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Collectif pour un peuple uni : Critiques acerbes contre l'ASCE et la Justice

Les animateurs de la rencontre avec au centre le président du CPPU, Abdallah Bafa Ben Azise Ouattara Les animateurs de la rencontre avec au centre le président du CPPU, Abdallah Bafa Ben Azise Ouattara

"Les autorités ont vraisemblablement perdu le nord. Par leur laxisme, leur manque de volonté, le favoritisme et le copinage, les institutions sont dans la déliquescence et cela exige des réformes urgentes". C'est ce qui est ressorti de la conférence de presse animée le 16 juin 2017 par le collectif pour un peuple uni alors que se tenait une rencontre entre les OSC et les autorités au sujet de la mise en œuvre du PNDES.

 

Le collectif pour un peuple uni (CPPU), dirigé par Abdallah Bafa Azise Ouattara, se définit comme une organisation de la société civile qui "dit la vérité sans complaisance" contre la "dérive" des dirigeants actuels. C'est pourquoi, selon ses responsables,  on ne veut pas les sentir en haut lieu. "Depuis que j'ai craché la vérité au Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, lors d'une rencontre entre lui et les OSC, on ne nous convie plus aux rencontres officielles. Nous sommes frappés d'ostracisme. La preuve, c'est vous qui m'apprenez qu'aujourd'hui il y a une rencontre entre les OSC et le PM dans la matinée, et ensuite avec le chef de l'Etat dans l'après-midi. Nous n'y avons pas été conviés, ce qui nous fait penser qu'on a invité des gens qui diront ce qu'elles (ndlr les autorités) voudraient entendre. Si j'avais l'occasion de rencontrer le président du Faso, je lui dirai droit dans les yeux que le peuple a faim, les gens n'arrivent plus à joindre les deux bouts donc de revoir rapidement sa copie". C'est en ces termes que le président du CPPU a réagi à la tenue le 16 juin de la deuxième session du cadre de concertation et de dialogue entre l'Etat et les OSC sous le thème : Cohésion sociale et mise en œuvre du PNDES, quelle contribution des OSC?". Après ce coup de gueule, il a commencé à  livrer sa déclaration liminaire aux journalistes par cette charge : "Les autorités ont vraisemblablement perdu le nord. Par leur laxisme, leur manque de volonté, le favoritisme et le copinage, les institutions sont dans la déliquescence et cela exige des réformes urgentes". Deux institutions sont particulièrement pointées du doigt : d'abord l'Autorité supérieure de contrôle d'Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) dont le travail d'ensemble est bien apprécié par les conférenciers mais pas le contrôleur général, Luc Marius Ibriga, lesquels l'accusent d'être un affidé de la Transition aujourd'hui téléguidé par le pouvoir. C'est pourquoi les conférenciers demandent qu'il soit remplacé par une personne au-dessus de tout soupçon ; la justice, la deuxième institution visée, est selon le président de ce collectif, en totale rupture avec les justiciables. " On n'a pas besoin d’être sorti d'une grande école pour se rendre compte qu'il y a une justice à double vitesse : les plus forts bénéficient d'une impunité alors que les plus faibles sont traqués. Autant les magistrats peuvent s'autosaisir d'un dossier, autant ils doivent s'occuper des dossiers pendants", a-t-il relevé. Dans la même veine, le CPPU demande que des restructurations profondes s'opèrent tant dans sa composition que dans son fonctionnement.

 

De la révision du code électoral

 

Pour cette OSC, la révision du code électoral tel que le veulent les autorités actuelles est inopportune et démontre à suffisance qu'elles n'ont pas compris le sens profond de l'insurrection. "L'amnésie des autorités actuelles est encore plus saisissante avec la décision en Conseil des ministres d'acheter de nouveaux véhicules alors que la priorité est de travailler à une relance économique", a regretté Azise Ouattara avant d'interpeler "la jeunesse, divisée par des querelles intestines provoquées par une classe politique qui ne peut plus rien apporter",  à lutter pour que "ces politicards" ne s'éternisent pas au  pouvoir.

Au sujet du foisonnement des OSC, dont la dernière-née est le réseau Dignité, qui promet d'assainir le milieu, le président du CPPU est sans concession : "C'est déplorable que des fils et filles de ce pays s'engagent dans cette voie de la division. Ils ont été créés pour monter les jeunes les uns contre les autres. Ceux qui les ont créés ont un seul objectif : pérenniser leur pouvoir. La dignité se caractérise par un  dépassement de soi, un  don de soi, or il n'est rien de tout cela".

 

Abdou Karim Sawadogo

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