarmerie) pour la sécurité publique au profit de tous.
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+6 #2 ANTA 18-05-2017 11:06
On ne sait plus à quel saint patron se confier. La présidence du Faso, pourrie; le Premier ministère, pourri, l'Assemblée nationale, pourrie, la justice, pourrie; l'Armée, pourrie; la Police, pourrie; la Communication, pourrie; les Finances avec ses démembrements, pourris; les infrastructures , pourries;l'Educ ation, pourrie; Tu tournes à droite, c'est pourri, tu tournes à gauche, tu te bouches le nez. Les commerçants nous empoisonnent, il ne nous reste plus que Toégui nous emmerde avec ses élucus. Dans une lettre pathétique adressée à Simon le DG de la police sortant faisait semblant d'ignorer tout de la gestion des services payés (SP). Or que dit le rapport? Pendant au moins les 14 mois concernés par l'enquête, il a perçu 22 millions, soit 1 571 428 FCFA par mois. Je ne sais pas ce que gagne un DG de la police mensuellement, mais un million et demi ne peut pas passé inaperçu même chez KANIS ou Kadafhi. Maintenant qu'on a pris les gros poulets OGM le bec dans le sac de maïs que va-t-il advenir? En 2011 on a chassé des poussins parce qu'ils piaulaient de colère et de faim. Que va-t-on faire des gros poulets OGM qui les affamaient et qui ont lâchement refusé de s'assumer? Je demande à Simon qui ne décolérait pas devant le petit poulets. Que vas-tu faire de gros poulets OGM, gourmands et lâches puisque lors de la restitution du rapport, seuls trois gros poulets OGM ont osé ouvrir le bec, les autres sont restés motus et becs fermés. "venez nous sauvez wooo, PNDES va nous tuer wooo" "Venez nous sauver wooo, voleurs va nous tuer wooo"!
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-3 #1 Fulbert 18-05-2017 08:44
Le ministre d'Etat est un homme d'action confirmé. Tout le monde reconnaît cela même ses adversaires. Pour un homme d'Etat digne de ce nom, il faut savoir agir avec sagesse et sans précipitation quand c'est nécessaire. C’est ce qu'a fait le ministre d'Etat Simon Compaoré suite à la contestation de policiers. Le ministre n'a pas cédé à la pression car, il avait dit aux policiers frondeurs qu'il a instruit un inventaire des services payés de la police sur l'ensemble des 13 régions du Burkina et attend le rapport circonstancié avant toute prise de décision. Le ministre a opté pour une démarche rationnelle qui passe par l'examen des préoccupations de la police à travers une commission interministérie lle dont font parties les ministères des finances et de la sécurité, la police(UNAPOL) pour des solutions équitables à la problématique des services payés et d'autres points de doléances de la police. Un compromis était en perspective sur ces différentes questions et les détails attendus à la fin des travaux de la commission interministérie lle sont disponibles depuis le 17 mai 2017. Il faut arriver à bannir chez nos dirigeants les comportements égocentriques qui consistent à ne faire aucune concession et à imposer contre vents et marées leurs opinions et décisions, même si cela doit nuire à la cohésion sociale. Simon Compaoré vient ainsi de donner un bel exemple d’humilité et de sagesse en optant pour le compromis dans l’intérêt général. Le rapport présenté en conseil des ministres du mercredi 17 mai 2017 contient de bonnes orientations pour la bonne gouvernance dans la police pour que les services payés profitent à l’ensemble des policiers. Les décrets d’application de cette nouvelle règlementation des services payés de la police seront pris en conseil des ministres ultérieurement.
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